« En ce jour, nous réaffirmons notre soutien indéfectible aux victimes des violences fondées sur la religion et les convictions, et manifestons ce soutien en faisant tout ce qui est en notre pouvoir pour prévenir de telles attaques et en exigeant que les responsables soient amenés à répondre de leurs actes. » — António Guterres, Secrétaire général de l'ONU

La liberté de religion : un droit

La liberté de religion ou de conviction, la liberté d'opinion et d'expression, le droit de réunion pacifique et le droit de liberté d'association sont des droits de l’homme et figurent dans les articles 18, 19 et 20 de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Ils sont tous interdépendants et se renforcent mutuellement.

Le respect de ces droits doit être garantit et doit servir de base dans la lutte contre toutes les formes d'intolérance et de discrimination fondées sur la religion.

Un débat ouvert, constructif et respectueux d’idées au sein d’une société, ainsi que des dialogues interreligieux, interconfessionnel et interculturel aux niveaux local, national, régional et international, peuvent jouer un rôle positif dans la lutte contre la haine et l’incitation à la violence religieuse.

En outre, l’exercice du droit à la liberté d’opinion et d’expression et le plein respect de la liberté de rechercher, de recevoir et communiquer des informations sont essentiels dans le renforcement de la démocratie et la lutte contre l’intolérance religieuse.

Actes de violence fondés sur la religion ou la conviction

Les actes de violence fondés sur la religion ou la conviction demeurent désormais fréquents, notamment contre les personnes appartenant à des minorités religieuses. Le nombre et l'intensité de tels incidents – souvent de nature pénale - ne cesse de croître et de prendre une portée internationale.

C’est la raison pour laquelle l’Assemblée générale, par sa résolution A/RES/73/296 , a proclamé le 22 août « Journée internationale de commémoration des personnes victimes de violences en raison de leur religion ou de leurs convictions », en condamnant énergiquement les actes de violence et de terrorisme qui continuent d’être commis contre des personnes, en particulier les membres de minorités religieuses, sous le couvert ou au nom d’une religion ou d’une conviction. Elle souligne qu’il importe de mener une action préventive globale au niveau local, en y associant un vaste ensemble de parties, y compris la société civile et les communautés religieuses.

La Journée est précédée par la Journée internationale du souvenir en hommage aux victimes du terrorisme, célébrée le 21 août.