Message du Secrétaire général des Nations Unies

100 jours avant la Journée internationale de la paix 2019

Chaque année, le 21 septembre, l’Organisation des Nations Unies appelle les nations et les peuples du monde entier à déposer les armes et à s’engager à nouveau à coexister en harmonie. À 100 jours de la prochaine Journée internationale de la paix, je lance le compte à rebours en invitant chacun et chacune à réfléchir à la question pressante que nous avons retenue pour thème.

« Action climatique, action pour la paix », le message est clair. L’urgence climatique mondiale menace la sécurité et la stabilité. Du fait de ses conséquences dévastatrices, des millions de personnes désertent les littoraux et l’intérieur des terres, désormais inhabitables, à la recherche d’un lieu sûr et d’une vie meilleure. Les catastrophes et phénomènes météorologiques extrêmes se font de plus fréquents et violents, et les différends nés de l’épuisement des ressources risquent de dégénérer en conflits climatiques.

J’étais le mois dernier dans le Pacifique Sud. J’y ai vu ce que doivent endurer celles et ceux que ce danger existentiel frappe de plein fouet. Cet horizon qui s’assombrit, ce n’est pas celui d’îles au bout du monde, c’est notre horizon à tous et à toutes. L’action climatique n’attend pas. Elle est l’affaire de chacun et chacune.

Il nous faut être ambitieux et, dans cet esprit, j’ai convoqué un Sommet sur l’action pour le climat le 23 septembre au Siège de l’Organisation des Nations Unies, à New York. J’ai demandé aux chefs d’État et de gouvernement de venir avec des propositions concrètes et réalistes pour accélérer encore la mise en œuvre de l’Accord de Paris et amorcer une transition radicale vers un avenir plus propre, plus sûr et plus vert. Dans cette entreprise, ils seront portés par les appels pressants des jeunes femmes et jeunes hommes du monde entier qui ont bien compris que leur avenir est en jeu.

C’est le combat de notre génération et c’est une course contre la montre. Nous pouvons l’emporter, nous devons l’emporter. Les moyens ne manquent pas : taxer la pollution, pas les personnes ; cesser de subventionner les combustibles fossiles ; arrêter de construire de nouvelles centrales à charbon d’ici à 2020 ; transformer l’économie grise en économie verte. Je compte sur votre appui constant. Il nous faut bâtir ensemble un monde dans lequel nous puissions vivre en harmonie avec autrui et avec notre environnement.