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ENV/DEV/J/676
29 août 2002

LES INSTITUTIONS DE L’ONU ET LES AUTRES ENTITES NON ETATIQUES APPELLENT LE SOMMET DE JOHANNESBURG A PASSER A L’ACTION

29/08/2002
Communiqué de presse
ENV/DEV/J/676


                                    ENV/DEV/J/676

                              29 août 2002


LES INSTITUTIONS DE L’ONU ET LES AUTRES ENTITES NON ETATIQUES APPELLENT LE SOMMET DE JOHANNESBURG A PASSER A L’ACTION


JOHANNESBURG, le 29 août -- L’investissement dans l’avenir de la planète est une démarche logique, du point de vue économique, en ce sens que les coûts de reconstruction après une catastrophe sont toujours plus élevés que les coûts de sa prévention, a déclaré, cet après-midi, la Directrice de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).  Les efforts des entités non étatiques qui participent aux travaux du Sommet mondial pour le développement durable de Johannesburg visent à faire pression sur les gouvernements afin que ceux-ci résolvent, une fois pour toutes, les problèmes de la pauvreté, de la dégradation de l’environnement et de la surconsommation qui n’ont cessé de s’aggraver depuis le Sommet de Rio, en 1992. 


Le lien entre démocratie, état de droit et développement, a été établi par la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.  Par l’établissement d’une structure participative, de cadres normatifs et d’obligations que ce lien suppose, c’est, pour la Haut-Commissaire, le seul moyen de contraindre les gouvernements et leurs partenaires de la société civile à respecter les préceptes du développement durable.  A travers, la Nouvelle Initiative pour le développement de l’Afrique (NEPAD), l’Afrique s’est engagée à prendre en main son destin en éliminant la pauvreté et en oeuvrant pour le développement durable, a souligné l’Union africaine.


L’idée de créer un mécanisme de gouvernance mondiale en matière d’environnement a été réitérée par le Président du Conseil d’administration du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).  Le monde, a déclaré, le Président de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, s’est suffisamment laisser distraire par la création de mécanismes institutionnels alors que l’objectif premier est de résoudre un problème planétaire, à savoir l’élimination de la pauvreté et la protection de l’environnement, a déclaré le Président. 


L’idée du PNUE s’est également heurtée à l’opposition du Président du «Business Action for Sustainable Development».  Ce dernier a préféré poser les conditions d’un partenariat réussi avec son groupe et a cité, au premier chef, la bonne gestion des affaires publiques et l’existence d’une réglementation commerciale claire.  Les besoins en matière de renforcement des capacités humaines et institutionnelles, en particulier dans les domaines scientifiques, techniques et technologiques, ainsi qu’en matière d’aide publique, d’investissements, d’allègement de la dette, d’accès aux marchés ou encore de règlements des conflits armés ont été mis en exergue dans nombre d’interventions.


Le développement durable va bien au-delà de l’économie, de l’environnement, du développement.  C’est une croisade pour un monde sain et juste qui requiert des partenariats forts entre gouvernements, organisations internationales et société civile, a estimé le Vice-Président de la Banque mondiale. 


Le représentant d’Israël et l’Observateur de l’Autorité palestinienne ont exercé leur droit de réponse après les interventions faites par le Haut Représentant de l’ONU pour les PMA et les représentants des entités non étatiques suivantes: Organisation internationale du Travail (OIT), Organisation météorologique mondiale (OMM), Fonds pour l’environnement mondial (FEM), Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Organisation mondiale du tourisme, Académie des sciences du Tiers-monde, Organisation internationale de la Francophonie, Centre de l’Union nationale norvégienne, Conseil de l’Europe, Organisation maritime internationale (OMI), Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Conseil consultatif des autorités locales des Nations Unies, International Center for Genetic Engineering and Biotechnology, Fonds de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), International Association of Economic and Social Council and Similar Institutions (IAESCSI), Réseau autochtone de l’environnement, Groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, Cour permanente d’arbitrage, Organisation hydrographique internationale, Commission économique européenne (CEE), «Les femmes en Europe pour un futur commun» et Programme de coopération sur l’environnement pour l’Asie du Sud.


Demain, vendredi 30 août à 10 heures, le Sommet de Johannesburg entendra d’autres entités non étatiques. 


REUNIONS ORGANISEES EN PARTENARIAT


Déclarations


Mme MARY ROBINSON, Haut Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies, a rappelé que Rio a été un jalon dans le domaine du développement durable dans la mesure où elle a permis d’ajouter la dimension environnementale au développement économique et social.  Soulignant le caractère inaliénable du droit au développement, Mme Robinson a défendu une approche du développement basée sur les droits de l’homme qui est déjà intégrée dans les programmes de développement mis en œuvre par les institutions de Bretton Woods.  Elle a plaidé en faveur d’une reconnaissance des droits des plus pauvres et mis l’accent sur le renforcement de l’état de droit.  Il n’y a pas de développement durable possible sans droits de l’homme, a-t-elle observé, et l’approche droits de l’homme peut constituer une valeur ajoutée considérable pour le développement durable.  Mme Robinson a insisté sur le respect dans le contexte du développement durable du droit à la santé, à l’éducation et du droit à un environnement sain pour les populations les plus pauvres.  Elle s’est félicitée que les stratégies de réduction de la pauvreté créent des obligations juridiques pour les gouvernements, notamment, en matière de bonne gouvernance, de droits de l’homme, de droit à la santé, à l’assainissement et à l’alimentation.  Elle a expliqué que dans ce cadre, une des contributions du Bureau de la Haut-Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme pourrait être son assistance au renforcement des capacités dans les pays en développement en matière de droits de l’homme au service du développement durable.  Il importe de replacer les individus au centre des préoccupations du développement durable, a-t-elle dit, avant d’insister sur la notion de droit à l’environnement qui, dix ans après Rio, est perçu comme un droit de l’homme. 


M. DAVID ANDERSON, Président du Conseil d’administration du Programme des Nations Unies pour l’environnement, a rappelé que trente années se sont écoulées depuis que les Nations Unies ont reconnu l’importance d’un environnement sain pour la qualité de la vie dans le monde.  Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) est aujourd’hui le porte-parole de la science au service de la qualité de notre environnement et sa voix résonne à travers son troisième rapport sur l’avenir de l’environnement mondial qui décrit les défis à relever pour assurer à notre planète un avenir prospère.  Le PNUE a évolué au cours de son histoire notamment à travers le développement d’une approche plus intégrée qui se traduit par un appui soutenu aux efforts déployés aux niveaux national et régional.  Le PNUE travaille de concert avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) mais aussi avec le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) et le secteur privé.  Il faut à présent prendre des mesures pour que l’environnement figure au centre des négociations sur le développement durable.  La gouvernance internationale est aujourd’hui essentielle pour atteindre les objectifs fixés et réduire l’incidence de la dégradation de l’environnement sur les modes de vie.


Mme GRO H. BRUNDLAND, Directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a souligné que l’investissement dans l’avenir de la planète est une démarche logique du point de vue économique puisque les coûts de réhabilitation sont toujours plus importants que les coûts de la prévention.   Elle a, en conséquence, déploré que le monde continue d’hésiter à faire du développement durable une priorité alors même que la crise en Afrique australe vient, à point nommé, démontrer les conséquences du manque d’investissements dans le bien-être des peuples.  Mme Brundland s’est félicitée du consensus qui s’est fait jour sur la lutte contre le VIH/sida et de la reconnaissance du fait que des maladies pourraient, dans les années à venir, être attribuables à la dégradation de l’environnement.  Les objectifs sont contenus dans la Déclaration du Millénaire. 

Il faut maintenant passer à l’action, a-t-elle dit en précisant que l’OMS met en place une alliance pour venir en aide aux enfants, au niveau local et mondial, en collaboration avec ses partenaires.  L’action conjointe et le consensus sont les seuls moyens d’atteindre les objectifs de l’élimination de la pauvreté et du développement durable, a-t-elle conclu.


M. MARK MOODY STUART, Président du Business Action for Sustainable Development, a expliqué que le monde des affaires est disposé à travailler en partenariat avec les gouvernements et les autres parties prenantes telles que les organisations non gouvernementales, les syndicats et la société civile.  Toutefois, il a émis quelques conditionnalités préalables au succès des partenariats telles que la bonne gestion des affaires publiques, une réglementation claire régissant les activités du monde des affaires et une participation effective des différentes composantes de la société civile.  Il a plaidé pour une bonne gouvernance nationale qui est d’ailleurs une des dispositions contenues dans le NEPAD et constitue une des mesures de nature à encourager l’investissement étranger direct mais aussi la mobilisation de l’épargne nationale.  Le monde des affaires attache également une importance à la place qu’occupent les petites et moyennes entreprises dans le processus de développement durable et soutient l’accès des produits des pays en développement aux marchés des pays développés.  Abordant les priorités définies par le Secrétaire général dans le contexte du développement durable, M. Stuart a estimé que dans les domaines de l’eau et de l’énergie, le monde des affaires ne pouvait pas tout entreprendre seul, d’où l’importance de créer des partenariats, notamment, dans le domaine des énergies renouvelables, de l’équipement des exploitations agricoles, ou encore dans l’amélioration des infrastructures de transports. 


M. JUAN SOMAVIA, Directeur général de l’Organisation internationale du Travail (OIT), a estimé que le changement des modes de production et de consommation non durables et le développement de technologies respectueuses de l’environnement supposent une refonte du système économique mondial, en particulier en matière fiscale.  Même si les défis sont lourds à relever, il existe à l’heure actuelle d’énormes potentialités en terme de percées technologiques, d’investissements, d’égalité entre les sexes et d’amélioration des conditions de travail.  Cela suppose cependant une croissance soutenue afin que la transition technologique vers la durabilité devienne possible.  L’Organisation internationale du Travail est en faveur du partage des expériences.  Une des conditions du développement durable est la possibilité d’offrir aux travailleurs des conditions de travail qui reposent sur les principes de liberté et d’égalité.  M. Somavia s’est félicité à cet égard de la reconnaissance de ces prérequisités dans le Plan d’action.  Les formes actuelles de mondialisation, a-t-il poursuivi, éloignent plutôt qu’elles ne rapprochent les positions sociales éloignées.  C’est pourquoi les perspectives sociales, économiques et écologiques supposent une vision intégrée fondée sur l’équité des systèmes financiers internationaux.  Les initiatives en matière de développement durable doivent reposer sur des ambitions convergentes. 


M. MARCEL A. BOISARD, Directeur exécutif de l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR), a souligné que le développement durable est la responsabilité de tous et de chacun.  Attirant l’attention sur les travaux de l’UNITAR, il a estimé que les activités de formation et de renforcement des capacités revêtent toutes leur importance puisqu’elles visent aujourd’hui à mettre en place, dans les pays concernés, des institutions propres à améliorer la gestion et la gouvernance du développement durable.  Les directives concernant les initiatives de type 2 conviennent parfaitement à l’UNITAR dont le souci est, d’une part, l’action concrète et d’autre part, la recherche constante de coopération avec d’autres institutions.  L’UNITAR a préparé à l’occasion du Sommet plusieurs initiatives dont trois programmes de partenariats touchant le renforcement des capacités pour une urbanisation durable, la mise au point d’un système organisé de classification et d’étiquetage de produits chimiques, et l’établissement de système d’informations environnementaux en Afrique.  Pour l’avenir, l’UNITAR s’est fixé trois objectifs, à savoir évaluer les besoins dans les pays en développement et les résultats de ses programmes, et transformer ces derniers en un creuset d’apprentissage et de connaissances à travers l’action.


M. GODWIN O. OBASI, Secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), a estimé que le bilan de la mise en œuvre d’Action 21 est regrettable dans son ensemble puisque les principaux objectifs n’ont pas été atteints.  L’environnement continue d’être détérioré et le nombre de catastrophes naturelles a doublé en dix ans tandis que les gaz à effets de serre continuent d’augmenter et ont une incidence sur les changements climatiques.  Face à cette situation, l’OMM dispose d’un réseau de surveillance unique au monde grâce à plus de 10 000 observatoires et à près de 1 000 stations terriennes qui fournissent des informations qui permettent d’assurer un système d’alerte dans le domaine des catastrophes naturelles et de la désertification.  Les prévisions météorologiques grâce aux installations de l’OMM servent dans différents domaines tels que la gestion des exploitations agricoles, la lutte contre la désertification et la préservation de la biodiversité.  Toutefois, afin d’étendre la portée de ces dispositifs grâce aux transferts de technologies et au renforcement des capacités dans les pays en développement, M. Obasi a estimé qu’il fallait mettre au point des mécanismes de financement en partenariats intersectoriels. 


M. M.R. EL ASHRY, Président du Fonds pour l’environnement mondial, a déclaré que les résultats obtenus en matière de développement durable depuis dix ans ne sont pas satisfaisants.  Depuis le Sommet de Rio, le Fonds pour l’environnement mondial a été la source d’investissements la plus importante en matière de sauvegarde de l’environnement mondial.  Il a permis, notamment, de fournir près de 4,2 milliards de dollars sous forme de prêts.  Il s’agit d’un catalyseur permettant, entre autres, de procéder à des transferts de technologies.  Le Fonds travaille étroitement avec des organisations non gouvernementales (ONG) afin d’examiner les questions complexes et dégager des solutions pratiques.  Nous avons participé à l’amélioration de plus de la moitié des parcs et des zones protégées de la planète.  Le travail avec des petites et moyennes entreprises a permis de fournir à certaines d’entre elles l’équivalent de 6 milliards de dollars en sources d’énergies propres.  Enfin, le représentant s’est félicité que le 7 août dernier, les nations donatrices aient engagé plus de 3 milliards de dollars dans les activités du Fonds, somme qui permettra l’approfondissement des connaissances dans deux domaines, ceux de la désertification et des polluants organiques persistants. 


Mme ANNE PETITPIERRE, Vice-Présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), a déclaré que la guerre est peut-être le contraire même du développement car elle s’accompagne inévitablement d’un effet destructeur immédiat en cas de perte de vies humaines ou durable lorsqu’elle se manifeste par des déplacements de population ou de destruction de terres arables.  Elle a appelé les parties au conflit à faire la distinction entre les civils et les combattants et entre les biens civils –hôpitaux, lieux culturels et religieux ou zones agricoles- et les infrastructures militaires.  Elle a rappelé que le droit international humanitaire interdit l’utilisation d’armes comme les mines antipersonnel pouvant affecter l’environnement naturel.  Le choix des méthodes et des moyens de guerre ne peut se faire sans considérer l’impact à long terme.  Le CICR, a-t-elle rappelé, a proposé des directives sur la protection de l’environnement et a accordé une attention particulière aux dispositions concernant la protection de l’environnement en cas de conflit armé que l’Assemblée a adoptées en 1994.  Les règles ne manquent, seul manque leur respect.  Il faut donc les diffuser, les appliquer et les faire appliquer.  C’est un engament qu’il faut réaffirmer ici, a souhaité la Vice-Présidente du CICR.


M. IAN JOHNSON, Vice-Président de la Banque mondiale, a insisté sur les défis qui se poseront en matière de développement durable dans les prochaines années, en particulier la pauvreté extrême qui frappe des centaines de millions de personnes dans le monde en développement.  Il a expliqué que la relance du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) a permis à la Banque mondiale de lier l’environnement au développement, ajoutant que l’objectif de la Banque d’ici à 2015 est de promouvoir un développement durable responsable.  Toutefois, il faut aller au-delà de 2015 car la pauvreté n’aura pas été éradiquée d’ici là, a observé M. Johnson, estimant qu’une croissance économique soutenue est nécessaire dans les pays en développement au cours des 50 prochaines années pour parvenir aux objectifs de développement du Millénaire.  Il a souligné l’importance pour les gouvernements de mettre en œuvre des programmes de protection de l’environnement, de bonne gouvernance, de mise en place de politiques publiques adaptées aux besoins des plus vulnérables.  Il a plaidé en faveur de changements dans les modes de production et de consommation et en faveur d’un accès des laissés-pour-compte dans le cycle de développement.  La Banque mondiale est favorable à un processus de développement durable basé sur la justice sociale et environnementale et les dirigeants de la planète doivent saisir l’occasion de ce Sommet pour réaffirmer leur soutien aux objectifs de développement du Millénaire et à la mise en œuvre de partenariats. 


M. FRANSESCO FRANGIALLI, Secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme, a rappelé que le tourisme contribue de manière décisive à la création de richesses.  L’essor du tourisme constitue l’un des phénomènes les plus remarquables de notre époque.  Il a généré l’année dernière près de 462 milliards de dollars de recettes et la tendance va se poursuivre.  La question qui se pose alors est celle de savoir comment il est possible d’utiliser efficacement les possibilités qu’offre le tourisme pour lutter contre la pauvreté.  Le tourisme est un secteur qui emploie une main-d’œuvre importante et offre des débouchés considérables à l’agriculture, l’artisanat et à l’industrie du bâtiment ainsi que de nombreuses devises convertibles.  Le tourisme international a tout à gagner de la libéralisation complète des échanges de services, laquelle doit néanmoins s’inscrire dans une logique de développement durable.  En cette année internationale de l’écotourisme, le représentant a lancé un appel pour que le tourisme soit reconnu comme un facteur du développement durable.


M. M. HASSAN, Directeur exécutif de l’Académie des sciences du Tiers-monde, a estimé que la mise en place des capacités scientifiques et technologiques dans tous les pays représente la condition sine qua non de la transition au développement durable.  Un manque de compétence en la matière exige le lancement de programmes de formation à tous les niveaux en tirant pleinement profit des nouvelles technologies de l’information et des communications TIFC.  Etant donné les différences de capacités entre les pays et les régions, des stratégies doivent être mises en place pour s’adapter aux demandes des différents demandeurs.  Le Directeur exécutif a plaidé pour une plus grande mobilisation des scientifiques et des techniciens afin de renforcer les échanges d’information et de compétences.  Le Directeur exécutif a appelé à des investissements accrus dans les universités et les institutions de recherche pour créer des centres d’excellence à des apports financiers dans les programmes d’éducation et de formation des femmes à des campagnes au sein de la communauté scientifique et technique pour qu’elles s’intéressent davantage aux connaissances traditionnelles au renforcement des programmes de coopération Sud-Sud et Nord-Sud et à une meilleure intégration des connaissances scientifiques dans les sciences sociales et économiques pour faciliter les stratégies intégrées.


M. AMARA ESSY, Président par intérim de la Commission de l’Union africaine, a rappelé que depuis Rio en 1992, nombre de pays africains ont mis en oeuvre des cadres législatifs et réglementaires dans le domaine de la protection de l’environnement et se sont portés partie à de nombreuses conventions relatives à la lutte contre la désertification et à la gestion des changements climatiques.  Il a regretté que la santé, l’éducation et l’environnement demeurent des préoccupations pour le continent africain en dépit des mesures déjà prises, soulignant que si le nombre de filles scolarisées augmente, leur accès à l’éducation reste encore déficitaire.  Qui plus est, seuls 58% des Africains ont accès à l’eau potable et 200 millions de personnes sont sous-alimentées tandis que 65% des terres agricoles sont affectées par la détérioration des sols, rendant ainsi très précaire la sécurité alimentaire.  Par surcroît, le taux de croissance moyen du continent est de 2% alors que pour parvenir à réduire de moitié la pauvreté d’ici à 2015, les estimations de croissance sont de l’ordre de 7%, a regretté M. Essy qui a souligné les conséquences désastreuses des guerres et des troubles civils pour le développement durable.  Il a mentionné la création de l’Union africaine le 9 juillet 2002 qui, avec la création du NEPAD en juillet 2001 à Lusaka, traduit une ferme volonté des gouvernements africains d’intervenir dans les domaines prioritaires du développement tels que la santé, l’éducation, l’environnement et le commerce.  Il est temps de remédier à la dégradation de l’environnement mondial et à ses conséquences sociales et économiques, a-t-il ajouté, et il importe que Johannesburg soit l’occasion d’adopter des mesures réalistes en matière de lutte contre la pauvreté, qui soient conformes aux principales conclusions des réunions de Doha et de Monterrey. 


M. ANWARUL CHOWDHURY, Secrétaire général adjoint et Haut Représentant pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits Etats insulaires en développement, a déclaré que le défi majeur pour les groupes vulnérables de pays est celui de la réduction de la pauvreté.  A cette fin, il faut établir un couplage plus étroit avec les programmes en faveur des pays les moins avancés (PMA) et les programmes de développement.  Le développement durable demeure un rêve pour ces Etats qui ne tirent pas avantage du processus de mondialisation et ont des capacités limitées dans les domaines des ressources

humaines, des institutions et de la production.  Le représentant a indiqué que le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) représente une chance exceptionnelle de renforcer les chances de développement des PMA.  Alors que ces derniers ont à relever le défi de la pauvreté, les petits Etats insulaires en développement rencontrent des contraintes dues à l’éloignement des marchés et à la montée des mers provoquée par le réchauffement de la planète, a-t-il indiqué, soulignant la nécessité, pour les pauvres, de tirer parti du développement durable.


M. LANSANA KOUYATE, Représentant personnel du Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a déclaré qu’à ce stade, l’échec n’est pas une issue envisageable.  La Francophonie, a-t-il indiqué, s’est dotée dès 1991 d’un plan d’action en matière d’environnement.  Les Etats et gouvernements ont effectué un travail de concertation en vue de dégager les principes et les modalités d’une action commune en matière de développement durable.  Cette concertation a permis l’adoption d’un texte de contribution au Sommet des Etats et gouvernements francophones.  Cette contribution met l’accent sur le renforcement de la gouvernance, le lien entre démocratie et développement, le respect de la diversité culturelle et  la prise en compte des besoins des femmes.  Ce qui caractérise cet effort commun, c’est la volonté de faire du Sommet sur le développement durable un succès pour tous les peuples.  Les différences peuvent être surmontées entre acteurs évoluant à des niveaux de développement très diversifiés.  La solidarité peut se concrétiser entre le Nord et le Sud et ce, dans le respect de ce qui fait la spécificité de chaque peuple.


M. TRINE LISE SUNDNESS, Représentante du Centre de l’Union nationale norvégienne, au nom de la Confédération nationale des syndicats libres, a déclaré que plus de 2 millions de personnes meurent chaque année en raison d’accidents du travail ou des conséquences de maladies contractées au travail, tandis que 270 millions de travailleurs sont blessés chaque année en raison de modes de production non durables.  Le mouvement syndical est fermement convaincu qu’un poste de travail durable couvre à la fois des dimensions économiques, sociales et écologiques, a-t-elle dit, regrettant que la dimension sociale ait été laissée de côté, ces dernières années, notamment, par le monde des affaires.  Mme Sundness a mis en avant les compétences des syndicats qui peuvent être valorisées dans le cadre de partenariats entre les secteurs public et privé.  Elle a plaidé pour des partenariats fondés sur les valeurs syndicales dans certains domaines clefs tels que le droit du travail afin que le développement durable et les partenariats mis en œuvre ne soient pas envisagés uniquement sous le prisme du profit au bénéfice du monde des affaires. 


Mme GABRIELLA BATTAINI-DRAGONI, Directrice générale du Conseil de l’Europe, a réaffirmé le lien qui existe entre les droits de l’homme et le développement durable et a salué la tenue de ce Sommet tout en réaffirmant l’engagement du Conseil de l’Europe pour la réalisation des principes convenus à Rio.  Depuis 1992, le Conseil de l’Europe travaille en faveur du développement durable par l’application régionale des conventions relatives à la protection de l’environnement.  L’Assemblée parlementaire travaille à mieux faire comprendre l’importance de ces questions, en particulier la nécessité de ratifier le Protocole de Kyoto qui a été signé par 35 des 44 Etats membres du Conseil de l’Europe.  Ce dernier participe également à la création de villes dites durables par le biais d’un partenariat avec les collectivités locales.  Afin d’approfondir ce processus, le Conseil de l’Europe est prêt à travailler avec des organisations régionales et la communauté internationale sur la base de la coopération avec la société civile. 


M. KOJI SEKIMIZU, Directeur de la Division du milieu marin de l’Organisation maritime internationale (OMI), a souligné que le développement durable dépend d’infrastructures de transport fiables.  C’est, pour lui, la base d’une nouvelle économie qui pourrait permettre une répartition plus équitable de la mondialisation.  Il est, en conséquence, indispensable que les navires soient gérés de manière rationnelle.  L’OMI, a-t-il indiqué, vient d’adopter trois protocoles et trois amendements aux textes existants concernant la pollution de l’air, le déversement des déchets en mer, les régimes de compensation en cas de catastrophes maritimes, et la structure des navires pétroliers.  Faisant part des efforts de l’OMI pour garantir la diversité biologique dans les océans, le représentant a souhaité l’adoption d’un texte international en la matière.  Il a conclu sur les accords de partenariats que son Organisation a signés concernant notamment une autoroute maritime dans le détroit de Singapour pour protéger les mers de l’Asie du Sud-Est ou encore le projet de protection des écosystèmes côtiers et marins en Afrique sub-saharienne.


M. J. MANUEL SUAREZ DE TORO, Président de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, a indiqué que 2 milliards de personnes ont été affectées depuis Rio par les catastrophes naturelles, et a ajouté qu’en dépit de l’accroissement des denrées alimentaires à l’échelle mondiale et une amélioration dans la recherche scientifique, 13 millions de personnes meurent chaque année de maladies préventives tandis que la malnutrition menace près de 800 millions d’êtres humains.  Les plus vulnérables sont de plus en plus vulnérables et il est grand temps de commencer à traiter certaines questions prioritaires telles que l’anticipation des catastrophes naturelles et la lutte contre la progression de la pandémie du VIH/sida qui ont des conséquences désastreuses sur le développement durable.  Il a plaidé en faveur d’actions de sensibilisation et de mesures visant à traiter les causes sous-jacentes des catastrophes naturelles et de la pandémie du VIH/sida dans les stratégies de développement durable.  40 millions de personnes vivent chaque jour avec le VIH/sida et l’impact du virus est encore plus important pour l’Afrique qui est déjà frappée par d’autres épidémies, par la sécheresse et les conflits.  Il a exhorté les participants au Sommet de Johannesburg à placer l’individu au cœur des partenariats au service du développement durable afin de réduire la vulnérabilité des plus faibles et ce en mettant par exemple en œuvre des stratégies participatives au sein des communautés locales. 


M. JOAN CLOS I MATHEU, Président du Conseil consultatif des autorités locales des Nations Unies, a fait remarquer que les villes et les autorités locales ont apporté des réponses aux défis posés à Rio en ce qui concerne la mise en oeuvre de mesures concrètes.  Cependant, les autorités locales en général et, en particulier, celles des pays les plus pauvres doivent bénéficier d’un poids politique important pour pouvoir s’acquitter de leur mandat car elles représentent le premier maillon de la chaîne vers lequel les personnes se tournent.  Elles ne disposent malheureusement souvent pas des moyens nécessaires pour faire face aux besoins des citoyens.  C’est pourquoi il faut renforcer leur capacité à apporter des réponses, notamment en ce qui concerne la contamination de l’air des grandes métropoles et engager les industries sur la voie de la promotion de mesures qui favoriseront une mobilité durable des transports publics aux niveaux national et international.  De même, il faut promouvoir un commerce plus équitable pour permettre aux communautés rurales de se développer et d’exporter leurs produits afin d’éviter l’exode rural.  


M. FALASCHI, Directeur général de l’International Center for Genetic Engineering and Biotechnology, a cru comprendre que le fil rouge du débat est l’idée que pour garantir un développement durable, il est nécessaire de veiller à ce que les pays en développement aient accès aux connaissances techniques et technologiques.  La biotechnologie, qui offre des solutions inespérées dans le domaine de la médecine et de l’économie, fait pourtant naître des questions éthiques relatives à la dignité humaine.  En conséquence, le Directeur général a jugé indispensable de renforcer la capacité des pays en développement dans le domaine scientifique et de créer un forum de discussions pour débattre de ces questions sensibles et pour assurer une diffusion la plus large possible des connaissances les plus pointues.  Depuis 1997, date de sa création, le Centre n’a cessé de lancer des programmes de formation en matière de biotechnologie et de fournir une assistance dans le domaine des technologies de pointe en la matière.  La mission du Centre est de renforcer les capacités.  Pour l’avenir, le Centre entend mener une étude de viabilité sur les maladies contagieuses et faciliter l’introduction des biotechnologies dans l’agriculture en Afrique. 


M. Y. SEYYID ABDULAI, Directeur général du Fonds de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), a expliqué que le Fonds de l’OPEP pour le développement international entend contribuer aux partenariats mis en œuvre dans le cadre d’Action 21, en particulier ceux concernant la lutte contre la pauvreté.  Soulignant l’intérêt de son organisation pour les programmes relatifs à la préservation de la biodiversité, à la maîtrise de l’énergie et aux changements dans les modes de production et de consommation, M. Abdulai a précisé que le Fonds de l’OPEP coopère avec d’autres Fonds de développement pour venir en appui aux stratégies de lutte contre la pauvreté dans 109 pays en développement au bénéfice de près de 2 milliards d’êtres humains.  Afin de tenir compte des objectifs de développement du millénaire qui doivent être atteints d’ici à 2015, il a mis en avant certaines mesures devant être prises rapidement par les pays en développement afin de résoudre les conflits, d’adopter des pratiques commerciales transparentes, d’assurer une gestion durable de leurs ressources naturelles et bonne gouvernance.  Pour leur part, les institutions de financement doivent assigner des ressources massives pour le développement et respecter l’objectif de 0,7% du PNB consacré à l’aide publique au développement.  Par ailleurs, pour M. Abdulain, la nécessaire libéralisation des échanges commerciaux suppose le renforcement des capacités des pays en développement pour les rendre plus compétitifs sur les marchés mondiaux 


M. LOUIS G. MAYILA, Président de l’international Association of Economic and Social Council and Similar Institutions (IAESCI), a réaffirmé la nécessité de renforcer la coopération entre l’institution qu’il représente et les Nations Unies et a précisé que la société civile organisée ne prétend pas détenir une vérité qui échapperait aux gouvernements mais veut faire entendre sa voix.  Dans le dialogue difficile entre gouvernants et gouvernés, la société civile peut affirmer sa voix sous la forme de la négociation et de la constitution partenariats.  Le représentant a lancé un appel pour la ratification des instruments juridiques pertinents qui ont fait le succès de Rio et la constitution d’un fonds mondial pour la protection de l’environnement. 


M. C. BASSET, Président de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, a indiqué que près d’un milliard de personnes vivant dans les terres arides sont potentiellement touchées par la désertification et qu’en dehors de ces terres, personne n’est à l’abri de la dégradation des terres.  Les solutions existent, a-t-il affirmé, en estimant possible de valoriser et de partager les connaissances pour soutenir les efforts des pays touchés.  Il faut intensifier les efforts afin de relever les défis de la pauvreté, de la sécheresse et de la dégradation des sols.  La Convention, selon le Président, incarne parfaitement les principes d’Action 21 et du développement durable.  Saluant l’examen des cinq domaines d’intervention identifiés par le Secrétaire général, le Président a estimé que la lutte contre la désertification est un élément essentiel qui permettra des progrès sur tous ces fronts.  Des défis importants sont à relever dans la mise en œuvre de la Convention, a-t-il admis, en estimant que le monde s’est laissé distraire par la création continue de mécanismes institutionnels en oubliant que l’objectif premier est de résoudre un problème planétaire, à savoir l’élimination de la pauvreté et la protection de l’environnement.  Il est temps de commencer à travailler pour atteindre les objectifs communs.  Des actions simples de lutte contre la désertification ont permis d’accroître les revenus, d’assurer la sécurité alimentaire et de réduire les tensions au sein des collectivités.  La lutte contre la désertification est prometteuse et pour réussir il faut un engagement politique, des synergies entre les conventions et entre les concepts de développement et de ressources naturelles, ainsi qu’une mobilisation renforcée des ressources financières. 


M. TOM GOLDTOOTH, Président du Réseau autochtone de l’environnement, a fait part d’une Déclaration adoptée à Kimberley, la semaine dernière, qui intègre quelques dispositions relatives aux droits des peuples autochtones.  La spirale croissante de détérioration de l’environnement interpelle les populations autochtones qui réaffirment ici leur volonté de voir mises en œuvre les recommandations relatives aux peuples autochtones contenues dans Action 21.  Il a revendiqué le droit des peuples autochtones à gérer leurs ressources en eau et leurs terres qui sont étroitement liées à leur survie.  M. Goldtooth a demandé le respect des droits des autochtones qui passe par des mesures de préservation de la biodiversité et des sites de cérémonies sacrées ainsi que la reconnaissance des droits de propriété intellectuelle collectifs des autochtones.  Il a condamné la militarisation forcée des terres autochtones, l’extraction pétrolière et l’utilisation de pesticides qui détériorent les écosystèmes où vivent les autochtones.  Il a exhorté les Nations Unies à tout mettre en œuvre pour protéger durablement les droits des autochtones dans le cadre des partenariats.  M. Goldtooth a demandé la convocation d’une conférence mondiale sur les droits des populations autochtones dans le contexte du processus de développement durable. 


M. JEAN-ROBERT GOULONGANA, Groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, a rappelé que son organisation regroupe 78 pays en développement, parmi lesquels 40 des 49 pays les moins avancés.  Un accord de partenariat avec l’Union européenne subséquent aux Accords de Lomé a récemment été signé en vue de l’adoption d’une nouvelle approche participative, qui associe des partenariats avec des acteurs non-étatiques.  Le groupe ACP demeure convaincu qu’il est possible d’assurer le développement durable si des mesures appropriées sont prises.  Une grande priorité doit être accordée aux changements climatiques et à la ratification du Protocole de Kyoto.  Il faut aussi s’attaquer aux causes profondes de la pauvreté.  Pour ce faire, la communauté internationale doit déployer des efforts accrus et augmenter son aide publique au développement.  Les négociations à caractère commercial doivent assurer le développement durable. 


M. DANE RATLIFF, Conseiller juridique de la Cour permanente d’arbitrage, a souligné qu’à l’exception du Tribunal international du droit de la mer, il existe trop peu d’institutions chargées de l’environnement que les Etats peuvent saisir.  Il a indiqué que la Cour a essayé de régler cette question en fournissant des règles de  procédures aux parties afin de faciliter l’accès à la justice et de combler les lacunes relatives aux compétences des tribunaux.  Ces règles a-t-il dit, sont la preuve que la Cour a les compétences institutionnelles nécessaires pour répondre aux 27 principes de la Déclaration de Rio.  Le Comite de rédaction des règles a offert les possibilités d’accès à la justice et au recours et aux voies de recours.  De plus, la Cour a décidé de mettre son Fonds d’assistance financière à la disposition des pays en développement.  Le Conseiller juridique a souligné la capacité de la Cour à conjuguer divers systèmes et cultures juridiques lui permettant d’affronter les problèmes de manière unifiée. 


M. NEIL GUY, Organisation hydrographique internationale, a expliqué que son organisation intervient dans le domaine de la protection des écosystèmes marin et dans la gestion de la navigation maritime notamment par la fourniture de données hydrographiques.  Les naufrages ont des conséquences durables sur l’environnement, a-t-il observé, et les enquêtes hydrographiques conduites par notre organisation permettent de déterminer les voies maritimes les plus sûres, de mieux gérer les écosystèmes côtiers et d’assurer la sécurité des zones maritimes.  L’Organisation s’intéresse en outre à l’habitat maritime et côtier, a-t-il expliqué, soulignant que près de 95% du commerce des États côtiers se fait via les ports maritimes, d’où l’importance de gérer les questions relatives à la sécurité et à la concurrence en matière de navigation maritime afin qu’elle ne se fasse pas au détriment de l’environnement.  Il a proposé au Sommet de Johannesburg de confier le volet coordination des activités hydrographiques à l’Organisation hydrographique internationale. 


Mme BRIGITTA SCHMOGNEROVA, Secrétaire exécutive de la Commission économique européenne, a rappelé que son organisation a un rôle majeur à jouer et une responsabilité à assumer, en prenant des mesures concrètes, dans le domaine de la mise en oeuvre des objectifs du développement durable.  Il s’agit en premier lieu d’éradiquer la pauvreté, de réaliser une gestion durable des ressources naturelles, d’améliorer la gouvernance et de financer le développement.  L’éradication de la pauvreté demeure l’objectif prioritaire et la condition du développement durable.  Cependant, elle suppose une meilleure compréhension des liens entre les politiques de développement durable et les politiques économiques.  La mondialisation doit être un processus qui fonctionne au service du développement durable.  Pour ce faire, il faut améliorer l’accès aux marchés et définir des lois internationales pour répondre aux défis mondiaux. 


Mme MUBORAK SHARIPOV, «Les femmes en Europe pour un futur commun», a présenté une pétition que son organisation souhaite présenter aux gouvernements présents à Johannesburg et au Secrétaire général du Sommet.  La pétition stipule que la paix est une condition préalable au développement.  La pétition, a-t-elle indiqué, a été élaborée par les femmes dans les situations de conflit et de terrorisme et a été signée par des femmes de toutes les régions du monde.  La représentante a dénoncé l’industrie de l’armement et les gouvernements qui les soutiennent.  Aucune cause, a-t-elle insisté, ne saurait justifier le terrorisme, les conflits armés ou la guerre.  Le règlement des conflits doit se faire de manière pacifique et se fonder sur la lutte contre la pauvreté et les modes de

développement non viables.  La représentante a souhaité que des fonds soient collectés pour renforcer le rôle des femmes dans la recherche de la paix.  Elle a poursuivi en demandant la traduction en justice des personnes responsables d’avoir déclenché des guerres, une implication plus avant des femmes dans la résolution des conflits et le respect de la résolution pertinente du Conseil de sécurité et l’application du Statut de Rome.  Elle a demandé que la paix, le désarmement et la démobilisation figurent dans la Déclaration qui sera adoptée à Johannesburg comme éléments fondamentaux du développement durable.


M. MAHBOOB ELAHI, Directeur général du Programme de coopération sur l’environnement pour l’Asie du Sud, a expliqué que son organisation est une structure intergouvernementale qui a été créée en 1982 par huit pays d’Asie du Sud, à savoir, le Pakistan, l’Inde, le Bangladesh, le Sri Lanka, les Maldives, l’Afghanistan, le Népal et le Bhoutan soucieux de protéger leurs écosystèmes marins.  Bien que le Bhutan, le Népal et l’Afghanistan n’aient pas d’accès à la mer, ces pays disposent toutefois de bassins versants placés sous l’observation du Programme de coopération en matière de protection des écosystèmes.  Grâce au soutien des bailleurs de fonds internationaux, le Programme a pu mettre en place des bases de données et des programmes de formation, notamment, sur la dégradation des récifs coralliens et la gestion en partage des mers de la sous-région.  Soucieux de s’attaquer aux questions de pauvreté, de dégradation des ressources naturelles et de chute des indicateurs socioéconomiques dans la région, le Programme de coopération sur l’environnement pour l’Asie du Sud est d’ores et déjà actif dans la mise en œuvre d’une douzaine de partenariats de type 2 avec les gouvernements, les instituts de recherche scientifiques et le PNUE. 


Droits de réponse


Le représentant d’Israël a réaffirmé l’importance de la coopération régionale en vue du développement durable mais a regretté que le terrorisme soit la source de nombreux obstacles.  Il a invité l’Autorité palestinienne à s’engager dans une dynamique positive et à revenir sur le chemin du dialogue pour parvenir à l’autodétermination du peuple palestinien.


L’observateur de la Palestine a rappelé la pratique de terrorisme de l’Etat d’Israël, dénoncé les crimes commis par l’armée de cet Etat et a indiqué qu’il est impossible d’engager un dialogue avec Israël lorsque son armée utilise des chars, des avions et des gaz empoisonnés contre le peuple palestinien. 


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