Une saisie de sacs d'héroïne

Historique

La fin d'un premier siècle de régime de contrôle des drogues, entamé avec la Conférence de Shanghai, en Chine en 1909, coïncidait avec la clôture de la vingtième session extraordinaire de l'Assemblée générale sur le problème mondial des drogues, qui s'est tenue en 1998. Ces anniversaires ont été l'occasion d'examiner l'efficacité et les limites des actions menées dans le cadre de la politique de lutte antidrogue. Les drogues illicites demeurent une menace pour la santé des individus et il est nécessaire de continuer de réglementer leur production, leur commerce et leur consommation. C'est dans cet esprit que les États Membres ont réaffirmé leur ferme appui aux conventions de l'ONU qui forment la structure de base du régime multilatéral du contrôle des drogues.

L'Assemblée générale a reconnu que, si des progrès tangibles ont été réalisés dans certains domaines grâce aux efforts constants menés par la communauté internationale, le problème mondial de la drogue constitue toujours un défi et une menace pour la santé, la sécurité et le bien-être de l'humanité, en particulier des jeunes. En outre, le problème des drogues mine également la stabilité et le développement socio-économique et politique. L'Assemblée générale a donc encouragé la Commission des stupéfiants et l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) à poursuivre leur travail en matière de contrôle des stupéfiants à l'échelle internationale. Elle a aussi exhorté les Gouvernements à fournir à l'Office tout l'appui financier et politique nécessaire en vue de poursuivre, développer et renforcer ses activités opérationnelles et de coopération technique, dans le cadre de son mandat.

L'action de l'ONU

Convention unique sur les stupéfiants de 1961

Cette Convention a pour but de lutter contre la consommation de drogues par le biais d'une intervention internationale coordonnée. Tout d'abord, elle a pour but de limiter la possession, la consommation, le commerce, la distribution, l'importation, l'exportation, la fabrication ainsi que la production de drogues à des fins uniquement médicales et scientifiques. Elle lutte également contre le trafic de stupéfiants grâce à une coopération internationale pour dissuader et décourager les trafiquants de drogues.

Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC)

L'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) est l'organe du Secrétariat des Nations Unies en charge de la lutte contre le trafic illicite des stupéfiants et la criminalité organisée. Il est né en 1997 de la fusion du Programme des Nations Unies pour le contrôle international des drogues (PNUCID) et du Centre pour la prévention de la criminalité internationale (CIPC). L'ONUDC travaille dans l'ensemble des régions du monde et s'appuie sur un large réseau de bureaux sur le terrain.

Pour soutenir la lutte contre le trafic de drogue, l'ONUDC fournit une assistance technique aux États Membres. La Commission des stupéfiants (CND) à Vienne, en Autriche, est l'organe directeur de l'ONUDC et approuve le budget du Fonds du programme des Nations Unies pour le contrôle international des drogues, qui représente plus de 90 % des ressources à disposition des Nations Unies pour le contrôle des drogues.

Développements récents

En 2009, les États Membres ont adopté la Déclaration politique et le Plan d’action sur la coopération internationale en vue d’une stratégie intégrée et équilibrée de lutte contre le problème mondial de la drogue.

Les progrès accomplis dans la lutte contre le problème mondial de la drogue ont été évalués lors d'une session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies en 2016, qui a débouché sur plus de 100 recommandations opérationnelles dans sept domaines thématiques.

Lors de la Commission des stupéfiants (CND), en mars 2019, les États membres ont adopté une déclaration ministérielle dans laquelle ils ont réaffirmé leur détermination à aborder et combattre le problème mondial de la drogue et à promouvoir activement une société exempte de tout abus de drogues pour contribuer à ce que tous les êtres humains puissent vivre en bonne santé et dans la dignité et la paix, ainsi que la sécurité et la prospérité, et ils ont redit leur volonté de s’attaquer aux problèmes de santé publique, de sécurité et de société qui résultent de cet abus.