Ancienne enfant travailleuse, Hafeeza Mai dirige un syndicat au Pakistan et aide les femmes du secteur du coton à revendiquer leurs droits, à exiger l’égalité salariale et à protéger leurs enfants contre le travail des enfants.
Femmes et égalité femmes-hommes
Pour que les institutions soient efficaces, accessibles et véritablement réactives aux besoins des citoyens, elles doivent refléter les sociétés qu’elles servent. Lorsque davantage de femmes intègrent la magistrature, c’est toute la société qui en bénéficie.
À travers l’Afrique, les femmes redéfinissent l’avenir de la technologie, non seulement en créant des entreprises, mais aussi en concevant des solutions à certains des défis les plus urgents du continent - de la gestion de l'eau aux droits numériques. Grâce à l’initiative de l'UNESCO « les femmes africaines dans les domaines de la technologie et de l'IA », elles transforment leurs idées en actions concrètes, brisent les barrières et façonnent un avenir numérique plus inclusif. Alors que la Journée internationale des femmes souligne l’importance des droits, de la justice et de l’action, des histoires comme celle-ci nous rappellent que l’égalité dans l’innovation doit être soutenue tout au long de l’année.
Les femmes jouent un rôle central et innovant dans la lutte contre le changement climatique, la consolidation de la paix et la sécurité, en tant qu’actrices clés de solutions durables et de résilience communautaire à travers le monde.
Sonya Kirgizova, une agricultrice respectée de la région de Tojikobod au Tadjikistan, est devenue une figure de proue des efforts visant à relancer les cultures traditionnelles et à renforcer l'agriculture locale. Alors que de plus en plus d'hommes migrent pour trouver du travail, des femmes comme Sonya gèrent désormais les exploitations agricoles, mais manquent souvent de ressources. Sonya s'est associée à la FAO afin de former les femmes au jardinage, à la culture sous serre et à l'apiculture, et a contribué à la création de banques de semences communautaires qui stockent des semences résistantes au climat.
La Journée internationale des femmes 2026 intervient à un moment où les systèmes judiciaires sont mis à rude épreuve. Les conflits, la répression et les tensions politiques affaiblissent l’État de droit. Résultat : les femmes et les filles ne disposent que de 64 pour cent des droits légaux dont jouissent les hommes. Les femmes sont rejetées, on ne les croit pas, elles sont revictimisées ou n’ont pas les moyens de se payer une assistance juridique. L’égalité n’est jamais atteinte. Sans justice, les droits ne sont que des mots. Avec la justice, les droits deviennent un pouvoir.
Partout dans le monde, des millions de femmes et de filles sont confrontées à la violence, à la discrimination et à des abus. Et trop souvent, le message qu’elles reçoivent est le même : ni justice ni aide pour vous.
Les femmes et les filles restent sous-représentées dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STEM), souvent en raison de stéréotypes persistants et d’un accès limité aux opportunités. Grâce à l’éducation, au mentorat et à des modèles féminins visibles, l’UNESCO soutient les filles afin de renforcer leur confiance et de les encourager à poursuivre des carrières scientifiques.
À l’occasion de la Journée mondiale de la radio, ONU Info donne la parole à Hamida Aman, fondatrice de Radio Begum, une station afghane « faite par des femmes pour des femmes », née en mars 2021, quelques mois avant le retour des Talibans au pouvoir.
Comment les stéréotypes préjudiciables nuisent aux femmes migrantes et ce qui doit changer.
Lorsque les femmes sont à la table des négociations, la paix est plus probable, plus inclusive et plus durable. Mais 25 ans après le lancement du programme pour les femmes, la paix et la sécurité – lorsque les dirigeants du monde ont pris acte de l’horreur de l’impact de la guerre sur les femmes et les filles et consacré le droit des femmes à participer sur un pied d’égalité aux processus de paix –, les gouvernements manquent à leurs obligations. Découvrez les explications d'ONU-Femmes pour comprendre pourquoi la paix et l’égalité des sexes vont de pair et quels sont les risques encourus si les pays n’investissent pas pleinement dans ces domaines.
Cette année est cruciale car il ne reste plus que cinq ans avant l’échéance du Programme pour le développement durable à l’horizon 2030, que le monde s’est engagé à mettre en œuvre afin de faire de l’égalité une réalité pour toutes et tous. Le Gros plan sur l’égalité des sexes 2025, qui a été produit par ONU Femmes et le Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies, présente à la fois le coût d’un échec et les gains qui sont à portée de main. Les données montrent clairement le choix qui s’offre à nous : l’égalité pourrait encore devenir une réalité pour les filles qui naissent aujourd’hui, mais le monde doit investir dès maintenant.
Dans les conflits du monde entier, les violences sexuelles – notamment le viol, la coercition et la traite d’êtres humains – sont de plus en plus utilisées comme armes pour terroriser les femmes et les filles, ce qui conduit souvent à de terribles traumatismes physiques et psychologiques. On estime que 20 000 femmes et hommes ont subi des viols ou des abus pendant le conflit en Bosnie-Herzégovine entre 1992 et 1995. Jasna est l'une de ces survivantes. Aujourd’hui âgée de 52 ans, elle se souvient du moment où elle a passé pour la première fois le seuil séparant la survie de l’autonomie.
Créée il y a quinze ans, ONU Femmes s’est donné une mission ambitieuse : devenir l’entité cheffe de file des Nations Unies en faveur de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes. Active dans plus de 80 pays, ONU Femmes est devenue une véritable force motrice, organisant des campagnes, réformant les lois et ralliant les communautés des quatre coins de la planète en soutien aux droits, à l’égalité et à l’autonomisation des 4 milliards de femmes et de filles dans le monde.
Dans le monde entier, des millions de personnes ne sont pas en mesure d’avoir le nombre d’enfants désiré, qu’elles en souhaitent plus, moins, ou pas du tout. Depuis quelque temps, le recul de la fécondité fait les gros titres, et bien trop souvent, c’est aux femmes que l’on reproche ces évolutions démographiques. Certains gouvernements adoptent des mesures drastiques pour inciter les jeunes à prendre des décisions procréatives en phase avec les objectifs nationaux. Pourtant, la véritable crise de la fécondité réside dans la remise en cause du choix procréatif le plus fondamental que puisse faire un être humain : décider s’il souhaite avoir un enfant, quand et avec qui.














