Lancement du Rapport économique sur l’Afrique 2016 (11 avril 2016)

Vers un industrialisation verte en Afrique

Le Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique, en collaboration avec la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, le Département de l’information et le Bureau de l’Observateur permanent de l’Union africaine auprès de l’Organisation des Nations Unies a organisé un événement pour le lancement à New York de l’édition 2016 du Rapport économique sur l’Afrique : « Vers une industrialisation verte en Afrique ». L’événement a eu lieu le lundi 11 avril 2016, de 10 heures à midi, au Secrétariat des Nations Unies à New York, en salle de conférence n°1.

L’objectif de cette réunion célébrant le lancement du Rapport économique sur l’Afrique 2016 était de discuter l’engagement croissant des pays africains pour la mise en œuvre d’un développement « vert » en tirant avantage des nouvelles innovations et technologies ainsi que des nouveaux modèles commerciaux en s’installant sur une trajectoire utilisant les ressources naturelles de manière optimale et efficiente en tant que facteurs de production dans un processus d’industrialisation fondé sur des réserves d’énergie propre. Le Rapport 2016 apporte aux gouvernements des suggestions de politiques plus vertes, une impulsion pour transformer les chaînes d’approvisionnement reliant les ressources naturelles aux marchés en chaîne de valeur permettant de diversifier les économies du continent et d’assurer une meilleure valeur ajoutée.

En tant qu’organisateurs de cet événement, le Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique, en collaboration avec la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, le Département de l’information et le Bureau de l’Observateur permanent de l’Union africaine auprès de l’Organisation des Nations Unies ont profité de l’occasion pour discuter aussi de la meilleure manière pour le continent africain de trouver une voie vers l’industrialisation écologique, mettant en place une croissance durable et inclusive et créant des emplois verts avec des retombées positives.

Pour en savoir plus sur le Rapport 2016

« On considère que l’économie verte entraîne une amélioration du bien-être humain et de l’équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie de ressources. Elle réunit des politiques économiques, sociales et environnementales et met l’accent sur les nouvelles possibilités de croissance économique susceptibles de réduire les pressions exercées sur la qualité et la quantité des systèmes de capital de naturel (PNUE 2011). En optant pour une croissance verte, l’Afrique assiéra son développement sur des bases plus solides et durables, dès lors que ce type de croissance ne prévoit pas seulement l’expansion de l’économie, mais accorde aussi un degré de priorité élevé à la nécessité de reconstituer ou d’accroître les actifs environnementaux et sociaux. »

--- Rapport économique sur l’Afrique 2016

L’Afrique a connu une croissance économique vigoureuse au cours des dix dernières années et ses perspectives de croissance à moyen terme demeurent positives, malgré la tourmente qui s’est abattue sur l’économie mondiale. Cette croissance ne s’est cependant pas traduite en avantages correspondants sous forme de diversification économique, d’emplois décents et de développement social rapide.

Le continent a défini une vision et l’a assortie d’un programme en vue de sa concrétisation en 2063, preuve s’il en est de l’importance que la transformation structurelle revêt dans le débat public et dans les discours des décideurs. La concrétisation de la vision définie pour 2063 cadre bien avec les objectifs plus larges de développement au plan mondial, tels que reflétés dans les objectifs de développement durable, le Plan d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement et d’autres programmes de développement convenus au niveau international, notamment l’Accord de Paris sur le climat de 2015.

Plusieurs pays élaborent actuellement leur vision et leurs stratégies de développement nationales afin d’assurer une croissance verte, la résilience au climat et à long terme une économie à faible intensité de carbone. Les pays africains ont des chances de figurer dans le peloton de tête en ce domaine — s’ils vont rapidement de l’avant.

L’édition de 2016 du Rapport économique sur l’Afrique présente les arguments militant en faveur d’une industrialisation durable et centrée sur les personnes en Afrique. Compte tenu des effets du changement climatique, des pénuries de ressources et de la dégradation de l’environnement, des mesures visant à rendre le développement de l’Afrique écologique, revêtent une importance cruciale et peuvent rapporter d’importants avantages. La forme et le modèle d’industrialisation de l’Afrique, façonnés par ses abondantes ressources naturelles, telles que l’eau et les sources d’énergie renouvelables, sont analysés dans le rapport, tout comme l’est la refonte des politiques à opérer pour lutter contre la pauvreté et l’inégalité.

Le rapport examine le rôle que pourraient jouer le découplage entre énergie et activité économique et l’écologisation des chaînes de valeur en tant que vecteurs d’une croissance à faible émission de carbone en Afrique. Les études de cas des pays fournissent des exemples d’activités d’écologisation actuellement menées dans les différents secteurs clés. Une modélisation de scénarios alternatifs — l’un étant la poursuite des activités comme d’habitude et l’autre, l’option de l’écologisation — fait valoir l’importance qu’il y a pour le continent de réaliser ses objectifs stratégiques de transformation structurelle et d’industrialisation, de manière durable et inclusive.