Illustration qui représente des femmes criant dans un mégaphone et portant un masque de protection.
Les conséquences néfastes de la violence à l'égard des femmes sur le plan psychologique, sexuel et génésique affectent les femmes à tous les stades de leur vie.
Photo :ONU Femmes

 

Comme lors les années précédentes, la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes donne le coup d'envoi de 16 jours d'activisme qui se termineront le 10 décembre 2020, jour de la commémoration de la Journée internationale des droits de l'homme. Plusieurs événements publics sont en cours de coordination et des bâtiments et points de repère emblématiques seront « orangés » à travers le monde pour rappeler la nécessité d'un avenir sans violence.

 Thème 2021 : Oranger le monde : mettre fin dès maintenant à la violence à l’égard des femmes ! 

Près d’une femme sur trois a subi des mauvais traitements au cours de sa vie. En période de crise, les chiffres augmentent, comme on a pu le constater pendant la pandémie de COVID-19 et les récents conflits, crises humanitaires et catastrophes climatiques. Un nouveau rapport d’ONU Femmes, basé sur des données provenant de 13 pays depuis l’apparition de la pandémie, montre que deux femmes sur trois ont déclaré qu’elles, ou une femme qu’elles connaissaient, avaient subi une forme de violence et qu’elles étaient plus susceptibles de faire face à l’insécurité alimentaire. Seulement une femme sur dix a indiqué que les survivantes s’adresseraient à la police pour obtenir de l’aide.

Bien qu’elle soit omniprésente, la violence basée sur le genre n’est pas inévitable. Elle peut et doit être évitée. Pour mettre fin à cette violence, il faut commencer par accorder foi aux récits des survivantes, adopter des approches globales et inclusives s’attaquant aux causes profondes, transformer les normes sociales préjudiciables et autonomiser les femmes et les filles. Avec des services essentiels axés sur les survivantes dans les domaines de la police, de la justice, de la santé et des services sociaux, ainsi qu’un financement suffisant pour le programme des droits des femmes, nous pouvons mettre fin à la violence basée sur le genre.

L'ONU promeut cette Journée avec le thème « Oranger le monde : mettre fin dès maintenant à la violence à l’égard des femmes ! ». Comme chaque année, l'orange sera la couleur choisie pour représenter un avenir meilleur sans violence contre les femmes et les filles. #Orangezlemonde !

 

Participez au 16 Jours d’activisme

Les 16 Jours d’activisme de lutte contre la violence basée sur le genre à l’égard des femmes et des filles s’inscrivent dans le cadre d’une campagne internationale qui a lieu tous les ans. Elle débute le 25 novembre, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et se termine le 10 décembre, à l’occasion de la Journée des droits de l'homme

Cette campagne, menée par le Secrétaire général des Nations Unies et ONU Femmes depuis 2008, vise à prévenir et à éliminer la violence à l'égard des femmes et des filles dans le monde, en appelant à une action mondiale pour accroître la sensibilisation et le soutien à cette question; et créer des opportunités de discussion sur les défis et les solutions.

À cette occasion, l'ONU organise un événement le 24 novembre (10h00-11h30 ET.) Vous pouvez le suivre en ligne sur le site d'ONU Femmes en vous inscrivant à l'avance. La campagne comprend également le lancement d'un nouveau rapport contenant des données actualisées sur la violence basée sur le genre, ainsi qu'une multitude d'initiatives numériques auxquelles vous pouvez participer.

 

 

illustration animée d'une femme se relevant au milieu de symboles de violence

Orangez le monde sur les réseaux sociaux !

Partagez les éléments de ce kit d'ONU Femmes pour les réseaux sociaux en utilisant les hashtags #Orangezlemonde, #16Jours et #GénérationÉgalité.

Pourquoi devons-nous mettre fin à la violence contre les femmes et les filles ?

Aujourd’hui, la violence à l’égard des femmes et des filles constitue l’une des violations des droits humains les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde. Elle demeure également l'une des moins signalées en raison de l'impunité, du silence, de la stigmatisation et du sentiment de honte qui l'entourent.

La violence à l'égard des femmes s'entend comme englobant, sans y être limitée, les formes de violences physiques, sexuelles et psychologiques, telles que :

  • la violence d'un partenaire intime (coups, violences psychologiques, viol conjugal, féminicide) ;
  • la violence sexuelle et le harcèlement (viol, actes sexuels forcés, avances sexuelles non désirées, abus sexuels sur enfants, mariage forcé, harcèlement dans la rue, harcèlement criminel, cyber-harcèlement) ;
  • le trafic d'êtres humains (esclavage, exploitation sexuelle) ;
  • la mutilation génitale féminine ;
  • le mariage précoce.

La Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1993, définit la violence à l'égard des femmes comme « tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée.

Les conséquences néfastes de la violence à l'égard des femmes sur le plan psychologique, sexuel et génésique affectent les femmes à tous les stades de leur vie. Par exemple, les désavantages éducatifs précoces constituent non seulement le principal obstacle à la scolarisation universelle et au droit à l'éducation des filles, mais ils sont également responsables de la limitation de l'accès à l'enseignement supérieur et se traduisent par des opportunités limitées pour les femmes sur le marché du travail.

Bien que la violence sexiste puisse toucher n'importe qui, n'importe où, certaines caractéristiques des femmes, telles que leurs préférences sexuelles, la présence d’un handicap ou leur origine ethnique, ainsi que certains facteurs contextuels, par exemple les crises humanitaires, dont les situations de conflit et d’après-conflit, peuvent accroître la vulnérabilité des femmes face à la violence.

La violence à l’égard des femmes continue d’être un obstacle à la réalisation de l’égalité, au développement, à la paix et à la réalisation des droits fondamentaux des femmes et des filles. Au total, la promesse des objectifs de développement durable (ODD) - ne laisser personne de côté - ne peut être remplie sans mettre fin à la violence à l'égard des femmes et des filles.

 

Besoin d'aide

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Si vous avez été victime de maltraitance, si vous vous estimez menacée, en danger ou vous avez besoin d’une aide extérieure, consultez cette liste des lignes téléphoniques d’urgence de différents pays.

Des chiffres alarmants

  • 1 femme sur 3 dans le monde a subi des violences physiques et/ou sexuelles à un moment donné dans sa vie, le plus souvent de la part d’un partenaire intime.
  • Chaque jour, 137 femmes sont tuées par un membre de leur famille.
  • Moins de 40 pour cent des femmes qui subissent des violences demandent de l’aide sous une forme ou une autre. 

En savoir plus : Faits et chiffres relatifs à la violence à l’égard des femmes et des filles

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Croyez les survivantes de violences: L’histoire de Diana, en Argentine

Diana Salas, qui a 48 ans, est mère de sept enfants. Ses enfants, vivant avec un père violent, avaient également souffert de stress psychologique et de difficultés économiques. Il ne lui a pas été facile de quitter son partenaire, mais avec l’aide des travailleurs sociaux d’un refuge local de la province de Chaco, elle a pu obtenir une injonction interdisant à son partenaire d’entrer en contact avec elle, ainsi qu’un endroit sûr pour se rétablir.

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Centre de connaissances virtuel

Le Centre de connaissances virtuel pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles est une ressource en ligne disponible en anglais, français et espagnol, conçue pour répondre aux besoins des décisionnaires, des responsables de l'exécution de programmes et d'autres praticiens actifs dans la lutte contre la violence à l'égard des femmes et des filles.

La violence à l'égard des femmes peut se présenter sous de nombreux aspects : violence, féminicide, traite, mutilations génitales, cyber-harcèlement et bien d'autres encore. Si vous pensez être victime d'abus ou si vous pensez que quelqu'un d'autre l'est, vérifiez si les signes sont présents et demandez de l'aide. Si vous aidez quelqu’un, appelez une ligne d’assistance pour demander des conseils professionnels, encouragez la personne à chercher un soutien, écoutez sans porter un jugement et respectez sa vie privée.

Girl smiling

L'initiative Spotlight est un partenariat mondial pluriannuel entre l'Union européenne et les Nations unies visant à éliminer toutes les formes de violence à l'égard des femmes et des filles. En 2020, dans les pays partenaires, le taux de poursuite a augmenté de 22 %, 84 lois et politiques ont été adoptées ou renforcées et plus de 650 000 femmes et filles ont pu accéder à des services à la suite de violences fondées sur le genre, malgré les contraintes liées à la pandémie.

 

A crowd of women sitting and laughing

Chaque journée internationale représente une occasion d’informer le public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Ces journées sont aussi l’occasion pour le système des Nations Unies, les pouvoir publics et la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources.