Déclarations

Secrétaire général

Le Secrétaire général nomme M. David Gressly, des États-Unis, Coordonnateur des Nations Unies pour les interventions d’urgence pour l’Ebola

Le Secrétaire général des Nations Unies, M. António Guterres, a récemment annoncé le renforcement du mécanisme de coordination et de soutien à l’épicentre de l’épidémie d’Ebola, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), dirigé par M. David Gressly, des États-Unis, qui est nommé Coordonnateur des interventions d’urgence des Nations Unies pour la lutte contre l’Ebola.

M. Gressly arrive à ce poste avec une vaste expérience dans le leadership humanitaire ainsi qu’en politique et en matière de sécurité.  Il était Représentant spécial adjoint du Secrétaire général en RDC depuis 2015 et avait auparavant occupé le même poste au Mali où il était aussi Coordonnateur humanitaire et Représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).  Il a également été Coordonnateur régional de la Mission des Nations Unies au Soudan (MINUS).

M. Gressly, qui a plus de 20 années d’expérience au sein du système des Nations Unies, a aussi été en poste au Sénégal, en tant que Coordonnateur régional des secours humanitaires pour le Sahel.

______________
*Ce communiqué remplace celui publié sous la cote SG/A/1545-BIO/4692-PKO/470, le 6 février 2015.

Conseil de sécurité

République démocratique du Congo: le Conseil de sécurité demande de hâter la riposte à l’épidémie d’Ebola

Le Conseil de sécurité a adopté, ce matin, à l’unanimité de ses membres, la résolution 2439 (2018), dans laquelle il demande à toutes les entités compétentes du système des Nations Unies d’accélérer leur intervention face à l’épidémie d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo (RDC).

Il leur demande notamment d’aider à élaborer et à exécuter des plans de préparation, d’opérations, de liaison et de collaboration avec des gouvernements de la région et ceux qui prêtent assistance.

Il engage par ailleurs le Gouvernement congolais, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les autres intervenants face à l’Ebola, notamment les pays de la région, à poursuivre leur action pour s’attaquer aux conséquences à long terme de l’épidémie d’Ebola et à mettre en place des mécanismes d’intervention sur le plan de la santé publique qui soient viables et adaptés.

Il leur demande également de continuer d’accroître la transparence et la précision de leurs rapports quotidiens sur la progression de l’épidémie.

Lire la suite

Mise en garde du chef de bureau des Nations Unies pour la réponse d’urgence à l’épidémie d’ Ebola : La communauté internationale

Après 20 mois de lutte, émaillée de violence, la République démocratique du Congo s’apprête à annoncer la fin de l’épidémie d’Ebola la plus meurtrière du pays, le chef de bureau des Nations Unies pour la réponse d’urgence à l’épidémie d’Ebola (UNEERO) met la communauté internationale en garde. 

« Il n’y a certes plus de cas d’Ebola mais les conséquences de la maladie sur les communautés et les quelques 1 100 personnes qui ont survécu nécessitent encore un soutien continu de notre part », signale M. Abdou Dieng, chef d’UNEERO.

La mise en place de la période de surveillance de 90 jours ainsi qu’un suivi continu et régulier des survivants au virus Ebola sont essentiels pour détecter des cas à temps et les contenir rapidement. La RDC ne peut pas se permettre de lutter contre deux épidémies à la fois. Les experts projettent déjà que le COVID-19 aura des conséquences terribles sur un pays dont les structures sanitaires sont déjà affaiblies par 20 mois de lutte contre Ebola et qui vit aussi une des pires crises humanitaires du monde. 

« L’épidémie d’Ebola a fortement affecté un système de santé déjà très faible, les communautés déjà pauvres, ont perdu de leurs revenus, les ressources en eau ont été affectées. Nous avons donc développé des projets avec ces communautés pour les aider à se reconstruire et nous ne pouvons pas les abandonner maintenant par manque de financements », affirme M. Dieng.

Un des obstacles principaux pendant la riposte à Ebola aura été l’insécurité avec plus de 300 attaques sur les structures de santé et 11 morts parmi les personnels de santé et les patients. L’Est du pays frappé par l’épidémie est connu pour son instabilité avec 125 groupes armés évoluant dans la zone. Mais au-delà de la violence armée, c’est la méfiance et le rejet des communautés auxquelles la riposte Ebola a dû faire face et s’adapter.

« Nous avons commis l’erreur de ne pas suffisamment écouter et inclure les communautés à temps dans le dialogue et la planification de la riposte. Il est essentiel de donner aux populations l’opportunité de s’approprier la riposte, sans quoi, nous risquons d’être contre-productifs », assure M.Dieng

Des expériences et des leçons qui doivent être prises en considération au plus tôt dans la conception et la mise en place de la riposte à la nouvelle menace à laquelle est confrontée la RDC aujourd’hui avec le coronavirus. 

« Nous devons respecter nos engagements à soutenir les communautés. Ce n’est pas le moment d’abandonner les Congolais. Nous avons la chance d’avoir retenu des bonnes pratiques comme le lavage des mains ou la prise de température mais la RDC risque de faire face à une catastrophe sanitaire et humanitaire », insiste M. Dieng.
 
 
CONTACTS MÉDIAS :
  
Gaëlle Sundelin, Senior Public Information Officer 
Cell: +243 99 706 8658 | WhatsApp: +243 99 706 8658 
Email: gaelle.sundelin@un.org
  
Fiston Mahamba Wa Biondi, Associate Public Information Officer
Cell: +243 991052929 | WhatsApp: +243 991052929 
Email: mahambalarousse@un.org