La Table ronde 2, consacrée à « L’avenir
: le renforcement des capacités de développement
durable des petits États insulaires en développement
», était coprésidée par Kessai
H. Note, Président des Îles Marshall et Jacob
Zuma, Vice- Président d’Afrique du Sud. Il
était animé par Leonard Good, Président
de la Global Environment Facility.
Le présent résumé
sera intégré au rapport officiel de la Réunion.
Le débat a porté
sur les principaux facteurs environnementaux, économiques
et sociaux de vulnérabilité des petits États
insulaires en développement et examiné les
efforts à faire pour remédier à cette
vulnérabilité.
Suite au tremblement de terre
et au tsunami qui avaient frappé peu de temps auparavant
la région de l’océan Indien, de nombreuses
délégations ont insisté sur les facteurs
environnementaux de vulnérabilité des petits
États insulaires en développement, et notamment
leur exposition aux catastrophes naturelles, les conséquences
des changements climatiques, les ressources en eau limitées,
et le fait que les activités actuelles dans le domaine
de l’assainissement et de la gestion des déchets
étaient insuffisantes. Les changements climatiques
et la montée du niveau des océans s’accompagnent
de risques importants, et à long terme les changements
climatiques pourraient même menacer l’existence
même de certains petits États insulaires.
De nombreux participants ont
reconnu que les petits États insulaires en développement
étaient de plus en plus préoccupés
par les problèmes sociaux. Au cours des dernières
années, ils ont pris conscience de l’importance
des questions liées au développement social,
en particulier à la santé, à la préservation
de la culture autochtone, à l’égalité
entre les sexes et à l’éducation. De
manière générale, la pauvreté
est considérée comme la cause profonde d’un
grand nombre de problèmes sociaux.
Depuis l’adoption du
Programme d’action pour le développement durable
des petits États insulaires en développement,
la culture est devenue une question importante. Il s’agit
de savoir comment protéger le patrimoine et la diversité
culturels, préserver les langues autochtones, renforcer
les activités culturelles et protéger et préserver
les savoirs traditionnels.
Dans le domaine de la santé,
le VIH/sida constitue une menace de plus en plus grave,
en particulier en raison de l’importance des flux
migratoires et de la persistance de tabous culturels qui
empêchent toute discussion franche au sujet des pratiques
sexuelles. Les autres maladies chroniques ou affections
frappant les populations des petits États insulaires
en développement sont le diabète, l’obésité,
l’hypertension, la tuberculose et le paludisme.
L’absence, dans la très
grande majorité des petits États insulaires
en développement, de personnel compétent en
matière technique et de gestion constitue l’un
des principaux obstacles au développement durable
et à la réalisation des objectifs du Millénaire.
Bien que les ressortissants
des petits États insulaires en développement
qui vivent à l’étranger envoient des
sommes considérables dans leur pays, ces sommes sont
loin de compenser les compétences techniques et intellectuelles
perdues du fait de ces expatriations. Il faudrait donc encourager
ces ressortissants vivant à l’étranger
à fournir une assistance technique et à contribuer
au renforcement des capacités ainsi qu’à
participer à la mobilisation des ressources extérieures.
Les participants ont adopté
un certain nombre de recommandations concrètes concernant
le renforcement des capacités.
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