Secteur privé

« Nous devons maintenant atteindre les nombreux hommes et femmes sur le continent africain qui luttent toujours avec la pauvreté, le chômage et l'instabilité. Nous pouvons relever ces défis en exploitant mieux le pouvoir de transformation du secteur privé, du commerce et de l'investissement. Les entreprises, grandes et petites, peuvent aider à promouvoir l'accès à la nourriture, à l'énergie et aux services essentiels et fournir des emplois décents. »

-- Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, lors de la TICAD V, à Yokohama (Japon), 1er - 2 juin 2013

Le Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique a pour ambition d’encourager le secteur public national en Afrique à participer à la croissance et au développement inclusif. Ce processus constitue une étape-clé pour une mise en œuvre réussie du programme de transformation de l’Afrique, notamment du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), qui fait désormais partie intégrante de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. L’engagement du Bureau du Conseiller spécial auprès du secteur privé est le signe que ce dernier a un rôle crucial à jouer pour le bon développement du continent africain.

Un moteur de croissance et de développement inclusif

Le secteur privé est l’un des principaux moteurs de croissance et de développement. Un secteur privé national dynamique est un rouage essentiel pour améliorer la compétitivité des économies africaines, démontre l’existence d’un climat propice aux affaires et attire les investissements étrangers. Il en ressort une compétitivité internationale accrue pour les économies africaines.

Dans le cadre du NEPAD, de l’Agenda 2063 de l’Union africaine récemment adopté et de la Position commune africaine sur le Programme de développement pour l’après-2015, les dirigeants africains ont mis en exergue le rôle majeur du secteur privé dans le développement durable de l’Afrique et sa transformation structurelle. À cet égard, ils ont souligné l’importance de développer le secteur privé, de renforcer la capacité de production des petites entreprises, d’améliorer le climat des affaires et des investissements, mais aussi de promouvoir des partenariats au sein du secteur privé.

La participation et la place prépondérante du secteur privé dans l’adoption de pratiques commerciales transparentes et responsables ont également été soulignées.

Les travaux du Bureau du Conseiller spécial pour l'Afrique

Le Bureau a publié plusieurs rapports préconisant d’accroître la participation du secteur privé dans les programmes et les priorités du NEPAD. Qui plus est, il a galvanisé et forgé des partenariats innovants avec le secteur privé et des institutions philanthropiques dans le cadre de sa mission de sensibilisation sur les questions de paix et de développement de l’Afrique, y compris en ce qui concerne la mobilisation des ressources pour le développement durable et inclusif de l’Afrique. Dans ce contexte, le Bureau du Conseiller spécial est en relation directe avec le secteur privé lors de ses actions de plaidoyer et à travers le Mécanisme des Nations Unies de suivi des engagements pris en faveur du développement de l’Afrique.

En outre, le Bureau du Conseiller spécial pour l'Afrique a une mission de sensibilisation sur les possibilités d’investissement en Afrique par le biais de plusieurs partenariats-clés avec notamment Africa Investor, le Global Partnerships Forum, la NEPAD Business Foundation et une vaste coalition d’entreprises africaines et non africaines. Les efforts déployés par le Bureau dans les dialogues de haut niveau en matière d’investissements et de promotion de partenariats public-privé visent à faire évoluer la vision que les investisseurs ont du continent.

« Cette année a été déclarée Année de l'autonomisation des femmes et du développement pour la concré́tisation de l'Agenda 2063. Les femmes représentent plus de 50 % de la population africaine; autonomiser les femmes dans les domaines socio-économique et politique, c'est autonomiser la socitété toute entière. »

-- Madame Zuma, 2015

Le saviez-vous?

  • Pour combler le déficit de l'infrastructure avec le reste du monde et atteindre les objectifs du Millénaire pour développement, la Banque africaine de développement estime que l'Afrique doit investir 93 milliards de dollars américains par an au cours de la prochaine décennie dans les infrastructures, le double des sommes actuellement investies.
  • En 2012, trois des dix bourses à plus forte croissance dans le monde se trouvaient en Afrique. En 2013, pas moins de 10 des principaux indices de l'Afrique ont connu une croissance à deux chiffres.

Source: Invest in Africa 2014, Union africaine