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Economic Aspects | Natural Resource Aspects | Institutional Aspects | Social Aspects |Senegal
Les ministères ou organismes gouvernementaux responsables de la prise de décisions s'agissant de la coopération internationale et de l'aide à un développement durable sont le Ministère de l’Economie et des Finances (MEF), le Ministère des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, le Ministère du Commerce, le Ministère du Plan, le Ministère de l’Environnement, le Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage, le Ministère de la Pêche et des Transports Maritimes et le Ministère de l'Urbanisme et de l'Habitat. En dehors de leurs attributions, ces départements appliquent les directives émanant des instances supérieures du Gouvernement (Présidence et Primature). La coordination de l’action gouvernementale en matière de coopération internationale et d’aide au développement est assurée par le Ministère de l’Economie et des Finances, département chargé de centraliser les engagements financiers souscrits au nom du Gouvernement vis-à-vis de l’étranger. L'autorité décisionnelle est déléguée aux niveaux inférieurs de l'administration centrale ou des collectivités locales. S'agissant des relations et de la coopération internationale, la délégation se fait par le biais de la déconcentration et de la loi sur la décentralisation.
Decision-Making: Legislation and Regulations
Prise de décisions: législation
et réglementations
En ce qui concerne les lois, le code des investissements, le code des obligations civiles et commerciales, les règlements ou directives qui traitent des questions relevant de la coopération aux niveaux sous-régional, régional et international, visant à assurer un développement durable, le Sénégal a souscrit à tous les cadres sous régionaux dans la perspective d’un développement durable et donc se conforme aux dispositions de leurs instruments juridiques. On peut citer l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le Comité Inter Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS), etc… La politique commerciale s’appuie sur le principe de la libre concurrence. A cet égard, la libéralisation des importations engagée depuis 1986 par des mesures unilatérales, dans le cadre des politiques d’ajustement, s’est par la suite poursuivie avec l’avènement des accords de Marrakech. Aussi, le régime des importations se réduit pour l’essentiel à la protection tarifaire et au respect des normes de qualité. Avant l’entrée en vigueur du Tarif Extérieur Commun (TEC), et dans une moindre mesure, des accords de l’Organisation Mondiale du Commerce, le Sénégal était lié à certains pays par des accords commerciaux bilatéraux. Depuis 1994, les échanges extérieurs du Sénégal avec les pays de la sous région ouest-africaine sont régis par les dispositions du traité de l’UEMOA. Ainsi, en application de la décision de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UEMOA et conformément aux dispositions des instruments juridiques cités en référence, l’Union Douanière est entrée en vigueur le 1er janvier 2000. Depuis cette date, l’ensemble des huit Etats membres forment un même territoire douanier, avec un TEC et une politique commerciale commune dans leurs relations avec les pays tiers. Cette importante étape du processus d’intégration au sein de l’UEMOA se traduit notamment par un désarmement tarifaire interne intégral, une mise en œuvre d’un TEC, et une mise en place d’un dispositif complémentaire de taxation de l’appui du TEC. Dans les échanges entre les Etats membres, toutes les restrictions quantitatives, entraves non tarifaires, prohibitions, ou autres mesures d’effet équivalent portant sur les importations ou les exportations des produits originaires ou fabriqués dans les Etats membres sont levées. L’origine communautaire des produits, qu’ils soient industriels, du cru ou de l’artisanat traditionnel, doit, en tout état de cause, être attestée par un certificat d’origine dûment délivré par les autorités compétentes et visé par le service administratif de l’Etat membre exportateur de ces produits. Les produits crus sont admis en franchise des droits et taxes perçus à l’entrée des Etats membres. Les produits industriels originaires agréés bénéficient, lors de leur importation dans un Etat membre, de la franchise totale des droits et taxes applicables aux produits importés des pays tiers à l’exclusion, le cas échéant, des taxes intérieures spécifiques ou ad valorem. Des produits industriels originaires non agréés bénéficient, lors de leur importation dans un Etat membre, d’une réduction de 5% des droits et taxes d’entrée applicables aux produits de l’espèce importé des pays tiers. Les mesures prises pour encourager les investissements du secteur privé dans d'autres pays dans le cadre de la promotion d'un développement durable sont l’allégement des procédures d’agrément au code des investissements au niveau du guichet unique, la création de l’Agence de Promotion des Infrastructures et des Investissements, les politiques de libéralisation et d’intégration sous-régionale, et les stratégies d’ouverture politique vis-à-vis de nouveaux pays émergents tels que la Libye, Israël et l’Afrique du Sud.
Decision-Making: Strategies, Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies,
politiques et plans
Plusieurs activités ont été menées au niveau
national dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention sur la Diversité
Biologique. Un processus de consultation et de concertation a débouché
sur la publication d’une monographie nationale, et la validation d’une
stratégie nationale et d’un plan d’actions sur la biodiversité.
Au niveau national, l’application des dispositions des Conventions de Ramsar,
Berne et Bonn s’est surtout traduite par des interventions dans le cadre
de la gestion des Parcs du Niokolo-Koba, du Djoudj, du Delta du Saloum,
de Guembeul, de la réserve naturelle de Popenguine, de la langue
de Barbarie, du Parc de Basse Casamance, des Iles des Madeleines, de la
réserve de Kalissaye et de la réserve de NdiaN l. Parmi les
actions les plus récentes, il faut noter: 1. l’élaboration
d’un plan de sauvegarde de la diversité biologique dans les aires
protégées et les zones périphériques; 2. l’élaboration
d’une stratégie nationale de gestion des zones humides axée
sur le Delta du fleuve Casamance, Saloum et le Sénégal de
même que dans les Niayes et les mares temporaires; 3. une conférence
internationale sur les zones humides et le développement local s’est
tenue à Dakar en Novembre 1998. Dans le cadre de la mise en œuvre
de la Convention de Vienne et du Protocole de Montréal sur les substances
qui appauvrissent la couche d’ozone, le point focal chargé de la
mise en oeuvre du plan d’action a commencé ses activités
en 1994 avec la création du « Comité Ozone »
par arrêté du Ministre de l’Environnement et de la Protection
de la Nature. Durant le dernier semestre de 1998, les activités
suivantes ont été menées:
-remise de matériel de récupération et recyclage
des chlorofluorocarbones aux professionels du froid; organisation d’un
atelier
de de formation sur la récupération et le
recyclage des techniciens frigoristes;
- mise en place d’un projet d’investissement pour l’élimination
de l’utilisation du bromure de méthyle dans la fumigation des
arachides;
- élaboration d’un plan de gestion du secteur du froid.
Les actions d’envergure qui ont été menées dans
le cadre de la Convention relative à la coopération en matière
de protection et de mise en valeur du milieu marin et des zones côtières
et de son Protocole relatif à la coopération pour lutter
contre la pollution en cas de situation critique en mer sont l’élaboration
d’un plan national d’intervention d’urgence en cas de pollution marine,
la surveillance continue des pollutions marine et côtière
et la lutte contre l’érosion côtière. Mais aujourd’hui,
l’une des contraintes majeures qui pèsent sur la gestion de l’environnement
marin et côtier est la pollution d’origine domestique et industrielle
qu’elle subit. Un plan d’aménagement et d’assainissement du littoral
à Dakar est en cours d’étude pour apporter une réponse
à ces questions. Les politiques ou les stratégies concernant
le plan d’orientation et de développement économique et social,
les plans et programmes sont:
- la coopération et l'intégration régionales en
matière de développement durable, y compris la protection
de l'environnement;
- la coopération et des accords multilatéraux relatifs
au développement durable;
- la libéralisation et la mondialisation des échanges
commerciaux;
- la mobilisation des ressources financières internes et externes
aux fins de la coopération au
- développement;
- le transfert de technologies et de savoir-faire écologiquement
rationnels.
Decision-Making: Major Group Involvement
Prise de décisions: participation des
groupes principaux
Les femmes, les enfants, les jeunes, les autochtones, les collectivités locales, et les ONG participent au processus décisionnel aux fins de développement durable parce qu’ils constituent les cibles à qui sont destinées les programmes et projets. En effet, avec l’approche participative les acteurs ont des rôles qui vont de l’observation à la participation en passant par la consultation. En d’autres termes, les bénéficiaires définissent eux-mêmes (avec l’aide des ONG et services déconcentrés) les priorités de leur localité. La résolution des problèmes revient également aux populations avec l’aide des ONG, de l’Etat, des partenaires au développement. Avec la nouvelle approche participative, les bénéficiaires des projets et programmes sont en même temps les acteurs à la base qui doivent mettre en œuvre ces programmes pour améliorer leur situation. Le Gouvernement apporte des ressources financières, humaines et matérielles et l’expertise, mais aussi, coordonne et joue un rôle d’appui conseil dans l’exécution des programmes. La participation du secteur privé n’est pas significative dans les programmes de coopération internationale. En dehors de la participation des bénéficiaires, à qui on exige un apport physique ou en matière, le secteur privé ne finance pas les programmes de développement. Les principaux groupes qui subissent le contrecoup de la mondialisation sont les femmes, les enfants et les couches les plus défavorisés. Ce contrecoup est ressenti à travers le renchérissement des moyens de production et de subsistance.
Programmes and Projects
Programmes et projets
Dans le cadre de la mise en oeuvre de la Convention Internationale de
Lutte contre la Désertification, des programmes importants en cours
complètent les actions qui ont été menées jusqu’ici.
Il s’agit de:
- un programme entreprenariat paysan qui vise à exploiter les
filaos au profit des populations avec des mesures
d’accompagnement comme le soutien aux productions maraîchères;
- une étude d’impact environnemental sur l’exploitation de la
tourbe dans les Niayes;
- un projet sur la conservation de la diversité biologique par
la réhabilitation participative des sols dégradés
dans les zones
arides et semi-arides transfrontalière de Mauritanie
et du Sénégal plus communément connu sous l’appelation
de la ceinture
verte;
- l’exécution financière de ce programme sous-régional
est assurée par le Fonds pour l’Environnement Mondial;
- un programme d’Actions National de Lutte contre la Désertification
(PAN/LCD) a été élaboré et validé.
Plusieurs projets ont été mis en place dans le
cadre de la Convention sur les Changements Climatiques:
- CC: TRAIN: formation sur les enjeux des changements climatiques,
renforcement des capacités Nationals;
- « évaluation économique des stratégies
de réduction des gaz à effet de serre au Sénégal
»;
- « étude des cas de vulnérabilité aux changements
climatiques »;
- « amélioration de l’efficacité énergique
des bâtiments » au Sénégal et en Côte d’Ivoire;
La communication initiale au Sénégal a été
présentée à Kyoto en Décembre 1997 lors de
la COP3. Un séminaire international de renforcement des capacités
des négotiateurs africains dans le processus de mise en oeuvre de
cette convention a été organisé à Dakar en
Octobre 1998, pour préparer la COP4 à Buenos Aires. Des projets
ont étés formulés dans le cadre de la mise en œuvre
de la Convention sur la Diversité Biologique, ceux-ci comprennent
notamment:
- le projet intégré de conservation communautaire de
la biodiversité;
- la création d’un conservatoire botanique de diversité
végétale dans le domaine de la réserve spéciale
de Noflaye (Dakar);
-l’inventaire floristique et l’état de la biodiversité
dynamique de la végétation des forêts classées
des domaines soudanien et
guinéen au Sénégal;
-l’inventaire floristique phytosociologique et biodiversité
de la végétation du littoral nord-ouest du Sénégal
(Niayes).
Quatre grands programmes sont en cours d’exécution:1. le projet
de gestion du Niokolokoba et de sa Zone périphérique; 2.
le plan de gestion quinquenal du delta du Saloum; 3. le plan de gestion
quinquenal du Djoudj; 4. le programme diversité du Ferlo. Dans le
cadre de la Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements
transfrontières de déchets dangereux et leur élimination,
en termes d’activités menées au niveau national, le Sénégal
a déjà réalisé avec l’appui du secrétariat
de la convention de Bâle et de l’Environnement-Canada, un premier
inventaire des déchets dangereux. Un projet sur la gestion des déchets
a été élaboré et soumis à la coopération
canadienne. En ce qui concerne les principaux programmes et activités
ayant pour objet un financement multilatéral aux fins de la coopération
dans le domaine du développement durable, le Sénégal
bénéficie d’un appui extérieur appréciable
dans le domaine du développement durable. Au titre de la coopération
multilatérale, cet appui est assuré par des institutions
et organisations spécialisées dont principalement le FEM,
le PNUD, la Banque Mondiale, le FIDA et la BOAD. En outre, dans le cadre
de la coopération bilatérale, le Sénégal développe
des programmes avec divers pays notamment les Pays Bas, le Japon, la République
Fédérale d’Allemagne entre autres, pour lutter contre la
désertification et la pauvreté. Ainsi des opérations
de conservation de la biodiversité, de restauration et de préservation
du couvert végétal sont menées à travers des
programmes de renforcement des capacités pour une gestion durable
et une utilisation rationnelle des ressources naturelles. Les principaux
programmes mis en œuvre pour atteindre ces objectifs sont:
1. le projet agroforestier de Diourbel (phase II);
2. le projet Ceinture verte;
3. le projet de gestion communautaire des ressources naturelles;
4. le projet de réhabilitation de la vallée du
fleuve Sénégal;
5. le projet de conservation communautaire de la biodiversité;
6. le projet de surveillance des pêches au Sénégal;
7. le programme d’appui au développement forestier;
8. le programme changement climatique;
9. le programme ozone;
10. la gestion des déchets dangereux avec la convention de Bâle;
11. l'évaluation économique des options de mitigations;
12. le programme LIFE/ PNUD et FEM Small Grants;
13. le renforcement des capacités (avec le concours du PNUD);
14 le Programme de Formation et d’Information en Environnement (PFIE):
financement Union
Européenne;
15. l'éducation dans le secteur non formel - caravane de l’alphabétisation
au Sénégal - (UNESCO);
16. le renforcement des capacités en études d’impacts
environnementaux : Pays bas;
17. le programme de restructuration et de réhabilitation des
quartiers urbains irréguliers.
En plus, il faut noter le projet d'amélioration de l'efficacité
énergétique des bâtiments (ENERBAT) du FEM/PNUD expérimenté
en Côte d’Ivoire et au Sénégal. Les principales réalisations
ont été le diagnostic et l’inventaire des grands bâtiments
réputés énergétivores, et l’audit énergétique
et l’évaluation des mesures d’économie d’énergie d’une
quarantaine de grands bâtiments : Banque Centrale des Etats de l'Afrique
de l'Ouest (BCEAO), Banque Internationale pour le Commerce et l'Industrie
du Sénégal (BICIS), Ecole Supérieure Polytechnique
(ESP), Ecole Normale Supérieure (ENS), etc… Les principaux programmes
ou activités de coopération bilatérale ayant pour
objet l'apport de ressources financières aux fins du développement
durable, il faut noter le Projet Assistance-Conseil au Cabinet du Ministère
de l'Environnement, financé par la RFA et exécuté
par la GTZ, le programme d’Appui au Développement du secteur Forestier
(PADF), financé par les Pays-Bas, les Projets d’Appui à l’Entrepreunariat
Paysan (à Thiès) et Forestier (à Kolda), financés
par le Canada, le projet de Développement Intégré
autour des pépinières, financé par le Japon, et le
renforcement des capacités sur les changements climatiques (USAID).
Les principaux programmes d'assistance technique dans les domaines du renforcement
des capacités pour la conception et l'exécution des politiques
économiques ainsi qu'en matière d'administration publique,
etc..., de la conception et gestion de systèmes d'imposition et
de comptabilité efficaces, d'institutions financières et
de marchés, de la promotion de l'esprit d'entreprise, et de l’éradication
de la pauvreté, on peut citer le Projet de Lutte contre la Pauvreté
(PLCP), le Projet d’Aménagement et de Développement Villageois,
le Projet d'Appui à l'Entrepreunariat Paysan. Concernant la recherche,
la gestion et la conservation dans le domaine de l'environnement on note
le Projet Système de Promotion Intégré, le Projet
d’Auto promotion et de Gestion des Ressources Naturelles et le Programme
du Parc national des oiseaux de Djoudj. Pour l’éducation en matière
de développement durable, on peut noter le Projet de Formation et
d’Information Environnementale. S’agissant des programmes d’échanges
introduits pour prendre spécialement en compte les besoins particuliers
du Sénégal ou d’un pays partenaire commercial, les programmes
d'échange tels que reflétés dans le Plan d'actions
du sous secteur commerce extérieur visent, à l’importation:
au niveau multilatéral, à assurer une protection de l'économie
adaptée au contexte de la mondialisation et à instituer un
système de certification de la conformité des marchandises
importées ou produites localement, afin de mieux préserver
la santé publique, la sécurité des consommateurs et
la protection de l'environnement. Au niveau sous-régional, dans
le programme d'échanges intéressant les processus d'intégration
sous régionale, la politique poursuivie vise la mise en œuvre diligente
des mécanismes permettant l'harmonisation des politiques commerciales
des pays membres de l'UEMOA, notamment avec l'application effective d'un
tarif extérieur commun, et le respect des dispositions spécifiques
de protection à l'intérieur des zones.En ce qui concerne
l'exportation, les actions prévues dans ce domaine sont la mise
en œuvre du projet d'appui institutionnel pour le développement
et la promotion des exportations sénégalaises, la réalisation
d'une étude de la demande internationale des produits exportables
par le Sénégal, la création d'une agence de promotion
des exportations, et le respect, par les acteurs à l'exportation,
des normes internationales de qualité.
Status
Etat de la situation
Le Sénégal est lié à la communauté internationale au titre d'accords de coopération bilatérale et multilatérale et a ratifié la quasi totalité des conventions internationales. A ce titre, il s'efforce à travers la mise en oeuvre des stratégies de développement, d'observer les normes internationales en termes d'indicateurs de développement socio-économique. Dans ce contexte, les institutions du Système des Nations Unies, de par leur mandat, constituent des partenaires privilégiés du Sénégal. Chacune, dans la limite de son mandat apporte sa contribution à la mise en place des mécanismes de suivi des recommandations issues des conférences mondiales. En outre, il bénéficie de l'assistance du système des Nations Unies pour la mise en oeuvre de ces différentes conventions et de l'appui financier des mécanismes mis en place afin par exemple de lutter efficacement contre la désertification et les pollutions de toute sorte, de respecter les normes internationales en matière de protection des zones et espèces menacées, etc…
Challenges
Enjeux principaux
Aujourd’hui, l’une des contraintes majeures qui pèsent sur la gestion de l’environnement marin et côtier est la pollution d’origine domestique et industrielle qu’elle subit. Un plan d’aménagement et d’assainissement du littoral à Dakar est en cours d’étude pour apporter une réponse à ces questions. Les principaux défis qui se présentent lorsqu'il s'agit de développer des partenariats avec d'autres avec comme objectif la promotion du développement durable, tournent autour des questions liées au respect des engagements, à l’équité et à la solidarité internationale. En ce qui concerne les domaines de programme ou les questions visées à Action 21 qui exigent l'attention la plus immédiate aux fins de la coopération bilatérale ou multilatérale il faut citer la lutte contre la désertification, la gestion de la biodiversité, les changements climatiques, la gestion des ressources en eau, le transfert de technologie propre, le renforcement des capacités en matière de gestion des ressources naturelles et le financement additionnel. Les principaux défis qui se présentent lorsqu'il s'agit de créer des partenariats entre dépositaires d'enjeux, sont l’implication insuffisante du privé dans le Mécanisme de Développement Propre (MDP), et l’inaccessibilité aux ressources financières pour financer les activités de recherche dans le domaine de l’environnement. Les défis institutionnels ou structuraux qui se présentent lorsqu'il s'agit d'éliminer les obstacles aux échanges se traduisent particulièrement par la difficulté de préserver les écosystèmes dans le cadre de la protection de l’environnement pour un développement durable, conformément aux engagements prescrits par les conventions en matière d’environnement, et le souci de ne pas entraver la libre circulation des biens et services, en application des règles de l’OMC. A titre d’exemple, les mesures de protection de la couche d’ozone préconisées par la communauté internationale demeurent encore difficilement applicables au niveau national. Toutefois, la collaboration instaurée entre les experts des différents départements impliqués dans la mise en œuvre des conventions en matière d'environnement a permis une amélioration notable. Dans le cadre de la mise en œuvre de l’agenda intégré des négociations de l’OMC, les pays en développement, africains notamment, devront veiller à ce que la dimension environnementale soit prise en compte, tout particulièrement dans les négociations sur l'agriculture. Les questions concernant « l’éco-étiquetage » et « l’éco-label » devront être traitées avec suffisamment de responsabilité, par les pays en développement, du fait de l'implication de l'évolution de ces concepts sur le développement économique. D’autre part, les initiatives en cours, concernant la mise en œuvre du Mécanisme de Développement Propre (MDP) devront être amplifiées et étendues à l’ensemble des structures appropriées. Dans le domaine de la gestion des accords de pêche, une plus grande attention doit être apportée à la préservation de la ressource, notamment par une prise en compte des dispositions de la Convention sur la Biodiversité, etc… En ce qui concerne le stade actuel des discussions sur le processus préparatoire de Rio 10, les thèmes qui émergent demeurent la lutte contre la pauvreté, la gestion des ressources en eau, la reconversion de la dette dans le domaine de l’Environnement, et le transfert de technologies propres.
Capacity-Building, Education, Training and
Awareness-Raising
Renforcement des capacités, éducation,
formation et sensibilisation
Les actions d’information et de sensibilisation permanentes sont poursuivies
pour une meilleure maîtrise par le public de la problématique
de l’ozone et du programme de pays ozone. Les mesures prises pour sensibiliser
le public sur la nécessité d'une coopération internationale
plus étroite aux fins du développement durable sont les conférences,
les séminaires thématiques, les rencontres de travail des
différentes commissions nationales mises sur pied (Commission Nationale
sur le Développement Durable -CNDD-, Commission Nationale sur les
Changements Climatiques -COMNATCC-, Comité National Ozone, etc…),
la sensibilisation lors des journées internationales de l’environnement
et de la météorologie et les activités du réseau
des journalistes de l’environnement. Les programmes d'enseignement ou de
formation qui ont été mis en place ou qui sont prévus
pour former des spécialistes et des professionnels dans le domaine
des relations internationales sont:
1. Le Droit international au niveau du département des Sciences
Juridiques de l’Université de Dakar;
2. Les programmes de formation du Centre d’Etudes Spécialisées
en Administration et Gestion (CESAG);
3. Le programme de formation spécialisée de l’Ecole Nationale
d’Administration et de Magistrature (ENAM);
4. Les programmes des Ecoles Privées Spécialisées
existant au niveau du pays.
Les domaines pour lesquels le renforcement des capacités s'avère
le plus urgent sont l’identification, l’élaboration, la gestion
et le suivi/évaluation de projets. A ce titre, le code des collectivités
locales ouvre d’intéressantes perspectives avec la coopération
décentralisée.
Information
Information
Les informations et les données relatives à la coopération bilatérale, sous-régionale, régionale ou multilatérale/internationale sont mises à la disposition d'utilisateurs éventuels au niveau national le plus souvent sous forme de documents, mais aussi par Internet via le site: www.mefp-guillet.sn Ces informations sont diffusées et partagées aux niveaux national et international par la publication de documents gouvernementaux, la publication de bulletins, circulaires, etc…, les forums ouverts aux fins de discussion, l’installation de sites web.
Research and Technologies
Recherche et technologies
Les priorités actuelles du Sénégal en ce qui concerne le développement, l'identification, le transfert et/ou la diffusion des technologies et du savoir-faire technique aux fins du développement durable sont les technologies liées au solaire, les biotechnologies, les technologies propres, les technologies de recyclage du Fréon 12 et les technologies de substitution au bromure de méthylène. En ce qui concerne les partenariats publics ou privés qui visent à encourager les technologies écologiquement rationnelles dans le cadre d'une coopération internationale, les partenaires les plus visibles demeurent le FEM dans le cadre de ses objectifs opérationnels et l’ONUDI dans le cadre du transfert de technologies industrielles. Pour ce qui est du rôle joué par le gouvernement en ce qui concerne le suivi et la réglementation des courants technologiques et la promotion de technologies écologiquement rationnelles dans le cadre d'une coopération internationale, il s'agit essentiellement de la diffusion, l'information, la sensibilisation et l'appui à l’appropriation des technologies écologiquement rationnelles.
Financing
Financement
On peut noter que la proportion du PNB consacrée à l’aide
publique au développement (APD) concerne les pays développés.
L’APD se caractérise par trois périodes:
- Première période: 0,7% du PNB
- Deuxième période: baisse de l’aide; 0,35%
- Troisième période: chute libre; 0,22%
Il y a des critères pour l’APD auxquels les pays doivent répondre.
L’APD est généralement sous trois formes: public, motivation
pour le développement, élément de libéralité
ou concessionnalité minimale d’au moins 25 %. La proportion de l’APD
reçue par le Sénégal par rapport à son PNB
est en moyenne de 37% sur la période allant de 1985 à 1996
avec une tendance à la baisse (cftableau en millions de dollars
US).
|
1985-1987
|
1988-1990
|
1991-1993
|
1994-1996
|
||||
|
1605.7
|
1923.4
|
1884.6
|
1891.6
|
Les autres sources importantes d'apports financiers extérieurs aux fins d'activités liées au développement durable sont les sources bilatérales avec notamment la coopération Allemande, la coopération des Pays Bas, la coopération Japonaise etc..., et les sources multilatérales qui sont essentiellement la Banque Africaine de Développement, la Banque Mondiale, le FIDA, le PNUD, les Organisation Spécialisées des Nations Unies, la Banque Islamique de Développement, les bailleurs Arabes (BID, BADEA, Fonds Saoudien de Développement, Fonds de l’OPEP, Fonds Koweitien,etc…).
Cooperation
Coopération
Le Sénégal a abrité la 2è Conférence
des Parties de la Convention Internationale de Lutte contre la Désertification
du 30 Novembre au 11 Décembre 1998. Dans le cadre de la mise en
oeuvre de cette convention, plusieurs activités ont été
menées au niveau national à partir d’une approche participative
et décentralisée (Réf Profil National CNDD, Avril
97). Le Sénégal, par la ratification de la Convention cadre
sur les changements climatiques s’est engagé à contribuer
à la réduction et à la stabilisation des émissions
des Gaz à Effet de Serre (GES) à un niveau qui empêche
toute perturbation anthropique du système climatique. Le Sénégal
a signé en 1992 et ratifié en 1994 la Convention sur la Diversité
Biologique. Le Sénégal a adhéré à la
convention de Ramsar en 1977. Il a signé et ratifié la Convention
de Bonn en 1971 et 1983, la Convention de Berne a été signée
en 1971 et ratifiée par le Sénégal en 1987. Conscient
des graves conséquences de la dégradation de la couche d’ozone
sur l’environnement, le Sénégal a ratifié la Convention
de Vienne le 19 Mars 1993 et le Protocole de Montréal le 6 Mai 1993.
Ainsi, le Sénégal s’est donc engagé à participer
à l’oeuvre mondiale de protection de la couche d’ozone. Sur le plan
international, le Sénégal a participé à la
10è Conférence des Parties au Protocole de Montréal
sur les substances qui appauvrissent la couche d’ozone tenue au Caire du
23 au 24 Novembre 1998. Le Sénégal a ratifié la Convention
relative à la coopération en matière de protection
et de mise en valeur du milieu marin et des zones côtières
et son Protocole relatif à la coopération pour lutter contre
la pollution en cas de situation critique en mer en 1985. Un plan d’actions
relatif à cette convention a été élaboré
pour servir de cadre à une conception d’ensemble et de mise en valeur
des zones côtières. La priorité a été
donnée à la détermination de la qualité actuelle
du milieu marin et des zones côtières de la région
de l’Afrique de l’Ouest et du Centre ainsi que des facteurs qui influent
présentement sur les écosystèmes et qui ont des incidences
sur la santé et le bien-être des populations. Au sortir des
journées africaines de l’Océan tenues en Octobre 1998 à
Dakar, il a été créé un comité technique
de l’Océan composé des différents acteurs concernés
par les activités du milieu marin et des zones côtières
(Etats, acteurs non gouvernementaux, ONGs et autres partenaires privés).
Ce comité est chargé de la gestion intégrée
de l’environnement marin et côtier. La convention de Bâle sur
le contrôle des mouvements transfrontières de déchets
dangereux et de leur élimination a été adoptée
le 22 Mars 1989 par116 Etats dont le Sénégal. La convention
est entrée en vigueur depuis le 5 mai 1992 et le Sénégal
à cette occasion, avait manifesté le désir d’accueillir
le Centre de Transfer de technologie prévu en Afrique francophone.
Le Sénégal a été retenu pour abriter le centre
sous-régional francophone de formation et de transfer de technologies
pour la gestion écologiquement rationelle des déchets dangereux.
Ledit centre qui devait être abrité par l’Institut Africain
de Gestion Urbaine (IAGU) devait démarrer ses activités de
formation au cours de l’année 1999. Le Sénégal est
lié à la communauté internationale au titre d’accords
de coopération bilatérale et/ ou multilatérale. Il
a ratifié plusieurs conventions internationales relatives à
l’Environnement (conventions de la génération de Rio et d’autres).
Pour la mise en œuvre de ces dites conventions, le Sénégal
bénéficie de l’assistance technique et financière
de certains pays et du système des Nations Unies, notamment à
travers les mécanismes mis en place. Outre la participation du pays
aux différentes rencontres sous-régionales, régionales
et internationales (conférence des parties) traitant de ces conventions,
d’importants programmes ont été conçus parmi lesquels
certains sont en train d’être mis en œuvre, d’autres sont à
la recherche de financement. A titre d’information, il convient de retenir:
1. Dans le domaine de la Lutte contre la Désertification, un
programme d’Action National de Lutte contre la Désertification
(PAN/LCD) a été élaboré
et validé, notamment avec le concours de la GTZ. Le programme d’actions
prioritaires a été mis
en place et est à la recherche de financement.
2. Dans le domaine des Changements Climatiques, d’importants programmes
et projets ont été mis en œuvre ou sont en cours.
Il s’agit de : « l’Inventaire des Gaz à
Effet de Serre (GES) au Sénégal », « l’Evaluation
économique des stratégies de
réduction des gaz à effet de serre
au Sénégal », « l'Etude des cas de vulnérabilité
aux changements climatiques », « le Projet
d’Amélioration de l’efficacité énergétique
des bâtiments au Sénégal et en Côte d’Ivoire
». D’autres sont à la recherche de
financement « la Séquestration
de carbone », « le Mécanisme de Développement
Propre », « les Projets AIJ », etc…Dans
le domaine de la Biodiversité, une
monographie nationale de la biodiversité a été élaborée.
Une stratégie nationale a été
également élaborée et
validée ainsi qu’un Plan d’Actions. Des projets sont en cours d’exécution
par l’Etat et les ONG. Actuellement des études portant sur le cadre
de synergie entre ces différentes Conventions sont envisagées.
Dans le cadre de la mise en œuvre du schéma de libéralisation
de la CEDEAO, le Sénégal a signé avec la République
du Cap Vert un accord commercial qui comporte un volet portant sur la coopération
entre les deux pays en matière de mesures sanitaires et phytosanitaires.
Le Sénégal a participé à l’ensemble des négociations
sur les différentes conventions mais a également mis en œuvre
les cadres stratégiques de planification et les programmes d’actions
prioritaires de ces conventions. Le Sénégal apporte aussi
son expertise à d’autres pays de la sous-région et de la
région, pour la mise en œuvre de certaines activités entrant
dans le cadre de la promotion d’Action 21 (activités tournées
dans le cadre de la mise en œuvre des conventions). En ce qui concerne
le développement durable associant des experts du Sénégal
et des experts de l’étranger, on peut citer entre autres le programme
de recherche sur la séquestration du carbone entre le Centre de
Suivi Ecologique et l'Université d'Arizona, et le programme de recherche
conjointe de la Direction de la Protection des Végétaux et
de l'Université Virginia (USA) sur les entomopathogènes,
en vue de minimiser l'utilisation des pesticides chimiques au profit des
biopesticides.
Information soumise par le Gouvernement du Sénégal auprès des Cinquième, Septième et Neuvième Sessions de la Commission du développement durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: juillet 2001.
- Entité/s gouvernamentale/s chargé/es du dossier: Ministère de l' Environnement.
Decision-Making: Legislation and Regulations
Prise de décisions: législation
et regementation
Aucune information disponible.
Decision-Making: Strategies, Policies and Plans
Prise de décisions: strategies, politiques,
plans
Le Gouvernement a poursuivi ses efforts d’ajustement interne
pour rend l’environnement des affaires plus favorable à la compétition
et au développement de l’investissement direct, en mettant en place
un dispositif d’appui approprié et autant par des incitations directes
que par des moyens institutionnels. Parmi les réformes visant à
améliorer l’environnement des investissements et de la production,
se distinguent:
- la libéralisation du commerce et des prix;
- l’amélioration du cadre juridique et du système
juridique (création du comité des réformes juridiques);
- lancement de chantier pour renforcer le processus de
l’intégration sous régionale et régionale;
- création de l’OHADA;
- adoption du SYSCOA;
- mise en place du Tarif Extérieur Commun/UEMOA;
- élaboration d’une politique industrielle commune
aux états membres de l’UEMOA en cours;
- création de la Bourse Régionale des Valeurs
mobilières;
- les réformes de l’administration publique, après
une concertation nationale sur le service public.
Afin de renforcer la compétitivité de l’économie
et d’améliorer la qualité des interventions de l’état
dans la fourniture des services et des infrastructures de base, le processus
d’ajustement des secteurs productifs se poursuit. Ces réformes couvrent
les politiques de développement dans le secteur de l’énergie,
l’agriculture et les transports. L’intensification du jeu concurrentiel
liée aux nouvelles règles libéralisantes de l’OMC
et l’intégration du Sénégal à l’UEMOA imposent,
à divers niveaux, des mesures vigoureuses de relance.
Decision-Making: Major Group Involvement
Prise de décisions: participation des
groupes principaux
Aucune information disponible.
Situation: Depuis la dévaluation du franc CFA en
1994, la croissance du PIB du Sénégal est maintenue sur le
cap des 5% en moyenne. Pour l’année 1999, il est prévu une
baisse de 0 ,7% du taux de croissance du fait de certains facteurs notamment
:
- les perturbations sur une période relativement
longue de la fourniture d’énergie électrique;
- les retards dans la mise en place des investissements.
Les efforts d’investissements sont en dessous des prévisions aussi
bien
dans le secteur public que du côté
du secteur privé.
Le secteur primaire a beaucoup perdu de son importance,
du fait de ses contre performances en 1996 et 1998. Un redressement est
attendu en 1999, qui lui permettra de faire passer sa contribution relative
à la formation du PIB de 17,4% à 17,7% entre 1998 et 1999.
Le secteur secondaire qui s’est particulièrement renforcé
au cours de cette dernière période, grâce aux différentes
réformes visant à restaurer l’environnement de production,
aura une contribution relative dans le PIB de 20,1% en 1999. VII.3. 2/
Sous - secteur de l'hydraulique rurale et agricole.
Malgré les aléas climatiques et les faiblesses
structurelles qui le caractérisent, le secteur agricole continue
de jouer un rôle majeur dans l'économie nationale. Les efforts
d'ajustement, de soutien et de libéralisation du sous - secteur
consentis par l'Etat associés au retour des pluies constatées
depuis l'hivernage 98/99, augmentent les bonnes perspectives d'amélioration
des performances du sous - secteur. Les transports et le commerce constituent
les composantes majeures d’un secteur dont l’objectif assigné demeure
l’amélioration de la disponibilité et de la qualité
des infrastructures et services d’appui, en vue de promouvoir la production
et favoriser une croissance économique forte et durable.
L’atteinte de cet objectif est recherchée à
travers notamment:
- des mesures de renforcement institutionnel;
- des réformes de politiques sectorielles pour
assainir et accroître l’efficacité du secteur;
- des progrès d’investissements destinés
à assurer la maintenance des infrastructure de transport.
Le PAST qui constitue un important programme d’investissement
de ce sous – secteur est arrivé à terme en juin 1999.
Les efforts de maintenir l’économie sur la trajectoire
de croissance soutenable souhaitée et réalisable, doivent
permettre de réaliser une croissance de 6,7% à 7,6% de 2000
à 2002. Ces perspectives correspondent bien avec la déclaration
des gouverneurs des institutions de Bretton Woods qui estiment que les
pays comme le Sénégal devrait se maintenir au niveau de croissance
de 7% et sur une période relativement longue pour que les effets
de cette croissance soient ressentis au plan social. Ces estimations sont
fondées sur les contre performances de nombreuses actions et mesures
mises en œuvre pour laquelle au cours des années à venir,
un approfondissement des réformes structurelles et sectorielles
devrait s’opérer pour améliorer significativement les performances
de l’économie. Par rapport au taux de croissance attendu de l’économie
et au regard de la productivité du système productif, les
investissements directs devraient passer sur la période 2000/2002
de 17,2% à 18,5% en termes réels du PIB. Le redressement
attendu conjugué aux actions prévues, dans le secteur agricole,
devraient permettre au secteur primaire d’assurer son rôle moteur
de l’économie. Ainsi, les secteurs secondaire et tertiaire, en aval
des activités agricoles, pourraient être mieux relancés.
Programmes and Projects
Programmes et projets
Les projets du sous - secteur énergie totalisent
un montant de 94.941 millions de francs CFA représentant 77% de
l'enveloppe sectorielle (PTIP 98/2000). Ce poids important confirme la
volonté de l'Etat de poursuivre sa politique de désengagement
au profit d'un développement durable du secteur privé, d'améliorer
quantitativement et qualitativement l'offre d'énergie pour répondre
aux besoins des ménages (urbains et ruraux) des entreprises déjà
installées et des investissements potentiels. Les objectifs assignés
aux projets du sous - secteur Energie sont les suivants:
- accroissement de l'efficacité et de la productivité
des infrastructures du sous - secteur;
- préservation de l'environnement;
- développement de la coopération sous
- régionale en matière de production et de transport d'énergie;
- électrification rurale (augmentation du taux).
Pour atteindre ces objectifs, trois projets majeurs sont
mis en œuvre:
- le programme ÉNERGIE 2;
- le projet régional hydroélectrique de
Manantali;
- le programme de gestion durable et participative des
énergies traditionnelles et de substitution (PROGEDE).
Ces investissements sont réalisés avec
le concours financier des partenaires au développement du Sénégal.
Les objectifs majeurs du sous - secteur demeurent la satisfaction des besoins
en eau des populations rurales et du cheptel, l'amélioration de
l'exploitation, de la gestion et de l'entretien des points d'eau et la
sécurisation de la production agricole par une meilleure maîtrise
de l'eau. Les programmes majeurs du sous - secteur sont les suivants:
1. le PISA dont l'ensemble des projets articulés
doivent contribuer à la promotion du secteur agricole;
2. le PSAOP (programme des services d'appui et organisations
de producteurs) avec les composantes: ITA, ISRA, ANCAR,
restructuration des Ministères
de l'Agriculture et de l’Élevage, et renforcement des organisations
de producteurs;
3. le PNIR (Programme National d'Infrastructures Rurales)
articulé autour des actions ci après:
4. renforcement des capacités institutionnelles
des Collectivités Locales;
5. mise en place d'un fonds d'investissement rural et
réalisation de pistes rurales.
6. le PDRG (Programme de Développement de la Rive
Gauche) axé sur la recherche de l'accroissement de la production
vivrière notamment dans la
vallée du fleuve et la promotion d'un développement intégré,
dans le cadre d'une politique de
désengagement de l'Etat, et
de responsabilisation du secteur privé ; l'hydraulique rurale avec
la poursuite des objectifs de
réalisation de points d'eau
en milieu rural et de réforme du système de gestion des forages
ruraux;
7. le PSSA (Programme Spécial de Sécurité
Alimentaire) dont l'objectif vise à élaborer et à
remettre en œuvre une série de
petits projets ruraux adaptés
au milieu et à lever les contraintes socio- économiques en
vue de développer la production
vivrière.
Les objectifs assignés aux projets du sous – secteur
sont principalement les suivants:
- favoriser l’émergence d’activités industrielles
à forte valeur ajoutée Nationale;
- développer des activités industrielles
intégrées selon une approche filière;
- faciliter l’adoption des technologies nouvelles;
- créer un cadre propice pour relancer les investissements;
Pour atteindre ces objectifs, deux projets majeurs sont
mis en œuvre:
1. Le projet technopole de Dakar, qui vise le développement
d’activités croisées entre la recherche, l’enseignement et
l’industrie en vue de créer
des emplois et la valorisation des ressources locales.
2. Le projet Agence de Promotion des investissements
: vise la relance des investissements privés.
L’enveloppe du sous – secteur de 320 millions est légèrement
en baisse à cause de l’achèvement du projet « restructuration
du secteur industriel » les investissements programmés sont
entièrement pris en charge par le budget de l’État.
Les projets prévus sur la période de 1999
– 2001 sont les suivants:
- la cellule de contrôle et de surveillance du
marché du riz;
- le trade – point Sénégal qui œuvre à
réduire considérablement les délais de réalisation
des formalités du commerce extérieur
et à assurer une meilleure disponibilité
de l’information commerciale;
- l’équipement du laboratoire de contrôle
de qualité de la direction du commerce intérieur.
L’amélioration des conditions de vie des populations
par une bonne couverture des besoins en eau potable et services d’assainissement
constitue un objectif prioritaire du Gouvernement. Les projets retenus
dans le cade du programme d’investissement du sous – secteur concourent
directement à la réalisation de cet objectif. Le principal
projet du sous – secteur reste le PSE qui constitue près de 75%
des investissements. Caractérisé par sa triple dimension
sociale, économique et environnementale, le Projet Sectoriel Eau
a pour objectif de résorber le déficit en eau de Dakar par
la mise en place d'un système efficace de distribution de l'eau
potable. Cependant, une place de plus en plus importante est accordée
aux projets d’assainissement.
Cette augmentation s’explique par la montée en
croisière du programme d’appui aux communes (PAC) et par le démarrage
prochain de deux projets d’émergence:
1. restructuration de Pikine irrégulier (1ère
phase);
2. Programme d’appui à la décentralisation
et au développement local (PADDEL).
Les principaux projets en exécution dans le sous
– secteur sont : a) urbanisme opérationnel (viabilisation de terrains);
1. restructuration des quartiers spontanés à
Saint – Louis;
2. restauration des monuments historiques;
3. programme d’appui aux communes qui vise à améliorer
les capacités financières et de gestion des communes pour
leur permettre d’assurer une meilleure prise en charge de leurs programmes
d’investissements.
Le Sénégal a signé la convention
de l'UEMOA qui, dans sa dernière innovation, a vu l'entrée
en vigueur le 1er janvier 2000, du Tarif Extérieur Commun
(TEC). L'extension des échanges qui découlera, à terme,
de la création du marché commun africain permettra aux appareils
de production mis en place de bénéficier d'économies
d'échelles et de disposer de nouvelles marges de compétitivité.
Toutefois, l'intégration économique et monétaire doit
reposer sur des politiques économiques émergentes, des dispositions
fiscales et juridiques harmonieuses, des infrastructures de base et un
réseau de communication transnational.
De même, le choix doit être renforcé
pour des projets de développement communautaires (énergie,
routes, télécommunications) et sur la libre circulation des
biens et capitaux.
Afin d’atteindre les objectifs de croissance fixés
par le cadre stratégique, les actions suivantes sont prévues:
- la poursuite des réformes structurelles (augmentation
des capacités du secteur privé, notamment);
- la poursuite de la recherche de la viabilité
financière d l’État;
- le développement de l’épargne - investissement;
- une politique monétaire et du crédit
permettant d’assurer le financement des différents secteurs de l’économie
à travers la
mise en place d’une agence de promotion des investissements
et des exportations.
L'option du Sénégal est d'approfondir et
de renforcer les libertés économiques, de poursuivre les
réformes entreprises dans les secteurs de l'eau, des transports,
de l'énergie, de l'agriculture, mais également de conduire
une nouvelle génération de réformes concernant:
- la bonne gouvernance;
- la lutte contre la pauvreté (conf. Rapport national
1999 sur le Développement Durable);
- la valorisation des ressources humaines;
L'ensemble de ces mesures devrait permettre d'élargir
les bases de la croissance pour répondre de manière plus
adéquate à la demande sociale.
Répartition sectorielle des investissements concernant
l'environnement de production
|
|
|
|
|
|
| Développement des activités
productives
Agriculture et hydraulique agricole Pêche Tourisme Energie Industrie Mine-géologie Elevage Artisanat |
144.108
146.108 26.099 2.430 49.538 6.808 3.630 6.152 4.150 |
318.765
133.505 40.238 3.400 93.056 8.118 2.370 28.028 3.717 |
349.837
173.303 44.545 5.118 97.575 320 3.100 22.755 3.121 |
36 %
18 % 5 % 0,5 % 10 % 0,0 % 0,3 % 2 % 0,3 % |
| Renforcement de l'appui à
la production
Transports Commerce Poste et télécommunications Recherche scientifique et technique |
177.868
166.031 3.353 4.590 3.894 |
167.518
147.585 1.487 17.229 1.297 |
171.804
165.056 2.389 4.035 324 |
18 %
17 % 0,2 % 0,4 % |
| Valorisation des ressources humaines
Santé Education et formation Développement social (promotion femme) Culture, jeunesse, sports |
149.875
45.034 82.896 8.961 12.934 |
153.888
54.230 57.752 23.776 8.100 |
169.855
76.166 57.410 32.493 10.806 |
18 %
8 % 6 % 3 % 1 % |
| Amélioration du cadre de
vie
Protection de la nature Hydraulique rurale Hydraulique urbaine et assainissement Habitat et urbanisme |
214.270
36.374 27.457 128.706 21/733 |
239.164
28.486 51.243 117.393 42.042 |
215.018
35.375 28.940 98.958 51.745 |
22 %
4 % 3 % 10 % 5 % |
| Renforcement institutionnel | 81.035 | 48.600 | 63.147 | 7 % |
| Total Programmes | 867.963 | 927.932 | 969.661 | 100% |
PTIP 99 - 2001
Commentaires: Les activités productives sont fortement
soutenues par l'Etat avec 36 % de l'enveloppe du programme. Dans ce domaine,
l'effort de l'Etat se concentre principalement sur le développement
de l'agriculture et de l'hydraulique agricole et la mise en œuvre des investissements
qui accompagnent les réformes du secteur énergétique.
L'amélioration du cadre de vie bénéficie de 22 % de
l'enveloppe globale du programme. L'accent est mis sur l'amélioration
de l'alimentation en eau potable des populations des centres urbains, en
particulier dans l'agglomération dakaroise, sur la protection de
l'environnement et la restructuration et la régularisation de l'habitat
dans les quartiers spontanés.
Status
Etat de la situation
Aucune information disponible.
Challenges
Enjeux principaux
Aucune information disponible.
Capacity-building,
Education, Training and Awareness-raising
Renforcement des capacités,
éducation, formation et sensibilisation
Aucune information disponible.
Information
Information
Aucune information disponible.
Research
and Technologies
Recherche et technologies
Aucune information disponible.
Financing
Financement
Pour ce qui est de la situation monétaire, l’évolution
des avoirs extérieurs nets montre une tendance positive depuis 1997
après avoir été de 76,2 milliards en 1996. Ils s’établissent
à 13,2 milliards en 1997 ; la situation s’est améliorée
en passant à 50,1 milliards en 1998, et elle devrait être
maintenue. Le crédit à l’ Etat a connu une baisse de 7,7
milliards CFA entre 1996 et 1997 passant de 161 milliards à 153,3
avant de s’établir à 1812 milliards en 1998. Cette situation
demeure favorable au crédit à l’économie donc dans
la poursuite des objectifs de faire jouer au secteur privé son rôle
d’acteur moteur dans l’économie.
L’enveloppe globale de l’investissement pour le secteur
moderne telle qu’elle se dégage du cadrage macro - économique
se chiffre à 2365 milliard de F.CFA pour les trois années
du programme 2000-2002. Elle se répartit comme suit :
- Investissement du PTIP (dont une partie des Entreprises
Publiques et des Collectivités Locales) 1100 milliards de F.CFA.
Ce montant constitue le niveau minimal que doivent
atteindre les investissements pour permettre la réalisation des
objectifs de
croissance fixés.
- Investissement Entreprises Publiques et Collectivités
Locales (hors PTIP) : 506,2 milliards de F.CFA
- Investissements des Entreprises Privés, 759,3
milliards de F.CFA.
Il est attendu pour la période triennale du Programme,
une forte augmentation des investissements privés surtout en terme
de réalisations. Celle - ci résulterait du renforcement des
réseaux d’infrastructures réalisées par l’État
et accroîtra de manière considérable ses investissements
en améliorant sa capacité d’absorption. En définitive,
les jalons d’une économie compétitive et d’un développement
durable sont bien posés malgré les contre performances constatées
au niveau de certains secteurs. Toutefois ces objectifs ne sauraient être
atteints que si toutes les mesures et engagements pris par les acteurs
sont bel et bien appliqués notamment l’injection de nouveaux capitaux
étrangers. L’investissement, variable clef de la portée des
politiques de développement, est caractérisé par un
taux de croissance et une productivité faibles. Mais l’ajustement
externe opéré à travers la dévaluation du f
cfa en 94 a créé un cadre plus favorable à la relance
des investissements et des exportations. Le coût du programme d'investissement
du sous - secteur pour la période 99/2001 s'élève
à 113,684 milliards F CFA, soit 38% du montant total des investissements
du secteur primaire. Par rapport au PTIP 98/2000 le montant des investissements
à baissé de près de 42%. Cette baisse est due en partie
à l'arrivée à terme des projets suivants: "CEAO 2",
"hydraulique rurale et pastorale phase 3" "équipement de forages"
"gestion de l'eau en Casamance". Les objectifs majeurs des principaux projets
définis ci-dessous cadrent parfaitement avec ceux définis
dans le sous secteur à savoir: la poursuite de la réalisation
des aménagements hydro - agricoles:
- la sécurisation de la production agricole
- le renforcement des capacités de l'ensemble
des acteurs intervenants dans le domaine agricole
- la mise en place d'infrastructures d'appui à
la production. L'exploitation des potentialités de ce sous secteur
relève de
l'initiative privée, mais l'importance
des investissements à mettre en œuvre, rend nécessaire l'implication
des Pouvoirs publics.
Dans un contexte de mondialisation de l’économie,
la politique de l’Etat dans ce sous – secteur vise essentiellement à
libéraliser davantage les échanges
commerciaux, à assurer l’approvisionnement correct et régulier
du marché intérieur et à
promouvoir le développement des exportations.
Le coût du programme du sous – secteur s’élève à
2,389 milliards CFA
pour la période 1999 / 2001.Comparativement
au PTIP précédent, les investissements du sous – secteur
ont augmenté de
92%. Le montant des investissements prévus
pour le sous – secteur s’élève à 98.958 millions soit
27% de l’enveloppe
réservée au secteur.
Le financement de ces investissements est acquis à
95%. Par rapport au PTIP 98-2000, le volume des investissements a baissé
de 16% en raison d’une programmation plus réaliste des projets «
AEP 11 Centres » et « AEP 6 centres fluviaux »
La production de parcelles viabilisées pour le
plus grand nombre, de logement adéquats et suffisants ainsi que
la mise en place d’équipement de base appropriés, constituent
les principaux objectifs du sous – secteur. Le montant des investissements
du sous – secteur s’élève à 51,745 milliards, il est
acquis à 98%. Le financement est recherché pour l’amélioration
de zones concertées (ZAC) dans les banlieues de Pikine, Rufisque,
Sébikotane, Mbao. Le présent programme couvrant la période
de 99-2001 est en hausse de 10.418 milliards de francs, soit 25% par rapport
au précédent PTIP.
1. L'appui à la production absorbe 18 % de l'enveloppe
du programme ; il s'agit de mettre en place les infrastructures nécessaires
au développement d'un secteur privé dynamique qui sera le
moteur de la croissance économique. L'effort portera en priorité
sur la réhabilitation et le renforcement des infrastructures de
transports (17 %) et la réalisation des voies d'intégration
régionale qui permettent le développement des échanges
avec les pays limitrophes.
2. La valorisation des ressources humaines demeure une
priorité essentielle avec une enveloppe représentant 18 %
du montant du programme et destiné principalement à:
3. améliorer la qualité et l'efficience
de la prestation des soins, à tous les niveaux et élargir
l'accès aux soins de santé primaire
et à la planification familiale.
4. accroître les taux de scolarisation et de réduire
l’anaphabétisme.
Cooperation
Coopération
Aucune Information
Information soumise par le Gouvernement du Sénégal auprès des Cinquième, Septièmeet et Huitième Session de la Commission du développement durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: mai 2000.
For information on investment policies in Senegal, click here:
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Aucune information disponible.
Decision-making: Legislation
and Regulations
Prise de décisions: législation
et réglementations
Aucune information disponible.
Decision-making: Strategies,
Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies,
politiques et plans
Aucune information disponible.
Decision-making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation
des groupes principaux
Aucune information disponible.
Programmes and Projects
Programmes et projets
Aucune information disponible.
Status
Etat de la situation
Au Sénégal, l'approvisionnement irrationnel
des populations urbaines en ressources naturelles essentielles telles que
les aliments, les combustibles et l'eau, a des conséquences néfastes
qui s'étendent à tout le pays. Aussi les préférences
alimentaires entre les citadins et les ruraux différent, mais le
volume de la consommation par habitant est pratiquement le même (bureau
du Sahel, 1993). Cette situation pourrait changer fortement si, par exemple,
les populations urbaines commençaient à manger plus de viande
que les populations rurales. Actuellement, ce n'est pas le cas et il est
peu probable que cela se produise dans un proche avenir. Par contre la
consommation de combustibles par habitant est beaucoup plus forte en ville.
Cependant, les populations urbaines utilisent moins de bois de chauffe
sans doute parce qu'il est moins commode ou qu'il n'est pas économique
à transporter sur de longues distances. Elles consomment au lieu,
soit du charbon de bois produit dans le pays, soit des combustibles importés
tels que le propane liquide ou le gazole utilisé pour produire l'électricité.
Depuis quelques années, l'usage de l'électricité et
du gaz par les ménages sénégalais augmente progressivement
grâce à des politiques de subvention et de sensibilisation
conduites par l'État et soutenues par certains partenaires au Développement.
Cependant, le charbon demeure encore aujourd'hui la principale source d'énergie
domestique dans les villes. En conséquence, une forte pression s'exerce
sur les ressources forestières, et cette pression augmente avec
l'urbanisation. À propos de l'approvisionnement en eau potable,
il se pose des problèmes aussi bien en ville que dans les campagnes
à l'exception de la vallée du fleuve Sénégal.
La plupart des zones urbaines sont alimentées par des formations
aquifères fossiles. Mais les pompages peuvent rapidement dépasser
la capacité de recharge et conduire à l'épuisement
du gisement. Par exemple à Dakar, le déficit en approvisionnement
en eau potable est aujourd'hui de l'ordre de 15 à 30%. La banlieue
dakaroise et de nombreuses zones urbaines continuent encore à tirer
leur eau de puits peu profonds et fréquemment pollués soit
par les infiltrations des latrines ou des fosses septiques, soit par des
intrants chimiques utilisés dans l'agriculture et qui contaminent
la nappe phréatique. Par ailleurs, on note dans les grandes villes
du pays un gaspillage d'eau qui non seulement menace la durabilité
de l'approvisionnement mais aussi conduit à la production d'un plus
grand volume d'eaux usées à traiter. Enfin pour la satisfaction
des besoins alimentaires, il y a un déficit actuel de 50% environ
pour les céréales qui constituent la base de l'alimentation
de la quasi totalité des sénégalais. Cette situation
est assez délicate dans la mesure où ce déficit continuera
à se creuser davantage en raison de la baisse de la production face
à une forte croissance démographique. L’approvisionnement
de la population sénégalaise en produits alimentaires est
tributaire de la production nationale et régulé par les importations.
La production nationale se caractérise par son instabilité
due à la faiblesse et à l’irrégularité de la
pluviométrie ; l’agriculture sénégalaise étant
éssentiellement de type pluvial avec 62,4 % des terres arables et
1,8 % pour les cultures irriguées. Avec l’urbanisation et la croissance
démographique, la demande de produits agricoles augmente alors que
l’offre diminue. La situation générale d'insuffisance de
l'offre par rapport à la demande concernant presque tous les produits
de consommation a amené le Gouvernement du Sénégal
à adopter des mesures visant à modifier certaines habitudes
de consommation qui ne seraient pas en adéquation avec les potentialités
ou possibilités de production de notre pays dans l'immédiat
ou de manière durable. C'est tout le sens de la politique du consommer
sénégalais menée depuis plus de 10 ans et qui
a trouvé un regain d'intérêt après la dévaluation
du Franc CFA. Les résultats sont très encourageants et devraient
être nettement meilleurs dans quelques années si les efforts
actuellement déployés par nos industries alimentaires pour
être plus compétitives sont poursuivis et soutenus. Des expériences
sont développées par l’Institut de Technologie Alimentaire
(ITA) pour valoriser les produits locaux dans le cadre du Programme de
Promotion des Céréales Locales (PROCELOS). Les résultats
devraient être meilleurs si les mesures destinées à
rendre les industries alimentaires plus compétitives sont poursuivies
et soutenues. Pour élever le niveau nutritionnel des populations
à faibles revenus surtout, certains objectifs y contribuent fortement,
notamment:
- l’accroissement de la production des fruits et légumes;
- le désenclavement des zones de production pour
une meilleure circulation des produits;
- la mise en place d’infrastructures de stockage, de
conservation et de transformation.
Challenges
Enjeux principaux
Aucune information disponible.
Capacity-building,
Education, Training and Awareness-raising
Renforcement des capacités,
éducation, formation et sensibilisation
Aucune information disponible.
Information
Information
Aucune information disponible.
Research
and Technologies
Recherche et technologies
Aucune information disponible.
Financing
Financement
Aucune information disponible.
Cooperation
Coopération
Aucune information disponible.
Information soumise par le Gouvernement du Sénégal auprès des Cinquième et Septième Sessions de la Commission du développement durable des Nations Unies. Dernière mise à jour: Septembre 1999.
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FINANCING
RESSOURCES FINANCIÈRES
Decision-making: Coordinating
Bodies
Prise de décisions: organismes
de coordination
Aucune information disponible.
Decision-making: Legislation
and Regulations
Prise de décisions: législation
et réglementations
Aucune information disponible.
Decision-making: Strategies,
Policies and Plans
Prise de décisions: stratégies,
politiques et plans
Aucune information disponible.
Decision-making: Major Groups Involvement
Prise de décisions: participation
des groupes principaux
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information about issues and projects in Africa from the World Bank, click
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and Regulations
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to the Biosafety Information Network and Advisory Service (BINAS), a service
of the United Nations Industrial Development Organization (UNIDO), which
monitors global developments in regulatory issues in biotechnology.
Click here to go to the Web
Site of UNEP's International Register on Biosafety.
Click here for the
International Centre for Genetic Engineering and Biotechnology Biosafety
WebPages
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La nouvelle politique de promotion du secteur industriel est traduite à travers la privatisation et les ouvertures de capital dans les entreprises publiques. Cette stratégie est complétée par la mise en place de conditions permettant le développement de l’initiative privée et des petites et moyennes entreprises (PME-PMI). Cettte démarche ouvre des perspectives nouvelles de création d’emplois. Ainsi, le secteur de la construction et de l’entretien, le secteur des services, les industries de traitement et de transformation de poissons constituent des opportunités de réponse à la demande nationale de création d’emplois. Un cadre réglementaire est mis en place pour appuyer et promouvoir l’activité du secteur privé. Concernant les mines et les phosphates, le Sénégal dispose de gisements de fer, d’or, de métaux et d’importantes réserve de matériaux de construction. Pour développer et valoriser les ressources minières dont les perspectives sont prometteuses, l’Etat est en train de réviser le code minier pour le rendre moderne et attractif pour les potentiels investisseurs.
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Information soumise par le Gouvernement du Sénégal auprès de la Septième Session de la Commission du développement durable des Nations Unies. Dernière mise à jour : Septembre 1999
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Le plan statégique de développement du secteur touristique élaboré par le gouvernement en 1995 prévoit de multiplier par quatre les arrivées de touristes intermédiaires en l’an 2010. Il s’agira d’accompagner l’investissement privé pour faire de la destination Sénégal la cinquième sur le plan africain, en termes d’arrivées internationales. Dans la perspective d’un développement touristique écologiquement viable, le Sénégal fait de grands efforts de promotion de l’écotourisme. Il a pris l’option de faire de la préservation et de l’exploitation des ressources naturelles, une base de développement durable du secteur. Cette forme de tourisme axée sur l’observation de la flore, de la faune et du paysage, est perH ue comme un moyen de protéger, de restaurer et de maintenir les écosystèmes naturels en les rendant plus attrayants tout en stimulant l’économie des communautés locales.
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Programmes et projets
Aussi, psour juguler ces contraintes et relever ces défis,
des perspectives sont en cours notamment:
- la révision de la déclaration de politique
de population;
- les réformes institutionnelles dans les différents
secteurs de l’hydraulique, de l’agriculture, de l’énergie, de l’industrie;
- la mise en place d’un Plan d’Investissement du Secteur
Agricole (PISA);
- la mise en place d’une politique nationale de l’emploi
assortie d’un plan d’actions;
- l’adaptation et la mise en cohérence des textes
juridiques en matière d ‘environnement;
- la mise en oeuvre de la loi sur la régionalisation
qui vise le renforcement du rôle des acteurs à la base et
la participation des
populations au processus de développement
durable;
La prise de conscience de la nécessité
de repenser le développement se fait également à grands
pas dans toutes les couches de la population sénégalaise.
Le Sénégal est donc résolument engagé et de
manière optimiste dans une dynamique de développement durable.
Pour le gouvernement, les organisations et acteurs non gouvernementaux,
il s’agit d’une part d’inverser très rapidement les tendances négatives
et d’autre part de maximiser les opportunités qui s’offrent à
notre pays.
Status
Etat de la situation
Le Sénégal est doté de potentialités
importantes qui le prédisposent à un bon déroulement
du secteur touristique:
- sa position géographique;
- la qualité de ses plages;
- l’existence d’un aéroport international;
- un important port de pêche;
- des parcs et réserves de renommée internationale.
Ce secteur occupe la deuxième place en matière
de recettes d’exportation après la pêche. Au niveau des recettes,
l’apport en devises du secteur en 1997 est estimé à 80,3
milliards, ce qui conforte le tourisme comme deuxième pôle
économique après la pêche. L’offre touristique en 1997
s’établissait en termes de capacités d’hébergement
à 16 500 lits, répartis en 220 établissements hôteliers.
Cette offre n’a pas évolué depuis 1994 du fait que l’augmentation
est plus liée à la taille de l’échantillon et au nombre
de lits commercialisés qu’à l’ouverture de nouvelles structures.
La demande touristique est estimée en 1997 à 406 300 touristes
avec un nombre de nuités égal à 1 278 500 surtout
au niveau des hôtels de luxe et villages de vacances (catégories
4 étoiles) qui totalisent près de 77 %. Les potentialités
écotouristiques du Sénégal sont constituées
essentiellement par les parcs et les réserves:
- Le parc de Niokolokoba, avec une superficie de 913
000 ha, constitue une réserve mondiale de la biosphère. Il
est classé
patrimoine pour l’humanité;
- L’importance du parc Niokolokoba et sa position géographique
ont poussé le Sénégal et la guinée à
élaborer un protocole
d’éco-gestion du Niokolokoba au Sénégal
et du Badiar en Guinée. Cette expérience représente
un exemple concret de
gestion transfrontalière des ressources
naturelles.
- le parc national du Djoudj : il constitue l’un des
principaux sites ornithologiques du monde. Il dispose d’un plan de 16 000
ha
et reH
oit des millions d’oiseaux migrateurs;
- le parc national du Delta du Saloum: avec une superficie
de 73 000 ha il est constitué de bolons, de mangroves et d’îlots.
Il
abrite d’importantes colonies d’oiseaux;
- le parc national de basse Casamance: il compte 5000
ha de forêts et de mangrove;
- le parc national des îles de la Madeleine: un
parc marin de 15 ha qui abrite une végétation particulière
(baobabs, tamarins);
- le parc national de la langue de Barbarie : avec ses
20 km2 de superficie, il abrite une importante avifaune maritime.
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Information soumise par le Gouvernement du Sénégal auprès de la Septième Session de la Commission du développement durable des Nations Unies. Dernière mise à jour : Septembre 1999.
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