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Examen de l’impact des migrations de la main-d’oeuvre sur le developpement durable

Les migrations ont le potentiel de sortir des millions de la pauvreté, de fournir l’accès à un travail décent et de favoriser le développement durable. Toutefois, elles ne sont pas en soi une solution. Elles peuvent également avoir des effets négatifs allant du trafic humain et l’exploitation des migrants, à la dépendance vis-à-vis des envois de fonds, et à la fuite des cerveaux.

La question des migrations internationales est particulièrement importante pour les pays en développement sans littoral (PDSL). En 2013, les migrants des pays en développement enclavés ont envoyé 30,9 milliards de dollars à leurs familles et leurs communautés d’origine. Pourtant, les avantages des migrations relatifs au développement ne parviennent pas toujours à tous les membres de la société. En outre, le coût des transferts d’argent demeure élevé dans de nombreux PDSL, notamment en Afrique, ce qui entrave leur impact potentiel sur le développement.

Reconnaissant l’importance des migrations pour les pays en développement enclavés, le DAES a organisé le 4 Novembre, une manifestation parallèle intitulée «Atteindre les futurs objectifs de développement durable: le rôle des migrations de la main-d’œuvre», en marge de la deuxième Conférence des Nations Unies sur les pays en développement sans littoral (PDSL), qui s’est tenue à Vienne du 3 au 5 Novembre.

Animé par Thomas Gass, Sous-Secrétaire général du DAES pour la coordination des politiques et les affaires interorganisationnelles, l’événement comprenait des présentations par l’Ambassadeur Shameem Ahsan, le Représentant permanent du Bangladesh auprès de l’Organisation des Nations Unies, Michelle Leighton, le chef du Service des migrations de la main-d’oeuvre de l’ Organisation internationale du Travail (OIT), et Clare Menozzi de la Division de la population du DAES.

La réunion a reconnu la nécessité croissante d’inclure les migrants, les migrations et la mobilité dans le programme de développement post-2015. Les gouvernements et autres parties prenantes ont identifié cet aspect comme une priorité lors du Dialogue de haut niveau 2013 sur les migrations internationales et le développement, ainsi que lors de la septième réunion du Forum mondial sur les migrations et le développement tenue en 2014.

Cependant, bien que l’introduction des migrations dans le document final du Groupe de travail à composition limitée sur les objectifs de développement durable a été un signal important, de plus grands efforts sont nécessaires pour renforcer la base de données probantes sur les migrations et le développement, afin que les politiques puissent être faites de manière plus informée, a noté Thomas Gass.

L’ambassadeur Ahsan a également observé que la réduction du coût des migrations, y compris les frais de recrutement pour les travailleurs migrants, le coût des transferts de fonds, ainsi que l’intégration des migrations dans les programmes nationaux de développement, contribuerait à maximiser l’impact positif des migrations sur le développement.

Cela signifierait egalement evoluer vers une approche plus globale: l’une basée sur des politiques de migration de la main-d’oeuvre justes et efficaces qui protègent les droits des travailleurs migrants et de leurs familles, et promeuvent le développement inclusif. La foire des migrations de l’OIT, a fait remarquer Michelle Legihton de l’OIT, appelle également à la création d’opportunités de travail décentes à domicile, afin que les migrations s’effectuent par choix délibéré plutôt que par nécessité.

 

Référence photographique: PowerPoint presentation of Michelle Leighton, ILO/ © AFP/OREN ZIV 2014

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