En bref – Réponse d’urgence à l’épidémie d’Ebola

Depuis la déclaration de l'épidémie par l'OMS le 1er août 2018, les Nations Unies et les organisations non gouvernementales internationales ont intensifié leurs efforts pour appuyer l'action de santé publique menée par le ministère de la santé publique de la République démocratique du Congo (RDC), afin de mettre fin à la dixième épidémie d’Ebola dans le pays.

À cette fin, les Nations Unies ont mis en place un système strict, discipliné et coordonné d’intervention rapide et d’ajustements afin d'anticiper l'évolution du virus au lieu de le chasser afin de rompre la chaîne de transmission. Cette nouvelle approche améliore également la cohérence des actions entreprises entre tous les partenaires sous la direction de l'UNEERC, qui comprend les programmes, fonds et agences du système des Nations Unies, ainsi que les organisations non gouvernementales internationales.

Le Coordonnateur de la reponse d'urgence à l'épidémie Ebola (EERC) est chargé de renforcer l'efficacité de l'intervention des Nations Unies.

Le rôle de l'EERC est de:

• Mettre en place un système de coordination du soutien international clairement défini

• Assurer une cohérence accrue au sein du système des Nations Unies et des organisations partenaires

• Faciliter la mise en place d'un environnement favorable et propice - en particulier politique et sécuritaire - à l'action de santé publique menée par le gouvernement, notamment en apportant une assistance aux communautés touchées.

Bien que des progrès aient été réalisés pour limiter la propagation géographique de l'épidémie, la riposte a encore du mal à rompre la chaîne de transmission dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri.

Contrairement aux autres épidémies en RDC où le virus Ebola avait été maîtrisé assez rapidement, l'environnement dans lequel il s'est développé dans l'est du pays est très différent. Cette région est extrêmement fragile, marquée par un conflit actif et la présence de groupes armés étrangers et nationaux. C'est également un domaine d'opposition politique historique, caractérisé par une méfiance envers les autorités et les étrangers et une perception de négligence historique et de persécution. Ce contexte rend plus difficiles les activités clés telles que la surveillance, la recherche des contacts et la prévention et le contrôle des infections.

Un accent particulier a été mis sur l'amélioration de l'accès et de l'acceptation des communautés réticentes à la réponse, en particulier dans les zones situées le long de l'axe Beni-Butembo et de l'Ituri. Nous continuerons à travailler efficacement dans les communautés où le virus continue de circuler.