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DSG/SM/10
2 Juillet 1998

LA VICE-SECRETAIRE GENERALE DECLARE QUE LE MICROFINANCEMENT EST UN MOYEN DES PLUS EFFICACES D'AIDER LES GENS À SE PRENDRE EN CHARGE

2 juillet 1998


Communiqué de Presse
DSG/SM/10


LA VICE-SECRETAIRE GENERALE DECLARE QUE LE MICROFINANCEMENT EST UN MOYEN DES PLUS EFFICACES D'AIDER LES GENS À SE PRENDRE EN CHARGE

19980702 On trouvera ci-après le texte de la déclaration prononcée en ce jour par la Vice-Secrétaire générale, Mme Louise Fréchette, lors de l'ouverture de la cinquième réunion consultative du Groupe consultatif d'aide aux populations les plus pauvres.

C'est pour moi un véritable plaisir que d'ouvrir cette importante réunion de donateurs et d'éminents spécialistes membres du Groupe consultatif. Je voudrais tout d'abord rendre hommage à M. Ismael Serageldin, Président du Groupe consultatif, et au professeur Mohammed Yunus, Président du Groupe consultatif sur les politiques, dont l'initiative commune a conduit à la mise en place de ce mécanisme remarquable, il y a trois ans.

On dit souvent que les avancées les plus spectaculaires partent d'une idée toute simple. Que des microprêts et d'autres services financiers fournis dans un souci de pérennité puissent avoir des effets positifs mesurables sur les pauvres de la planète en est l'illustration la plus parfaite. Au nom de l'Organisation des Nations Unies je tiens à exprimer ma profonde gratitude à ceux d'entre vous ici présents qui ont fait oeuvre de pionnier en créant des établissements qui fournissent de tels services, que ce soit en Asie, en Afrique ou en Amérique latine. C'est à votre initiative et à vos réalisations que le microfinancement doit une grande partie de son inspiration.

Certes, le microfinancement n'est pas un remède infaillible contre la pauvreté mais il n'en est pas moins un moyen des plus efficaces d'aider les gens à se prendre en charge. L'intérêt et le soutien qu'il a suscités sont remarquables. Les attentes qu'il fait naître quant à sa portée et à son retentissement sont de ce fait énormes.

Je me suis souvent demandé ce qui, dans le microfinancement, éveillait des intérêts aussi divers. La raison en est simple : la base du microfinancement, c'est le client. On ne saurait trouver de meilleur exemple de développement axé sur l'être humain. Tous les jours, les ménages pauvres qui ont recours au microfinancement font la preuve de leur capacité d'adaptation et de leur créativité.

Le microfinancement nous aide à mieux connaître les mécanismes qui permettent d'atteindre ou de soutenir ce marché caché ou mal connu dont dépendent tant de nos semblables.

Des chefs d'État au simple contribuable des pays développés, on commence à comprendre que les pauvres ne sont pas toujours des victimes, réduites à l'impuissance; qu'en fait, ils constituent une source encore inexploitée de force pour l'économie mondiale.

Cela dit, si le microfinancement est un secteur fort prometteur, nous savons tous quelle gageure représente la fourniture de tels services de base sur une base équitable aux quelque 500 millions de ménages susceptibles d'en bénéficier. Le mécanisme que vous êtes en train de mettre en place ensemble est un élément important de la création d'une industrie solide, dynamique et en expansion. Une industrie capable de prospérer dans une économie mondiale. Une économie où le secteur privé doit à terme jouer un rôle majeur dans la mobilisation des capitaux nécessaires pour atteindre nos objectifs.

Les 27 institutions, organisations et banques bilatérales et multilatérales représentées ici ont, avec les dirigeants de ce secteur, un rôle déterminant à jouer. Ces trois dernières années, vous vous êtes donné un langage commun et une volonté commune pour mettre le microfinancement à la portée des plus pauvres. J'espère que durant les trois années qui viennent vous continuerez à mettre au point des normes dans un souci de transparence. La communauté du microfinancement a déjà bien entamé son oeuvre de normalisation.

Votre soutien et vos conseils permanents dans ce domaine créeront un environnement porteur en vue de la mobilisation de capitaux privés. Qui plus est, ils permettront à l'industrie de parler d'une seule voix et d'une voix forte qui aura bien plus de retentissement qu'aujourd'hui.

Il est généralement admis que le manque de moyens, bien plus que le manque de capitaux, est un obstacle à l'expansion des organisations de microfinancement. Ce problème de taille, l'Organisation des Nations Unies et les autres organismes des Nations Unies doivent et peuvent contribuer à le régler. Je suis heureuse que six de ces organismes soient représentés aujourd'hui.

Par leur intermédiaire et par le biais des autres fonds et programmes, je suis sûre que nous aurons un rôle important à jouer dans la promotion d'une industrie dynamique du microfinancement. Une industrie à la recherche des meilleures pratiques existantes et soucieuse d'atteindre les secteurs les plus pauvres de notre économie mondiale.

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Je tiens à féliciter mes collègues du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et du Fonds d'équipement des Nations Unies (FENU) d'être à l'origine de cette manifestation importante et de la création du Groupe spécial pour le microfinancement.

Enfin, je veux vous féliciter vous, les donateurs, d'avoir compris toute l'importance que revêtait la création de ce mécanisme de collaboration. Le microfinancement est avant tout un moyen de venir en aide aux plus pauvres. Mais il est aussi un moyen pour la communauté des donateurs d'apprendre à faire des affaires autrement. Les leçons importantes qu'il peut nous apprendre pourraient avoir des conséquences incalculables sur notre action dans le domaine du microfinancement.

Je vous demande de faire preuve d'audace et de tracer la voie à suivre par ce groupe pour tenir compte de l'énorme demande et du potentiel majeurs de ceux pour qui nous sommes réunis aujourd'hui : les 500 millions de ménages les plus pauvres de notre planète.

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