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L'ONU et les droits de l'homme

Droits des enfants

La vie et le bien-être des enfants exposés à de nombreuses menaces

Un enfant malnourri au Niger.
Photo © ONU/Evan Schneider

Dix millions d’enfants meurent chaque année avant leur cinquième anniversaire, de malnutrition ou de maladie. Plus de 6 millions de décès sont imputables à des maladies qui auraient pu être évitées ou aisément traitées.

Des dizaines de millions d’autres enfants souffrent de handicaps physiques ou mentaux parce qu’ils ont été privés des aliments et des soins qui leur auraient permis de s’épanouir normalement. De nombreux décès sont dus aux effets pernicieux de la pauvreté, de l’ignorance, de la discrimination et de la violence.

Les familles, les collectivités, les pays et le monde tout entier subissent de la sorte une perte effroyable et irréparable.

Passé leur plus jeune âge, les enfants ne sont pas pour autant à l’abri de forces qui menacent leur vie et leur bien-être.

Des millions d'enfants sont tout particulièrement fragilisés parce que leurs droits sont fréquemment bafoués, en particulier ceux des jeunes filles :

On ne compte plus tous les enfants victimes de :

Au sein de l'ONU, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a pour mission de défendre, de promouvoir et de protéger les droits des enfants. Il s'attache aussi à faire bénéficier d'une protection spéciale les enfants les plus défavorisés.

Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF)

Il intervient dans 191 pays et territoires et a pour mission de :

  • défendre les droits des enfants à la survie, à la protection et au développement,
  • encourager l’application de la Convention relative aux droits de l’enfant qui consacre des principes d’éthique universels et des normes juridiques internationales de conduite envers les enfants,
  • coopérer avec les gouvernements, les organisations internationales et la société civile dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’égalité et de la protection des enfants,
  • privilégier des programmes peu coûteux auxquels les collectivités sont encouragées à s’associer étroitement,
  • Des jeunes filles assistent à des cours dans une salle
    de classe de la province de Balkh, en Afghanistan.
    Photo © ONU/Shehzad Noorani

  • s’intéresser à tous les aspects de la santé des enfants, de la grossesse de la future mère jusqu’à la fin de l’adolescence. Il veille au suivi des femmes enceintes, à ce qu'elles bénéficient d’un accouchement médicalisé, et explique les précautions à prendre pour être en bonne santé.
  • informer les jeunes des risques liés au VIH/sida et leur expliquer comment se prémunir. Il protège tout particulièrement les enfants dont les parents sont morts du VIH/sida et aide les femmes et les enfants atteints du virus à vivre dans la dignité.
  • participer aux campagnes de vaccination partout dans le monde, depuis l’achat et la distribution des vaccins jusqu’à la vaccination sans risque.
  • mobiliser les enseignants, faciliter l’inscription des enfants à l’école, aménager des salles de classe et participer à l’élaboration des programmes scolaires, dans certains cas partant de zéro pour reconstruire le système éducatif.

Ces priorités cadrent avec les objectifs du Millénaire pour le développement et les objectifs fixés dans le document intitulé « Un monde digne des enfants », adopté par l’Assemblée générale à l’issue de sa session extraordinaire consacrée aux enfants, tenue en 2002.

Les instruments juridiques

Pour mener à bien sa mission de défense des droits des enfants, l'UNICEF s'appuie sur un dispositif juridique et un ensemble de normes fondamentales, que l'on appelle aussi les droits de l'homme, universellement acceptées et non négociables.

Ces normes définissent des droits et des libertés qui s'imposent aux gouvernements. Elles se fondent sur le respect de la dignité et de la valeur de chaque individu, indépendamment de sa race, de sa couleur, de son sexe, de sa langue, de sa religion, de ses opinions, de son origine, de sa fortune, de sa naissance ou de ses facultés, et s'appliquent donc à chaque enfant, partout dans le monde.

Un soldat congolais se tient devant
un poster dénonçant les abus sexuels
de l'armée sur les enfants.
Photo © ONU/Martine Perret

La Convention relative aux droits de l’enfant (1999) consacre des principes d’éthique universels et des normes juridiques internationales de conduite envers les enfants.

Le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant, concernant l'implication d'enfants dans les conflits armés (2000), interdit l’enrôlement et la participation d’enfants de moins de 18 ans aux hostilités

Depuis, la Sous-Commission de la promotion et de la protection des droits de l’homme a demandé que des mesures soient prises pour mettre fin à l’enrôlement et à la conscription d’enfants dans les forces armées. Le Représentant spécial du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés s’emploie à améliorer la protection des enfants pendant les conflits.

Le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant, concernant la traite, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants (2000), renforce les interdictions et les peines encourues.

Depuis, le Conseil des droits de l’homme reçoit les rapports d’un Rapporteur spécial sur la vente, la prostitution des enfants et la pornographie infantile et pèse de tout son poids pour lutter contre le trafic des enfants mineurs.

L’UNICEF encourage également l’adoption de lois qui interdisent le travail des enfants, condamne fermement les mutilations génitales féminines.

Le Comité des droits de l’enfant, organe institué dans le cadre de la Convention, se réunit régulièrement pour suivre les progrès accomplis par les États parties dans l’exécution de leurs obligations. Il fait des propositions et des recommandations aux gouvernements et à l’Assemblée générale sur les moyens de donner effet aux droits reconnus aux enfants.

Le travail des enfants

Même si presque tous les pays ont des lois
concernant l'age minimum pour travailler,
plusieurs dizaines de millions d'enfants
de moins de 15 ans sont toujours exploités.
Photo © ONU/Jean Pierre Laffont

L’ONU a également pour préoccupation de protéger les enfants qui travaillent de l’exploitation et de conditions de travail qui mettent en danger leur épanouissement physique et mental — enfants prostitués ou employés comme domestiques par exemple. Elle dénonce vigoureusement les violations dont ils sont victimes. A long terme, son objectif est de parvenir à éliminer progressivement le travail des enfants.

Le Programme international pour l’abolition du travail des enfants (IPEC), initiative de l’Organisation internationale du Travail (OIT), porte sur :

  • la promotion de programmes de réforme des politiques de mise au travail des plus jeunes,
  • la mise en place de mesures concrètes d'élimination du travail des enfants,
  • les campagnes de sensibilisation au problème du travail des enfants,
  • la mobilisation pour changer les attitudes sociales,
  • la recherche d’autres solutions pour les parents d’enfants qui travaillent,
  • l’éducation et enfin la formation professionnelle des enfants

Ces efforts ont déja conduits au retrait de centaines de milliers d’enfants du travail. L’IPEC est le plus important programme en son genre dans le monde et le plus gros programme opérationnel de l’OIT.

Les évènements autour des droits des enfants

Sources : UNICEF et Les Nations Unies aujourd'hui

Le saviez-vous?

  • Environ un million d'enfants – filles et garçons – sont victimes de la traite chaque année.
  • Selon l'OIT , 218 millions d'enfants travaillent dans le monde : 70% d'entre eux dans l'agriculture, 9% dans l'industrie et 22% dans les services.
  • En France, en 2009, selon le Comité des droits de l'enfant des Nations Unies, 30 000 enfants vivent dans la rue, isolés et sans aucun soutien