Le Mécanisme de coordination régional pour l'Afrique (MCR-Afrique)

Par sa résolution 32/197 PDF (paragraphe 20) du 20 décembre 1977, l’Assemblée générale des Nations Unies a établi que, compte tenu des nécessités et des conditions particulières de chaque continent, les commissions régionales devraient jouer un rôle moteur dans l'amélioration de la coopération et de la coordination des activités de l’ONU à l’échelon continental, et en assumer la responsabilité.

À l'annexe III, paragraphe 13 de sa résolution 1998/46 PDF (voir en page 87), le Conseil économique et social des Nations Unies, ajoute :

« Dans le cadre de leur rôle d'animation, les commissions régionales devraient organiser régulièrement des réunions interorganisations dans chaque région pour y améliorer la coordination entre les programmes de travail des organismes des Nations Unies.

À cet égard, le Conseil économique et social se félicite des efforts que déploie le Secrétaire général pour améliorer la coordination au sein du Système des Nations Unies, y compris sa proposition d'organiser dans chaque région, sous la présidence du Vice-Secrétaire général, des rencontres annuelles réunissant les différents organismes des Nations Unies engagés dans des activités aux échelons régional et multinational. »

Le rôle du Mécanisme de coordination régional pour l'Afrique (MCR-Afrique)

Depuis sa création en 1999 (et jusqu’à fin 2015), le Mécanisme de coordination régional pour l'Afrique (MCR-Afrique) a tenu seize sessions annuelles.

Il est progressivement devenu un instrument de coordination de l’appui du système des Nations Unies à l’Afrique et au Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), notamment au travers du Programme décennal de renforcement des capacités, un accord conclu en 2006 entre les Nations Unies et l’Union Africaine. En lieu et place de ce Programme décennal qui prendra fin en 2016, un nouveau cadre d'actions décennal intitulé le « Programme d’Intégration et de développement de l’Afrique » (connu sous l'acronyme anglais PAIDA) a été mis en place et sera effectif à partir de 2017 et jusqu’en 2027. Son objectif est d’établir un  nouveau partenariat entre l’Union africaine et les Nations Unies.

Le MCR-Afrique s’articule sur un réseau de de groupes thématiques dont les membres sont issus des différentes composantes du Système des Nations Unies et de sa contre partie de l’Union africaine et des Communautés économiques régionales africaines (CER). Afin d'améliorer la coordination, la communication et la collaboration dans la mise en œuvre des divers programmes et activités prévus, ce système s’articule autour de thématiques couvrant les priorités de l’Union Africaine, à savoir :

  • le développement des infrastructures,
  • la bonne gouvernance,
  • le développement humain et social,
  • l’environnement, la population et l’urbanisation,
  • l’agriculture, la sécurité alimentaire et le développement rural,
  • la science et la technologie,
  • le plaidoyer et la communication,
  • la paix et la sécurité,
  • l’industrie, le commerce et l’accès aux marchés et
  • l’intégration régionale.

Le secrétariat du Mécanisme, assuré par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, s'est montré particulièrement dynamique dans le suivi de la mise en œuvre des recommandations formulées lors des réunions du MCR-Afrique.

Le Rôle du Bureau du Conseiller spécial pour l'Afrique dans les activités du MCR-Afrique

Le Bureau du Conseiller spécial pour l'Afrique participe pleinement aux activités du MCR-Afrique et co-préside, avec le Directorat pour  l’information et la  communication de la Commission de l’Union africaine, le Groupe thématique « Plaidoyer et communication ». En cette qualité, il est chargé d’élaborer et mettre en œuvre la stratégie de communication du Mécanisme de coordination régional pour l'Afrique et de favoriser la circulation de l’information entre les  groupes thématiques.

De plus, le bureau onusien en charge de l’Afrique encourage les médias africains et internationaux à reflèter  une  image plus réaliste et équilibrée du continent et de ce fait, promouvoir les possibilités qu’il recelle.

Le Bureau est également membre des structures suivantes :

  • le groupe thématique « gouvernance » ,
  • le groupe thématique « environnement, population et urbanisation »,
  • le sous-groupe « égalité entre les sexes et développement » et
  • le sous-groupe « reconstruction et développement après-conflit ».