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Malawi : De l'aide au bout du fil pour les survivants de la violence sexiste

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Malawi : De l'aide au bout du fil pour les survivants de la violence sexiste

L'infirmière Alepher Matemba Banda travaille au centre d'écoute national sur la violence liée au sexe.
Afrique Renouveau: 
30 Novembre 2020
Par: 
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Alepher Matemba Banda
Alepher Matemba Banda.

Avant même le début de la pandémie de COVID-19, 243 millions de femmes et de filles dans le monde ont été victimes de violences de la part de leur partenaire intime au cours des douze derniers mois. Depuis la pandémie et les mesures de confinement, les pays du monde entier ont constaté une augmentation alarmante des cas signalés de violence contre les femmes, en particulier de violence domestique. ONU Femmes travaille aux côtés des femmes de première ligne qui, chaque jour, répondent à la pandémie fantôme de violence contre les femmes et les filles.

Au Malawi, Alepher Matemba Banda, une infirmière de trente et un ans, répond à une ligne d’assistance téléphonique au Chipatala cha pa foni, une ligne d’assistance sanitaire nationale. Banda fait partie d’un groupe de 40 infirmiers et techniciens du service d’assistance téléphonique qui ont reçu une formation sur les violences basées sur le genre et la santé, dans le cadre d’une initiative d’ONU Femmes financée par le Bureau du Fonds d’affectation spéciale multipartenaires des Nations Unies. Elle a appris à reconnaître les signes de maltraitance et à fournir aux femmes enceintes et aux adolescentes des informations et un soutien, et à les référer en toute sécurité, dans le respect de l’éthique, en utilisant un système en ligne pendant la COVID-19.

Le programme vise à fournir des informations à 4 millions de femmes et adolescentes du Malawi sur les services qui peuvent leur sauver la vie.

"Ces jours-ci, la plupart des appels que je reçois sur la ligne d’assistance concernent les difficultés auxquelles font face les clientes en raison de l’épidémie de COVID-19. De nombreuses femmes enceintes sont inquiètes, car elles n’ont pas les moyens de se protéger contre le virus. En même temps, les filles sont préoccupées par les grossesses non planifiées en raison de la rareté des méthodes de planification familiale dans les établissements de santé.

J’utilise un système informatisé pour fournir des informations sur les symptômes de COVID-19, l’emplacement des centres de test et les mesures préventives. Nos clientes, qui sont pour la plupart des femmes enceintes et des adolescentes, utilisent un numéro de téléphone gratuit pour nous joindre.

Nous recevons également des appels de [survivantes] de violences basées sur le genre. Je travaille au Chipata cha pa foni depuis trois ans. Avant d’être formée sur les violences basées sur le genre, je ne pouvais pas identifier les différentes formes de violence et porter une assistance à nos clientes qui étaient confrontées à la violence. Si je soupçonnais qu’il s’agissait de cas de violence, je les signalais à mon supérieur hiérarchique. Je ne pouvais même pas fournir une aide provisoire à la [survivante]. La formation m’a ouvert les yeux.

Maintenant, lorsque j’écoute les clientes au téléphone, je peux identifier celles qui sont des victimes de violences basées sur le genre. Je peux reconnaître le type de violence qu’elles subissent et les aider sans les victimiser à nouveau. Je sais qu’il existe une unité de soutien aux survivantes au sein de la police et dans d’autres organisations auxquelles je peux les référer.

Je suis si fière de pouvoir aider une femme ou une fille à être responsable de son corps, à surveiller sa santé et à être en sécurité."

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