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Éducation aux risques liés aux mines (ERM)

Les activités éducatives visent à réduire le risque de blessures causées par les mines et munitions non explosées en encourageant les changements de comportement public par le biais de campagnes d'information, d'éducation et de formation, en lien avec les communautés.

L’ERM veille à ce que les communautés soient conscientes des risques liés aux mines, aux munitions non explosées et/ou aux munitions abandonnées et qu’elles soient encouragées à adopter un comportement minimisant le risque pour les personnes, les biens et l’environnement.

L’objectif est d'obtenir un climat suffisamment sécurisé pour permettre au développement économique et social de reprendre son cours sans les contraintes imposées par les mines terrestres.

La sensibilisation et la destruction des stocks de mines terrestres visent quant à eux, à prévenir l’utilisation future de mines.

L’ERM - qui fait quoi?

Certains des principaux acteurs de l’ERM sont des ONG internationales telles que Mines Advisory Group ENHandicap International Belgique, Save the Children ENINTERSOS EN, DanChurchAid EN, Norwegian People’s Aid EN, le Mines Awareness Trust EN,  l’Association for Aid and Relief, Japan EN et le Comité international de la Croix-Rouge.

Au sein du système des Nations Unies, l’UNICEF est le principal organisme en charge de l’ERM et supporte des programmes d'éducation dans 30 pays. En 2001, l'UNICEF a formé avec l’International Campaign to Ban Landmines EN le Mine Risk Education Working Group EN afin de créer un forum où les spécialistes peuvent échanger leurs expériences et définir les meilleures approches. Le groupe comprend plus de 100 spécialistes du monde entier.

Les moyens utilisés

Des standards internationaux EN ont été définis pour orienter la gestion des programmes d’ERM. Ces standards mettent l’accent sur le fait que l’ERM ne doit normalement pas être une activité isolée; elle fait partie intégrante de la planification et de la mise en œuvre globale de l’action antimines.

Sensibilisation dans les arbres, Angola

En Angola, à Huambo, on protège la population en signalant la présence des mines, avec des panneaux jusque dans les arbres. (Photo ONU / J.C. Monua)

L’information publique se charge de décrire le statut des mines et munitions non explosées et s'assure que toutes les parties concernées par ce sujet bénéficient d'informations mises à jour. Les messages diffusés au public peuvent traiter de la prévention, des moyens de diminuer les risques au niveau local, ou bien de sujets plus vastes au niveau national tels que le respect de la législation antimines, ou des campagnes de mobilisation du public au soutien des programmes d’action antimines.

Toutefois, la diffusion d’informations publiques vise principalement les messages qui contribuent à réduire le risque de lésions provoquées par des mines et des munitions non explosées et/ou des munitions abandonnées en sensibilisant les personnes et les communautés à la menace et en encourageant un changement de comportement. Il s’agit principalement d’une forme unidirectionnelle de communication transmise par les médias de masse. Les initiatives publiques de diffusion d’informations peuvent être des projets d’ERM autonomes qui sont mis en œuvre avant d’autres activités d’action antimines.

Éducation et formation

La notion « Éducation et formation » englobe toutes les activités éducatives qui réduisent le risque d’accidents provoqués par des mines, des munitions non explosées et/ou des munitions abandonnées en sensibilisant les personnes et les communautés à la menace et en encourageant un changement de comportement. L’éducation et la formation constituent un processus bidirectionnel qui implique à la fois la transmission et l’acquisition de connaissances et de nouveaux comportements par l’enseignement et l’apprentissage.

Les activités d’éducation et de formation peuvent être menées dans des environnements formels ou non : éducation des enfants à l'école, à la maison entre parents et enfants, éducation des enfants par les enfants, éducation par les pairs au travail et dans des environnements récréatifs, formation à la Sécurité des mines terrestres et restes de guerre non explosés PDF pour les travailleurs de l’aide humanitaire et incorporation de messages relatifs à la sécurité des mines dans les services de médecine du travail.

Séance d'éducation aux risques liés aux mines

La compagnie de démineurs du Zimbabwe sensibilise des villageois du Mozambique de retour d'exil aux risques des mines. Une question de survie lorsqu'on estime à 2 millions le nombre de mines posées dans le pays. (Photo ONU / L. Taylor)

La liaison avec les communautés concerne les systèmes d'informations entre les autorités nationales, les organisations de l’action antimines et les communautés concernant la présence de mines, de munitions non explosées et de munitions abandonnées. Elle permet aux communautés d’être informées des activités prévues, de leur nature et durée, ainsi que des emplacements exacts des zones marquées ou déminées.

Réciproquement, les communautés peuvent l'utiliser pour signaler de nouvelles étendues à traiter aux autorités locales et aux organisations de l’action antimines, ou les besoins générés par la présence de mines. Ce degré d'informations est primordial pour planifier au mieux les activités antimines, notamment les études techniques, les opérations de marquage et de déminage, et les services d’aide aux victimes. Il permet de s'assurer que les projets d’action antimines répondent aux besoins et aux priorités des communautés locales.

La liaison avec les communautés doit être assurée par toutes les organisations qui mènent des opérations liées à l’action antimines. Les services de liaison avec les communautés peuvent débuter bien avant les activités de déminage et contribuer à la création de capacités locales d’évaluation des risques, de gestion des informations et d’élaboration de stratégies de diminution des risques.