Illustration qui représente des femmes criant dans un mégaphone et portant un masque de protection.
Les conséquences néfastes de la violence à l'égard des femmes sur le plan psychologique, sexuel et génésique affectent les femmes à tous les stades de leur vie.
Photo :ONU Femmes

La pandémie fantôme

Depuis l’apparition de la COVID-19, les données et les rapports provenant de ceux évoluant en première ligne montrent que tous les types de violence contre les femmes et les filles, et surtout la violence domestique, se sont accrus.

C’est la pandémie parallèle qui se développe pendant la crise de la COVID-19, et nous avons besoin d’un effort collectif mondial pour l’arrêter. À mesure que les cas de COVID-19 continuent de mettre les soins de santé à rude épreuve, les services essentiels tels que les abris contre la violence domestique et l’assistance téléphonique ont atteint leur capacité maximale. Davantage doit être fait pour donner la priorité à la lutte contre la violence perpétrée à l’encontre des femmes dans la riposte contre la COVID-19 et les efforts de relèvement.

ONU Femmes fournit des informations actualisées et apporte un appui aux programmes vitaux visant à lutter contre la pandémie fantôme de la violence contre les femmes pendant la COVID-19.

 Orangez le monde : Financez, intervenez, prévenez, collectez ! 

À mesure que les pays mettaient en œuvre des mesures de confinement pour arrêter la propagation du coronavirus, la violence à l’égard des femmes, surtout celle se produisant à domicile, s’est amplifiée – dans certains pays, les appels aux lignes d'assistance ont été multipliés par cinq

La campagne Tous UNiS, d’ici à 2030, pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes du Secrétaire général des Nations Unies marque les 16 jours d’activisme contre la violence faite aux femmes (du 25 novembre au 10 décembre 2020) sur le thème global « Orangez le monde : Financez, intervenez, prévenez, collectez !  ». Par ailleurs, la  campagne Génération Égalité d’ONU Femmes amplifie l’appel lancé en faveur d’une action mondiale qui vise à combler les manques en matière de financement, d’assurer la fourniture des services essentiels aux survivantes de la violence pendant la crise de la COVID-19, de concentrer les efforts sur la prévention et de recueillir des données qui sont capables d’améliorer des services d’aide vitale aux femmes et aux filles.

Pendant la période des 16 jours d’activisme, ONU Femmes a tendu le micro à des victimes, des activistes et des partenaires de l’ONU actifs sur le terrain, pour qu’ils racontent ce qui s’est passé après l’apparition de la COVID-19. Lisez et communiquez leurs histoires, laissez-vous inspirer par des activistes qui se dépassent tous les jours !

 

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Orangez le monde sur les réseaux sociaux !

Partagez les éléments de ce kit d'ONU Femmes pour les réseaux sociaux en utilisant les hashtags #Orangezlemonde, #16Jours et #GénérationÉgalité.

Pourquoi devons-nous mettre fin à la violence contre les femmes et les filles ?

Aujourd’hui, la violence à l’égard des femmes et des filles constitue l’une des violations des droits humains les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde. Elle demeure également l'une des moins signalées en raison de l'impunité, du silence, de la stigmatisation et du sentiment de honte qui l'entourent.

La violence à l'égard des femmes s'entend comme englobant, sans y être limitée, les formes de violences physiques, sexuelles et psychologiques, telles que :

  • la violence d'un partenaire intime (coups, violences psychologiques, viol conjugal, féminicide) ;
  • la violence sexuelle et le harcèlement (viol, actes sexuels forcés, avances sexuelles non désirées, abus sexuels sur enfants, mariage forcé, harcèlement dans la rue, harcèlement criminel, cyber-harcèlement) ;
  • le trafic d'êtres humains (esclavage, exploitation sexuelle) ;
  • la mutilation génitale féminine ;
  • le mariage précoce.

La Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1993, définit la violence à l'égard des femmes comme « tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée.

Les conséquences néfastes de la violence à l'égard des femmes sur le plan psychologique, sexuel et génésique affectent les femmes à tous les stades de leur vie. Par exemple, les désavantages éducatifs précoces constituent non seulement le principal obstacle à la scolarisation universelle et au droit à l'éducation des filles, mais ils sont également responsables de la limitation de l'accès à l'enseignement supérieur et se traduisent par des opportunités limitées pour les femmes sur le marché du travail.

Bien que la violence sexiste puisse toucher n'importe qui, n'importe où, certaines caractéristiques des femmes, telles que leurs préférences sexuelles, la présence d’un handicap ou leur origine ethnique, ainsi que certains facteurs contextuels, par exemple les crises humanitaires, dont les situations de conflit et d’après-conflit, peuvent accroître la vulnérabilité des femmes face à la violence.

La violence à l’égard des femmes continue d’être un obstacle à la réalisation de l’égalité, au développement, à la paix et à la réalisation des droits fondamentaux des femmes et des filles. Au total, la promesse des objectifs de développement durable (ODD) - ne laisser personne de côté - ne peut être remplie sans mettre fin à la violence à l'égard des femmes et des filles.

 

Besoin d'aide

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Si vous avez été victime de maltraitance, si vous vous estimez menacée, en danger ou vous avez besoin d’une aide extérieure, consultez cette liste des lignes téléphoniques d’urgence de différents pays.

Des chiffres alarmants

  • 1 femme sur 3 dans le monde a subi des violences physiques et/ou sexuelles à un moment donné dans sa vie, le plus souvent de la part d’un partenaire intime.
  • Partout dans le monde, le confinement à domicile et l’isolement social résultant de la pandémie de COVID-19, combinés à une insécurité économique généralisée et à la perte des moyens de subsistance, ont engendré de nouveaux risques pour les femmes et les filles en ce qui concerne l’exposition à la violence.
  • Seulement 52% des femmes mariées ou en union prennent librement leurs propres décisions concernant les relations sexuelles, l'utilisation de contraceptifs et les soins de santé.
  • 71 % de toutes les victimes de la traite des êtres humains dans le monde sont des femmes et des filles, trois quarts d'entre elles sont exploitées sexuellement.

En savoir plus : Faits et chiffres relatifs à la violence à l’égard des femmes et des filles

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Le micro est à ...

La parole est aux femmes actives en première ligne dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes pendant la COVID-19. Qui est mieux placé que les femmes menant des activités en première ligne pour nous informer des besoins sur le terrain  ? En 2020, ONU Femmes leur a donné le micro.

Illustration qui représente trois femmes de dos, qui se tiennent dans les bras.

En 2020, avec l’entrée en confinement des pays et la restriction des mouvements mise en place pour contenir la propagation du virus, la COVID-19 a marqué quasiment tous les aspects de notre vie. La fermeture des portes et le début de l’isolement se sont accompagnés d’une hausse des cas signalés de violence à l’égard des femmes et des filles, en particulier de violence domestique. La pandémie de violence à l’égard des femmes n’est pas nouvelle. Avant même que l’épidémie de COVID-19 ne nous frappe, 243 millions de femmes et de filles avaient été maltraitées par leur compagnon au cours de l’année passée à travers le monde.

 

Portrait d'une femme souriant à l'objectif

L'initiative Spotlight est un partenariat mondial pluriannuel entre l'Union européenne et les Nations unies visant à éliminer toutes les formes de violence à l'égard des femmes et des filles. L’initiative Spotlight répond à toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles, en mettant l’accent sur la violence domestique et familiale, la violence sexuelle et sexiste et les pratiques préjudiciables, le féminicide, la traite des êtres humains et l’exploitation sexuelle et économique.

 

Un groupe de femmes assises rient devant la caméra

Chaque journée internationale représente une occasion d’informer le public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Ces journées sont aussi l’occasion pour le système des Nations Unies, les pouvoir publics et la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources.