« La réduction des risques sera une composante essentielle de l’action menée pour concrétiser les objectifs de développement durable. À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation aux tsunamis, j’encourage les gouvernements, les collectivités locales et le secteur du bâtiment à tenir compte de ces risques dans leurs activités de développement et à investir dans la résilience. » — António Guterres, Secrétaire général de l'ONU

Les tsunamis, des catastrophes naturelles dévastatrices

Un phénomène de tsunami est une catastrophe naturelle rare mais qui a des effets sans précédent. L’un des tsunamis les plus dévastateurs s’est produit il y a 15 ans, en décembre 2004, dans l’Océan indien. Il a touché 14 pays, dont l’Indonésie, le Sri Lanka, l’Inde et la Thaïlande, faisant environ 230 000 morts et disparus.

Trois semaines après cette catastrophe sans précédent, la communauté internationale s’est réunie à Kobe, au Japon, où les États Membres ont adopté le Cadre d’action de Hyogo pour 2005-2015 . Ce document constitue le premier cadre international stratégique et systématique de réduction des risques et de la vulnérabilité aux catastrophes. La communauté internationale a aussi mis en place le Système d’alerte aux tsunamis et d’atténuation de leurs effets dans l’océan indien (appelé le système SATOI) , qui a harmonisé les stations de surveillance sismographique et marégraphique et qui permet la diffusion d’alertes précoces aux centres d’information nationaux.

Le Cadre d’action de Sendai pour la réduction des risques de catastrophes 2015-2030 , adopté en mars 2015 au Japon, a succédé à celui de Hyogo, qui couvrait la décennie 2005-2015. Il s’appuie sur la continuité des actions menées par les États et recommande notamment l’amélioration de la compréhension de l’ensemble des facteurs de risque de catastrophes. L’urbanisation rapide et sauvage, la mauvaise gestion des sols, l’insuffisance de dispositifs institutionnels ou l’expansion incontrôlée du tourisme sont, par exemple, des facteurs à prendre compte.

En décembre 2015, l’Assemblée générale des Nations Unies a décidé de proclamer le 5 novembre Journée mondiale de sensibilisation aux tsunamis.

Sendai Sept – 7 objectifs, 7 années (2016-2022)

Ce 5 novembre, l’Assemblée générale invite tous les États Membres, la communauté internationale et la société civile à profiter de cette Journée mondiale pour attirer l’attention du public sur les risques que représentent les tsunamis et à participer à la campagne intitulée « Sendai Sept ».

Thème 2019

En 2019, le thème de la Journée se concentrera sur l'objectif (d) du Cadre d'action de Sendai, à savoir : « Réduire nettement, d’ici à 2030, la perturbation des services de base et les dommages causés par les catastrophes aux infrastructures essentielles, y compris les établissements de santé ou d’enseignement, notamment en renforçant leur résilience ».

D'ici à 2030, près de la moitié de la population mondiale vivra dans des zones côtières exposées aux inondations, aux tempêtes et aux tsunamis.

Investir dans des infrastructures résilientes, des systèmes d'alerte précoce et dans l'éducation est essentiel pour protéger à l'avenir les populations ainsi que leurs ressources contre le risque de tsunami.

L'histoire d'Inamura-no-hi

C'est le Japon qui a présenté à l'Assemblée générale de l'ONU un projet de résolution intitulé
« Journée mondiale sur les tsunamis ». Ce pays a acquis une expertise en matière de sensibilisation aux risques de catastrophes et dans les domaines de l’alerte précoce ou de la reconstruction. La date de la Journée a été choisie d’après l’histoire d’« Inamura-no-hi »  qui, le 5 novembre 1854, a sauvé les habitants d’un village en mettant le feu à des balles de riz, sacrifiant ainsi sa récolte, pour les alerter de l’arrivée d’un tsunami. Son courage a permis l’évacuation du village, qu’il a ensuite entrepris de reconstruire de manière plus résiliente.

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