LA GRAND CROIX DU CONDOR DES ANDES, SYMBOLE DE L’AMITIE ENTRE LA BOLIVIE ET L’ONU, DECERNEE AU SECRETAIRE GENERAL

SG/SM/9010
19 novembre 2003

LA GRAND CROIX DU CONDOR DES ANDES, SYMBOLE DE L’AMITIE ENTRE LA BOLIVIE ET L’ONU, DECERNEE AU SECRETAIRE GENERAL

19/11/2003
Communiqué de presse
SG/SM/9010


La Grand Croix du condor des Andes, symbole de l’amitie entre la Bolivie et l’ONU, decernée au Secretaire general


On trouvera ci-après l’allocution prononcée par le Secrétaire général, Kofi Annan, lors de la cérémonie de remise de la Grand Croix du condor des Andes à La Paz (Bolivie), le 13 novembre:


Vous venez de prononcer des paroles très aimables à mon égard, M. le Ministre, et vous me faites un grand honneur en me décernant cette décoration.  Je sais que c’est un signe de l’estime que le peuple bolivien porte à l’Organisation des Nations Unies.


Je viens de faire une visite passionnante dans plusieurs pays des Andes. J’en ai tiré une impression de saisissement, devant la puissance de la nature et le potentiel de l’homme.  J’ai à nouveau ressenti ce saisissement hier, lorsque j’ai aperçu pour la première fois l’inoubliable ville de La Paz, dont les immeubles et les maisons parsèment les hauteurs des Andes comme des millions de coquillages et de galets sur le sable d’une plage.


Ma visite dans la région m’a également beaucoup appris sur les problèmes que vous connaissez et sur l’esprit de votre peuple.  Pendant le trajet en voiture à partir d’El Alto, j’ai vu la population diverse de cette ville passionnée, récemment troublée par l’agitation, et j’ai vu ses habitants vaquant à leurs occupations quotidiennes et comme d’autres dans le monde entier, cherchant à subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille, en priant pour des lendemains meilleurs et en espérant que les divisions et les conflits seront remplacés par l’harmonie et la paix.


Nous devons être à la hauteur de ces espérances.  Nous devons tout faire pour établir la démocratie, lutter contre la pauvreté et veiller au respect de la diversité et des droits de l’homme.  Ce sont des défis difficiles, mais ce sont des défis que nous devons relever.  Je suis de nature optimiste et je suis convaincu qu’ensemble, nous pouvons le faire.


Pendant mon voyage, j’ai repensé à la fameuse chanson andine «El Condor Pasa», chanson que j’ai entendue pour la première fois dans ma jeunesse.  Le condor est l’oiseau national de votre pays, la Bolivie, et il a donné son nom à la décoration que vous me décernez aujourd’hui.


J’attacherai donc toujours une grande valeur à cette décoration, symbole de l’amitié entre la Bolivie et l’ONU, qui me rappellera le peuple chaleureux et remarquable de Bolivie, sa créativité et sa diversité, ses épreuves et ses vicissitudes, ses espoirs et ses rêves.  Et ainsi, j’aurai envie de revenir.  Comme le disent les paroles de «El Condor Pasa»: «Oh puissant condor, maître des cieux, ramène-moi chez moi, dans les hauteurs des Andes».


Muchas gracias, amigos.

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