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Drogues

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Le trafic et l’abus de drogues constituent un obstacle majeur au développement. L’usage de drogues entraîne de nombreux risques sanitaires et la prise en charge des toxicomanes est souvent insuffisante.

Les deux agences principales de l'ONU qui sont chargées de lutter contre le traffic des drogues sont :

Évolution du marché des drogues

Le cannabis demeure la drogue de prédilection à l’échelle mondiale. Cultivé dans presque tous les pays du monde, on estime qu’entre 130 à 190 millions de personnes en fument au moins une fois par an, encore que ces paramètres ne soient pas très éloquents en termes d’addiction.

Un soldat prépare la destruction d'un champs de pavot. Photo ONU.

Si le marché des opiacés et de la cocaïne continue de diminuer, la consommation des drogues de synthèse est en augmentation. Le nombre total de personnes consommant des stimulants de type amphétamine – estimé entre 30 et 40 millions environ – devrait bientôt dépasser le nombre de consommateurs d’opiacés et de cocaïne réunis.

Risques sanitaires

L'usage de drogues est parmi les vingt principaux facteurs de risque sanitaire à l'échelle mondiale et l'un des dix principaux dans les pays développés. Les troubles liés à l'usage de drogues sont associés à un risque accru de survenance d'autres problèmes de santé comme le VIH/sida, l'hépatite, la tuberculose, le suicide, le décès par surdose et les maladies cardiovasculaires.

L'usage de drogues par injection est un mode fréquent de transmission du VIH/sida et de l'hépatite dans de nombreuses régions. Environ 3 millions de consommateurs de drogues par injection sont séropositifs. Si l'on exclut l'Afrique subsaharienne, 30 % des cas d'infection à VIH sont causés par ce mode de transmission.

Risques pour les jeunes

Les adolescents et les jeunes adultes sont particulièrement exposés à l'abus de drogues. La prévalence de l'abus de drogues dans ce groupe est plus de deux fois supérieure à ce qu'elle est dans l'ensemble de la population. La pression exercée par le groupe, qui pousse à expérimenter les drogues illicites, est parfois forte, tandis que l'estime de soi est souvent faible. Par ailleurs, ceux qui se droguent sont en général soit mal informés, soit peu au fait des risques sanitaires encourus.

Prise en charge de la toxicomanie

La prise en charge de la toxicomanie est souvent insuffisante, en particulier dans les pays en développement. L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime recommande une prise en charge axée sur la santé, et non sur la répression. Le traitement de la toxicomanie devrait ainsi s’inscrire dans le cadre des soins de santé généraux.