« Le meurtre de Lloyd Hobbs, un garçon qui avait de bons résultats scolaires, qui était apprécié dans sa communauté et qui appartenait à une famille de bonne réputation, a donné l’impression à la communauté que la vie d’un Noir avait peu de valeur aux yeux de la police. »

Extrait de Mass Violence in America, The Complete Report of Mayor LaGuardia’s Commission on the Harlem Riot of March 19, 1935 (New York, Arno Press et The New York Times, 1969). 

Depuis les semaines qui ont suivi l’horrible assassinat de George Floyd, le 25 mai 2020 par la police de Minneapolis, qui a suscité l’indignation générale dans le monde entier, le quartier autour du Civic Center, situé dans la partie sud de Manhattan, à New York, est traversé par de fortes émotions humaines qui ne cessent de s’amplifier. Il est devenu évident que les sentiments d’injustice et de déni profondément enracinés ne peuvent plus être passés sous silence et que l’exercice persistant d’un pouvoir empreint de préjugés et de haine ne sera plus toléré.

Alors que je me frayais frénétiquement un chemin entre les nombreuses barrières de contrôle de la foule installées le long des magasins barricadés, déterminée à ne pas violer le couvre-feu imposé à une ville fermée, je ressentais une tension tangible et inquiétante. Les connaissances sur la justice sociale et la discrimination raciale que j’avais acquises et partagées en classe ou à la bibliothèque ne m’avaient pas préparée à ces manifestations de rue tumultueuses. En ayant recours aux traités que j’avais l’habitude d’étudier avec mes étudiants, j’ai trouvé un certain nombre d’entre eux indispensables pour faire face à ce sombre et pénible chaos urbain.

L’un des volumes d’un ancien programme d’études a attiré mon attention, compte tenu des récents événements. Il s’agit de l’ouvrage intitulé An American Dilemma: The Negro Problem and Modern Democracy (1944), un travail gigantesque qui, à ce jour, reste l’étude interdisciplinaire la plus complète des relations raciales aux États-Unis. Publié un an avant la signature de la Charte des Nations Unies à San Francisco, il trouve de manière étonnante un écho à l’appel urgent lancé par le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres sur la nécessité de lutter contre les inégalités qui, selon lui, « ont atteint des proportions de crise dans le monde entier [..] et constituent une menace croissante pour notre avenir ».

Si l’étude, parrainée par la Carnegie Corporation of New York, est, à juste titre, attribuée à Gunnar Myrdal, un économiste et un sociologue suédois lauréat du Prix Nobel qui a dirigé les recherches et a été le seul responsable du rapport final, il s’agissait d’une véritable collaboration entre des chercheurs confirmés et de jeunes chercheurs issus d’un vaste éventail de disciplines. L’un de ces contributeurs était Ralph Johnson Bunche, dont on se souvient surtout comme ayant été le premier Afro-Américain et la première personne de couleur à avoir reçu le prix Nobel de la paix, un diplomate célèbre, un illustre fonctionnaire international et un fervent défenseur des droits de l’homme. Pourtant, en dehors du monde universitaire, on connaît beaucoup moins l’héritage qu’il a légué en tant que pionnier des sciences sociales et spécialiste des sciences politiques qui a discerné le caractère manipulateur de la notion de race fabriquée par la société des années avant l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qu’il a contribué à rédiger. En avance sur son temps, il avait mis en garde contre les dangers de la montée du fascisme en Europe, dénonçant catégoriquement les inégalités fondées sur les différences raciales à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. À l’occasion du 75e anniversaire de la publication de son ouvrage, intitulé An American Dilemma, et de la création des Nations Unies, ses efforts menés pour élargir le débat sur la race doivent être réexaminés afin de dissiper ce que le Secrétaire général António Guterres appelle « l’illusion que nous vivons dans un monde post-raciste ».

Je saisis également cette occasion pour célébrer le 117e anniversaire d’un internationaliste et d’un humanitaire visionnaire dont le souvenir perdure, avant tout « dans la longue lutte pour la dignité humaine et contre la discrimination raciale et le sectarisme1 ».

En 1934, à l’âge de 31 ans, il a terminé une thèse de doctorat sur le colonialisme français après avoir effectué des recherches à Paris et dans les archives de la Société des Nations ainsi qu’un travail sur le terrain en Afrique de l’Ouest. Certaines de ses conclusions allaient être utiles à ses contributions ultérieures au projet Carnegie-Myrdal, définir son approche de la médiation de la paix et de la décolonisation et renforcer son engagement de longue date au mouvement des droits civils. En 1936, il a publié une brochure intitulée A World View of Race dans laquelle il rejetait toute justification scientifique de la notion de race qui était « suffisamment souple » dans sa signification pour cultiver et rationaliser les préjugés de groupe. Il affirmait que la race était effectivement utilisée comme un « faux prétexte » pour des politiques inadéquates et le « camouflage d’une exploitation économique brutale2 ». Comme il l’a observé, les relations raciales « étaient porteuses de dangers pour la paix et le développement futurs ». Conçue pour subjuguer, souvent à coups de baïonnette, la notion de race a été utilisée pour apporter les « bienfaits de la civilisation » aux peuples « arriérés », qui « ont été mis à contribution pour mettre leurs propres ressources à la disposition du reste du monde », mais qui « ont eu peu d’occasions de partager les nouvelles richesses3 ». Selon lui, l’oppression permanente ainsi que les réponses pour y faire face créent inévitablement des stéréotypes raciaux qui victimisent toutes les parties concernées4. Quelle que soit la gravité de leur situation, les groupes dominants, « apaisés » par l’illusion de leur « supériorité raciale », s’arrogent des privilèges politiques et économiques5.

C’est en ces termes qu’il comprenait et voyait la race et les relations raciales avant de se joindre à l’équipe de recherche de Gunnar Myrdal. Ayant grandi dans un pays où la ségrégation raciale était en vigueur et où il était inévitablement confronté aux préjugés, il avait une « compréhension intuitive des complexités raciales en Amérique6 », devenant ainsi un collaborateur indispensable au projet. 

Au printemps de l’année 1939, lorsque Gunnar Myrdal a commencé à rechercher des collaborateurs, Ralph Bunche venait juste de terminer ses études de troisième cycle en anthropologie à la London School of Economics et à l’Université du Cap, en Afrique du Sud. À son retour aux États-Unis, il été nommé professeur titulaire à l’Université Howard où il a donné des cours sur le gouvernement américain et le droit constitutionnel. Il s’est joint au projet avec enthousiasme, très intéressé par ses possibilités7. Il a rédigé quatre monographies qui devaient servir de références informatives dans lesquelles puiser pour l’édition finale de l’étude. La plus importante d’entre elles, « The Political Status of the Negro », a été très influencée par sa propre expérience en tant qu’Afro-Américain et ses intérêts universitaires pour les organisations œuvrant à la promotion des personnes de couleur ainsi que pour les procédures électorales et politiques dans le sud des États-Unis. L’un des articles de recherche le plus cité est cependant « Conceptions and Ideologies of the Negro Problem », daté du 5 mars 1940. Gunnar Myrdal avait lu cet article avec un grand intérêt, ce qui a sans doute fourni le titre et le thème de l’ouvrage8. Adhérant aux convictions précédemment exprimées concernant le danger de la race en tant que dispositif de construction sociale utilisé pour susciter les émotions et les rationaliser, Ralph Bunche a abordé le problème dans les limites du temps et de l’espace, en traçant une mythologie évolutive qui obscurcirait progressivement les processus intellectuels, soigneusement protégés pour ne pas devenir le « sujet de doute ou de test ». « Très peu de problèmes ont été aussi marqués par des dilemmes, aussi chargés de contenu émotionnel, aussi persistants et aussi peu réfléchis », a-t-il écrit9

Contrairement à Gunnar Myrdal, qui pensait que le « credo américain », un ensemble de croyances censées être intériorisées par tous les Américains, l’emporterait sur « les préjugés de groupe à l’encontre de certaines personnes ou de certains types de personnes10 », Ralph Bunche était d’un avis opposé, estimant que la contradiction entre les idéaux américains et le racisme anti-Noir avait été rationalisée de manière conventionnelle depuis que l’esclavage était devenu une institution fondamentale, et qu’il était devenu nécessaire de concilier la servitude humaine et « l’échafaudage idéologique de la démocratie11 ». Au lieu de suggérer, comme l’avait fait Gunnar Myrdal, que des appels moraux à la conscience culpabilisante des Américains bien intentionnés permettraient des réformes au sein de l’organisation sociale existante, Ralph Bunche préconisait un changement structurel, insistant sur la nécessité d’une « croisade » et d’une « lutte sans merci, qui érigerait une véritable démocratie […] sur des fondements constitutionnels ». Le dilemme des Noirs pourrait donc être « résolu uniquement en termes de possibilités de développement et d’assimilation complète dans la vie politique et économique de la nation12 ».

Sa contribution à l’ouvrage de Gunnar Myrdal fournit une analyse détaillée du rôle historique du New Deal, un ensemble de programmes d’aide et de réformes gouvernementales présentées par le Président américain Franklin D. Roosevelt pour permettre à la nation de se relever après la Grande Dépression. Initialement, il ne croyait pas « qu’une planification plus éclairée » allait sensiblement « changer les idées, les traditions ou les loyautés13 », en remettant en cause les stéréotypes raciaux. Mais les recherches réalisées pour l’ouvrage de Gunnar Myrdal l’ont persuadé que certaines caractéristiques de l’entreprise économique et sociale du Gouvernement américain pourraient, en fait, être considérées comme bénéfiques du point de vue des Afro-Américains. Parmi d’autres signes d’espoir, il a reconnu que les logements à loyer modéré, la sécurité sociale, la législation sur le salaire minimum et les heures de travail, ainsi que la loi sur les relations de travail ont contribué à améliorer la situation des Afro-Américains plus « que la décision la plus large possible concernant l’égalité de leurs droits14 ». Il a souligné l’importance de l’inclusion de conseillers afro-américains dans le New Deal, qui pourraient tenter de garantir que des millions d’aides et de services gouvernementaux soient mis à disposition pour répondre aux besoins de la population afro-américaine. Bien qu’il ait réalisé que ces politiques n’allaient pas assez loin pour améliorer le sort des innombrables chômeurs, les mesures ont permis d’ouvrir la voie aux minorités « afin d’amorcer le processus en faveur de la liberté économique et politique15 ». Alors que l’économie mondiale s’enfonce actuellement dans une récession, il pourrait être utile de réexaminer ses réflexions sur ces travaux publics acquis afin d’orienter les efforts menés actuellement pour assurer une reprise durable et inclusive et reconstruire en mieux. La sécurité économique de centaines de millions de personnes dans le monde continue d’être entravée par des « maux », comme « les handicaps politiques et éducatifs », « les bidonvilles » et « la protection inadéquate de la santé16 ». Ces recommandations, qu’il a formulées il y a près d’un siècle, rendent de nouveau l’étude opportune et pertinente.

L’ampleur, la portée et la structure de l’ouvrage intitulé An American Dilemma, composé de 45 chapitres très documentés, de dix annexes ainsi que de nombreux tableaux, révèlent comment les conflits raciaux ont imprégné tous les aspects de la vie américaine. Il aurait été impossible, à l’époque comme aujourd’hui, de comprendre l’injustice raciale ou de traiter cette question de manière appropriée, sous quelque forme que soit, sans une volonté consciencieuse et sincère de reconnaître son histoire controversée et d’analyser les forces politiques et sociales en jeu. Contrairement aux ouvrages de ses prédécesseurs qui avaient évité de formuler des recommandations en matière de politique publique, celui de Gunnar Myrdal a été une source d’information complète et « un guide pour les décideurs politiques17 ». Cette publication a notamment permis de mettre fin à la ségrégation, jugée inconstitutionnelle, lorsqu’elle a été citée dans l’affaire Brown v. Board of Education (1954), une décision historique de la Cour suprême des États-Unis. Ses conclusions ont été utilisées comme preuve contre le concept « séparés mais égaux », prouvant que la séparation impliquait l’infériorité et l’imposait.

Soixante-quinze ans après que Ralph Bunche a dénoncé le recours aux doctrines raciales comme instrument de l’arrogance impérialiste, l’exploitation injuste des ressources naturelles, qu’il s’agisse de matériaux de grande valeur, comme le bois, les diamants, l’or, les minéraux et le pétrole, ou de produits de base rares, y compris les terres fertiles et l’eau, continue d’alimenter des conflits violents18.

Il aura fallu des décennies au système des Nations Unies ainsi qu’à de nombreux sociologues, économistes, avocats, psychologues sociaux, ethnographes, historiens, généticiens et autres experts, y compris d’importantes recherches ayant contribué à An American Dilemma, pour débattre de la question raciale, avant que la Conférence générale de l’UNESCO n’adopte, en 1978, une « Déclaration sur la race et les préjugés raciaux », affirmant que les théories de la supériorité raciale et ethnique sont dénuées de fondement scientifique. Cependant, telle qu’elle est définie dans la quatrième déclaration de l’UNESCO sur la race et les préjugés raciaux de 1967, et comme la pandémie de COVID-19 l’a révélé avec encore plus de force cette année, la discrimination raciale « continue de hanter le monde, d’entraver le développement de ses victimes, pervertit ceux qui la mettent en pratique, divise les nations au sein d’elles-mêmes, aggravent les conflits mondiaux et constitue une menace pour la paix19. »

Les efforts des Nations Unies en matière de traités anti-discrimination se sont poursuivis, aboutissant notamment à la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, entrée en vigueur en 1969. S’appuyant sur une approche fondée sur les droits de l’homme remettant en cause la conception essentialiste de la race, l’Organisation a mené une campagne contre le régime d’apartheid, qui a conduit à la suspension temporaire d’un État Membre, l’interdisant de participer aux travaux de l’Assemblée générale. Moins d’une décennie après sa réadmission au sein des Nations Unies, suite à sa transition vers la démocratie en 1994, l’Afrique du Sud a accueilli en 2001 la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée.

Pourtant, le racisme persiste. Révélant un scepticisme croissant concernant les relations raciales, Ralph Bunche, dans son essai de 1967 intitulé « Upheavals in the Ghettos », qualifie le racisme de « virus dangereux20 » qui peut se propager de part et d’autre de la division ethnique ou de couleur. Son lourd tribut ne peut être sous-estimé, car le racisme est aussi omniprésent et destructeur que le nouveau coronavirus qui a des effets traumatisants sur des individus et des communautés découragés, laissés dans le désarroi. Comme pour la pandémie, il est impératif de continuer à chercher des remèdes tout en appliquant des mesures préventives. Afin d’éliminer « les terreaux propices » aux griefs, il est nécessaire de les identifier et de les traiter. Entrepris il y a 75 ans, le projet Carnegie-Myrdal a été une première tentative en ce sens, un effort qui reste inégalé à ce jour. En plus des causes sous-jacentes de longue date étudiées dans An American Dilemma, les retombées de la pandémie ont mis en évidence des formes nouvelles ou, auparavant, moins visibles du racisme, comme la discrimination environnementale qui ne cesse de s’aggraver. Des décennies de négligence et de sous-investissement dans les domaines du logement, des infrastructures et de la sécurité environnementale ont conduit à une fusion de la lutte pour une justice sociale et le besoin urgent du pacte vert. Quelle que soit la forme qu’elles prennent, les politiques et les méthodes discriminatoires restent prédominantes et la crise actuelle affecte de manière disproportionnée les femmes, les communautés de couleur, les groupes minoritaires et les personnes les plus vulnérables.

Les réformes imposées par des actions législatives et judiciaires sont importantes et ont été souvent efficaces dans la lutte contre les préjugés, comme le suggère l’affaire Brown v. Board of Education. Mais, comme le fait remarquer l’écrivain Caryl Phillips, « nous ne pouvons légiférer sur ce qui se trouve dans le cœur des gens21 », ce qui, admet-il, crée une responsabilité supplémentaire pour chacun d’entre nous, y compris les enseignants, les parents, les organisateurs communautaires, les personnalités publiques et, bien sûr, les fonctionnaires internationaux. Dans le même ordre d’idées, les troubles urbains généralisés ne peuvent être étouffés même en retirant les forces fédérales. Au contraire, ces mesures, comme cela est devenu évident ces derniers jours dans un certain nombre de villes américaines, ont incité les manifestants à descendre de plus en plus nombreux dans la rue, d’autres groupes comme les mères de famille et les vétérans se joignant au mouvement. Les manifestants sont retournés dans la rue, animés par le même « sens de la justice et la même préoccupation profonde pour tous les peuples et tous les problèmes22 » qui avaient poussé Ralph Bunche à s’adresser à une foule immense lors de la légendaire Marche sur Washington de 1963, juste avant que Martin Luther King ne prononce son discours mémorable, puis, plus tard, à se joindre à ce dernier en Alabama, en première ligne de la Marche de Selma à Montgomery.

Soixante-cinq ans plus tard, et à 3 000 km de Selma, une nouvelle génération de militants s’inspire de l’histoire des droits civils qui « a mis en évidence la violence endémique de la ségrégation » et a abouti à la loi sur le droit de vote de 1965. Dirigée par Mme Patrisse Cullors, une artiste, militante, oratrice et cofondatrice afro-américaine du mouvement Black Lives Matter, une coalition de réformateurs à Los Angeles tire parti du pouvoir du vote par le biais d’une mesure électorale pour « mettre fin à la violence et aux abus des shérifs dans les prisons23 ». Comme c’est souvent le cas, les humanitaires dévoués, leur héritage, leurs intentions et leurs influences sont destinés à converger un jour ou l’autre. Si le monde n’avait pas frémi d’horreur après le meurtre insensé d’un homme noir à Minneapolis au printemps dernier, le fait que Mme Cullors ait reçu le prix humanitaire Ralph Bunche de l’année serait peut-être passé tout à fait inaperçu. Originaire de Los Angeles et en première ligne de la réforme de la justice pénale depuis plus de 20 ans, elle a été récompensée pour ses services à la communauté afro-américaine. Des semaines plus tard, le mouvement qu’elle a contribué à fonder a acquis une nouvelle notoriété, exhortant le monde à accélérer les efforts communs dans la recherche d’un remède contre « le dangereux virus du racisme », qui continue de priver des êtres humains de leur empathie et de leur compassion inhérentes, et à pervertir les consciences intoxiquées par le plaisir de l’agression brutale.

7 août 2020

Notes

1Brian Urquhart, Ralph Bunche: An American Life (New York, Londres, W.W. Norton and Company, 1993), p. 458.

2Ralph J. Bunche, A World View of Race (Washington, The Associates in Negro Folk Education, 1936), p. 25.

3Ibid., 38-40.

4John B. Kirby, « Ralph J. Bunche and black radical thought in the 1930s », Phylon, vol. 35, n° 2 (2e qt., 1974), p. 131.

5Bunche, A World View of Race, p. 26.

6Dewey W.Grantham, « Editor's introduction », dans The Political Status of the Negro in the Age of FDR, Ralph J. Bunche (Chicago, London, The University of Chicago Press, 1973) p. xii.

7Ibid.

8Clare L. Spark, « Race, caste, or class? The Bunche-Myrdal dispute over An American Dilemma", International Journal of Politics, Culture, and Society, vol. 14, n° 3 (mars 2001), p. 473.

9Ralph J. Bunche, « Conceptions and Ideologies of the Negro Problem ». Une note de recherche. Étude Carnegie-Myrdal. The Negro in America (New York, 1940), p.p. 5, 3. Conseil pour la recherche en sciences sociales. Disponible sur le site https://anamericandilemma21c.org/article/conceptionsandideologiesofthenegroproblem_5da5db40d5335b3bbaad9abc.

10Gunnar Myrdal avec l’assistance de Richard Sterner et d’Arnold Rose, An American Dilemma: The Negro Problem and Modern Democracy (New York, Londres, Harper and Brothers Publishers, 1944), p. xlvii. 

11Bunche, « Conceptions and Ideologies of the Negro Problem », p. 9.

12Ralph J. Bunche, « The Negro in the political life of the United States », Journal of Negro Education, vol. X (juin 1941), p. 583, 581. Cité dans Kirby, « Ralph J. Bunche and black radical thought in the 1930s », p. 135, 137.

13Kirby, « Ralph J. Bunche and black radical thought in the 1930s », p. 134 et Ralph J. Bunche, « A critique of New Deal social planning as it affects negroes », Journal of Negro Education, vol. V (janvier 1936), p. 60. Cité dans Kirby, « Ralph J. Bunche and black radical thought in the 1930s », p. 133.

14Ralph J. Bunche, « The Political Status of the Negro with Emphasis on the South and Comparative Treatment of the 'Poor White' ». Une note de recherche Étude Carnegie-Myrdal. The Negro in America, livre VI (New York, 1940), p.p. 1530-1531. Le Conseil pour la recherche en sciences sociales. Disponible sur le site https://ssrcmyrdal.s3.amazonaws.com/4e401ee5208548418258b15e68a9c916.pdf .

15Kirby, « Ralph J. Bunche and black radical thought in the 1930s », p. 134.

16Ralph J. Bunche, « The Negro in the political life of the United States », 538. Cité dans Kirby, « Ralph J. Bunche and black radical thought in the 1930s », p. 135.

17Urquhart, Ralph Bunche: An American Life, p. 83.

18Pour plus d’information sur les conflits et les ressources naturelles, voir Le maintien de la paix des Nations Unies « Conflits et ressources naturelles ». Disponible sur le site http://peacekeeping.un.org/en/conflict-and-natural-resources.

19UNESCO, « Déclaration sur la race et les préjugés raciaux », Paris, septembre 1967 », dans Quatre Déclarations sur la race (Paris, 1969), p. 50.

20Ralph J. Bunche, « Upheavals in the Ghettos », dans Ralph J. Bunche, Selected Speeches and Writings, Charles P. Henry, dir. et « Introduction » (Ann Arbor, The University of Michigan Press, 1998)p. 290. 

21Caryl Phillips, « American tribalism" », in The American Effect: Global Perspectives on the United States, 1990-2003 (New York, Whitney Museum of American Art, 2003), p. 91.

22Ralph Bunche, « March on Montgomery Speech, 1965 », in Bunche, Selected Speeches and Writings, 259.

23Patrisse Cullors, « Selma to LA: How civil rights history inspired modern criminal justice reform and Measure R », Daily KOS, 25 février 2020. Disponible sur le site https://www.dailykos.com/stories/2020/2/25/1921770/-Selma-to-LA-How-civil-rights-history-inspired-a-modern-campaign-for-criminal-justice-reform.

 

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