Les femmes Autochtones et le système des Nations Unies

IndigenousWomen1Les femmes autochtones ont toujours fait partie des luttes de leurs peuples, que ce soit au niveau national ou dans les instances internationales. Il y a un heritage de femmes extraordinaires, qui sont venus à l’ONU depuis la première année du Groupe de Travail sur les Populations Autochtones, en 1982 à Genève, en Suisse. Aujourd’hui, à l’Instance Permanente des Nations Unies sur les Questions Autochtones des femmes autochtones participent en grand nombre et ont une forte voix.

La balance entre le mouvement des femmes autochtones et le mouvement international des femmes autochtones varie au fil des ans. Pas toujours proches, surtout en raison des particularités de la situation des femmes autochtones qui vivent dans les communautés en difficulte. Toutefois, ces dernières années, les deux mouvements se rapprochent. Par exemple, les femmes autochtones élèvent maintenant des voix plus fortes pour réclamer la Déclaration de Beijing et du Programme d’action.

En dépit de leurs actifs et contribution enormes  à la société, les femmes autochtones souffrent encore de discriminations multiples, à la fois en tant que femmes et en tant qu’individus autochtones. Elles sont soumises à l’extrême pauvreté, le trafic human, l’analphabétisme, le manque d’accès aux terres ancestrales, les soins de santé inexistants ou pauvres et à la violence dans le secteur privé et la sphère publique. Cette violence est exacerbée lorsque les communautés autochtones se trouvent au milieu des conflits et les femmes deviennent la cible de la violence avec des motifs politiques, au quotidien, du simple fait de vaquer a ses occupations telles qu’aller chercher du bois ou de l’eau pour la famille.

Les Femmes Autochtones et l’Instance Permanente sur les Questions Autochtones
Aujourd’hui, à l’Instance Permanente des Nations Unies sur les Questions Autochtones, les femmes autochtones participent en grand nombre, ont leur propre caucus et ont une forte voix. Depuis sa première session, l’Instance Permanente des Nations Unies sur les Questions Autochtones (IPNUQA) a accordé une attention particulière aux femmes autochtones. Le thème spécial pour la Troisième Session de l’UNPFII, tenue en 2004, était les femmes autochtones. La session a été enrichie par trois réunions préparatoires tenues en Amérique latine, en Afrique et en Asie. Au cours de la Cinquième Session de l’IPNUQA en mai 2006, dans le thème spécial etait «les Objectifs du Millénaire pour le développement et peuples autochtones: redéfinir les objectifs», une attention particulière a été accordée aux femmes autochtones. Un ensemble important de recommandations sur les femmes autochtones, qui peuvent être trouvés ci-dessous, a été adopté par le Forum.

L’Instance permanente a adopté plus de 150 recommandations faisant directement référence à la situation des femmes autochtones. Les recommandations de l’IPNUQA concernant des femmes autochtones répond à un large éventail de questions, y compris l’éducation, la culture, la santé, les droits de l’homme, l’environnement et le développement, les conflits et la participation politique. Les recommandations sur ces sujets ainsi que d’autres ont été adressées aux États, organismes et organes des Nations Unies, les peuples autochtones et la société civile.

En 2015, le Secrétariat de l’Instance Permanente sur les Questions Autochtones a préparé une note sur l’examen des vingt ans de la Déclaration de Beijing et du Programme d’Action et au-delà: un cadre pour faire progresser les questions des femmes autochtones (E/C.19/2015/2) .

En 2009, le Secrétariat de l’Instance permanente sur les questions autochtones a préparé une analyse des progrès réalisés dans la mise en œuvre des recommandations de l’Instance Permanente sur les Questions Autochtones concernant les femmes autochtones (E/C.19/2009/8)

Le Forum International des Femmes Autochtones (FIFA) a également préparé une analyse et un suivi  des recommandations liées aux femmes autochtones de l’Instance Permanente des Nations Unies sur les Questions Autochtones , qui est disponible en Anglais et en Espagnol.

Au cours de sa Quatrième Session, un Groupe de Travail sur les Femmes Autochtones (GTFA) a été lancé le 11 Juin 2004 à la suite d’une décision du Réseau interinstitutions sur les femmes et l’égalité des sexes (IANGWE) à sa session de Février 2004 et les recommandations de l’Instance Permanente des Nations Unies sur les Questions Autochtones (IPNUQA) à sa Troisième Session (2004) concernant les femmes autochtones. Le GTFA a été formé dans le but d’intégrer et de renforcer l’égalité des sexes en ce qui concerne les rôles et les préoccupations particulières des femmes autochtones comme une question émergente clé dans le travail du système des Nations Unies. Par conséquent, la durée du GTFA était de 2004 a 2006.

Coopération technique avec les femmes autochtones

En Décembre 2005, l’Assemblée Générale a approuvé le projet intitulé “Engagement des Femmes Autochtones: le renforcement des capacités des administrations locales grâce à de nouvelles technologies en Amérique Latine dans le cadre du Compte pour le Développement”. L’objectif principal de ce projet est de renforcer la capacité des institutions aux niveaux national et communautaire en Bolivie, en Équateur et au Pérou pour engager les femmes autochtones dans les processus de prise de décision en utilisant les nouvelles technologies de l’information et de la communication (voir Document A/60/6 (Sect . 34), annexe, sect. W, pour une description plus complète).
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