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Les envois de fonds – un moteur de développement durable inexploité

« Les migrants sont nécessaires dans pratiquement tous les marchés du travail; ils apportent des compétences et aident les économies à prospérer. Bien que les migrants ne représentent qu’un peu plus de 3% de la population mondiale, ils ont contribué a 9% du PIB mondial en 2015 », a déclaré Louise Arbour, Représentante spéciale du Secrétaire général pour les migrations internationales dans son message lors du Forum mondial sur les envois de fonds, les investissements et le développement, qui a débuté à Kuala Lumpur le 8 mai.

En effet, la contribution des migrations internationales est significative. Sur les 258 millions de personnes vivant à l’étranger, plus de 200 millions ont envoyé de l’argent dans leur pays d’origine. Ces envois de fonds ont été estimés à 480 milliards de dollars américains en 2017. Dans la région Asie-Pacifique seulement, les envois de fonds ont totalisé 256 milliards de dollars en 2017, soit 10 fois l’aide publique au développement nette accordée à la région.

“La contribution des migrations au développement mondial a été reconnue pour la première fois dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030″, a déclaré Bela Hovy, Chef de la Section Migration de la Division de la Population du DAES, pendant qu’il animait la première session plénière sur «Les populations en déplacement et les services financiers inclusifs dans une économie mondialisée».

Hovy a expliqué que plusieurs des 17 objectifs de développement durable (ODD) du programme sont liés aux migrations. Ces objectifs contribuent à rendre les migrations sûres, ordonnées et régulières, et soulignent en particulier le besoin de rapatriements de fonds plus rapides, moins chers et plus sûrs. Cette question a également été soulignée par Mme Arbour.

“Les Etats membres des Nations Unies se sont engagés, dans les objectifs de développement durable, à réduire d’ici 2030 le coût des transferts de 7% en moyenne à moins de 3%, et à éliminer les envois de fonds dont le coût est supérieur à 5%”, a-t-elle dit dans son message video.

Le forum de trois jours s’est ouvert avec les allocutions et remarques liminaires de Jessica Chew Cheng Lian, gouverneur adjointe de la Banque centrale de Malaisie; Charlotte Salford, vice-présidente associée du Fonds international de développement agricole; et Ceyla Pazarbasioglu, directrice principale au sein du groupe de la Banque mondiale.

Le forum qui a réuni plus de 300 participants, a transmis un message commun: les secteurs public et privé doivent travailler ensemble pour tirer parti de l’immense potentiel de développement des envois de fonds dans la région Asie-Pacifique.

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