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Les programmes nationaux d'action

Comme cela fut le cas lors de toutes les grandes conférences de cette décennie, il est prévu que la responsabilité essentielle de la mise en ouvre des plans d'actions qui en ont résultés incombe aux gouvernements. Dans le cas du Sommet pour les enfants, les pays sont convenus de développer des stratégies par le biais de programmes nationaux d'action qui adapteraient les objectifs mondiaux aux réalités nationales. A ce jour, 155 pays ont préparé ou finalisé des programmes d'action nationaux

Pour mobiliser les ressources nécessaires pour atteindre les objectifs pour les enfants, le Plan d'action du Sommet a exhorté les pays donateurs et les pays en développement à accorder, lors de l'élaboration de leur budget, un rang de priorité plus élevé à la question du bien-être des enfants. Cette orientation a abouti à ce qu'on a appelé l' "Initiative 20/20", une stratégie de financement qui veille à assurer la disponibilité des ressources nécessaires pour subvenir aux besoins essentiels et combattre les pires aspects de la pauvreté. L'Initiative propose que les pays en développement consacrent au moins 20% de leurs budgets nationaux aux services sociaux de base et que, de leur côté, les pays industrialisés affectent 20% de leur aide au développement au même but. Cette initiative bénéficie d'un appui de plus en plus important de la communauté internationale. En 1995, lors du Sommet mondial pour le développement social de Copenhague, le PNUD, l'Unesco, le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), l'UNICEF et l'OMS se sont tous prononcés en faveur de cette initiative, estimant qu'elle représentait le moyen de générer suffisamment de ressources supplémentaires (entre 30 et 40 milliards de dollars US par an) pour que, d'ici à la fin du siècle, chacun ait accès à des services sociaux essentiels. Un certain nombre de gouvernements nationaux ont approuvé ces principes et se sont engagés à progresser sur la voie des 20/20.

Examen à la mi-décennie

Le 30 septembre 1996, sixième anniversaire du Sommet mondial pour les enfants, on présenta à l'Assemblée générale une évaluation complète des progrès accomplis à la mi-décennie vers les objectifs de l'an 2000. Cette évaluation a offert l'occasion aux gouvernements nationaux d'adapter les buts mondiaux aux réalités nationales, de formuler et de mettre en application des stratégies viables et d'attirer suffisamment de ressources nationales et extérieures pour exécuter les plans nationaux

A la mi-parcours, les résultats des engagements politiques pris dans la Déclaration et le Plan d'action du Sommet mondial pour les enfants apparaissent de plus en plus clairement, et ce malgré les conflits civils et les catastrophes naturelles ou provoquées par l'homme dans de nombreux pays. A la mi-1996, environ 90 pays en développement, dans lesquels vivent plus de 90% des enfants du monde en développement, progressaient vers les objectifs de l'an 2000.
Le rapport du Secrétaire général souligne les progrès impressionnants accomplis pour la survie des enfants, notamment dans les domaines de la couverture vaccinale, de la lutte contre la polio, le ver de Guinée et les maladies provoquées par les carences en iode, de l'accès à l'eau potable et de la promotion de l'allaitement au sein.

  • Déjà, 89 pays ont atteint la cible de 90% de couverture vaccinale, un des objectifs à atteindre d'ici à la fin de la décennie et il semble possible de parvenir à l'éradication de la polio avant l'an 2000, un autre objectif.
  • On a enregistré une nette amélioration des soins apportés aux enfants touchés chez eux par des maladies diarrhéiques, au cours des cinq dernières années, grâce à l'utilisation très répandue de la thérapie par voie orale, une méthode de soins peu onéreuse. Cela permet de sauver la vie d'environ 1 million d'enfants par an.
  • Pour ce qui est de la lutte contre les carences en iode, presque tous les pays qui étaient affectés par ce problème ajoutent maintenant de l'iode au sel; en 1995, environ 1,5 milliard de personnes de plus qu'en 1990 consomment du sel iodisé. En conséquence, quelque 12 millions d'enfants sont protégés de l'arriération mentale chaque année.
  • Le nombre de personnes n'ayant pas accès à de l'eau potable a diminué d'environ un tiers depuis 1990.
  • La mise en place d'un environnement "favorable aux bébés" dans les établissements de maternité a permis d'effectuer de remarquables progrès vers l'objectif de la mi-décennie pour l'allaitement au sein.

L'examen à mi-parcours a également révélé de graves problèmes. Bien que la mortalité des moins de cinq ans ait diminué dans toutes les régions, le rythme des progrès est trop lent et ne suffira pas à atteindre les objectifs de la fin de la décennie, en particulier en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est, deux régions qui totalisent les trois quarts du total des décès des moins de cinq ans. Dans les domaines de la nutrition, de la mortalité maternelle, de l'hygiène et de l'éducation des fillettes, on n'a enregistré que des progrès limités. La lenteur des progrès dans ces secteurs ne devait toutefois pas éclipser le fait que l'examen à mi-parcours est encourageant. Lorsque l'engagement politique est présent, des ressources sont trouvées et attribuées. Lorsque les causes sous-jacentes des problèmes ont été rigoureusement analysées, lorsque les communautés ont été mobilisées et lorsque des politiques et programmes judicieux sont appliqués, on enregistre des progrès notables.

Les travaux réalisés pour mesurer les progrès font partie des réussites les plus importantes, sur le plan international, du suivi du Sommet pour les enfants. La mise en place d'objectifs mesurables a exigé un effort parallèle pour mettre sur pied des systèmes efficaces de collecte et de contrôle des données. Tant les gouvernements nationaux que la communauté internationale sont maintenant bien mieux à même de mettre en place des données de base et d'évaluer les progrès accomplis pour les enfants.

En de nombreux pays, l'examen national à mi-parcours a suscité de nouvelles idées sur les stratégies à adopter. En certains cas, cela peut signifier qu'il faut ajuster des programmes nationaux d'action existants, ou définir à nouveau les buts et affiner les stratégies en tenant compte d'une vision plus juste des réalités locales. Dans d'autres cas, il faut accorder une attention particulière à la mise en place de moyens d'action pour assurer la durabilité des succès obtenus. Au cours de la seconde partie de la décennie, on insistera de plus en plus sur la détermination des priorités aux niveaux national, sous-national et local et sur les ajustements précis à formuler pour adapter ces priorités à des situations locales marquées, par exemple, par la présence de graves maladies endémiques telles que le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose.


 


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© Copyright Organisation des Nations Unies 23 mai 1997 [Département de l'information]