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Il est temps de sauver nos océans

Août - Novembre 2019

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Il est temps de sauver nos océans

Des efforts supplémentaires nécessaires pour protéger la biodiversité marine
Afrique Renouveau: 
An underwater view of fishes and coral reef in the Red Sea near Marsa Alam, Egypt
Vue sous-marine de poissons et du récif corallien de la mer rouge, près de Marsa Alam, en Égypte. Photo: Alamy/Jan Wlodarczyk

«L’océan a de sérieux problèmes.... La pollution a atteint un tel niveau que, d’ici 2050, il y aura plus de déchets plastiques dans l’océan que de poissons, » déclare Peter Thomson, 71è Président de l’Assemblée Générale des Nations Unies, (voir page 10).  

Environ 80% des déchets dans l’océan sont des déchets plastiques qui peuvent tuer poissons, oiseaux de mer, tortues, huîtres et autres créatures. Les plastiques refluent vers le rivage, détruisent souvent les terres agricoles et freinent le tourisme.

L’Afrique est concernée au premier plan car ses millions de citoyens, notamment ceux qui vivent le long des 30 500 kilomètres de littoral, dépendent du poisson pour subsister. Tous les ans au Kenya, les supermarchés utilisent environ 100 millions de sacs plastiques qui finissent pour la plupart dans l’océan. Cette quantité impressionnante de sacs plastiques qui ne se décomposent pas, fait encore davantage de victimes parmi les espèces marines. 

Les populations côtières africaines sont également confrontées au changement climatique et à la surpêche. En raison de l’érosion côtière, des communautés entières ont dû déménager au Mozambique, tandis que le Togo a subi des pertes économiques d’environ 2,3% de son PIB, selon 

un rapport de la Banque mondiale de 2016.

Les décideurs africains, y compris l’ancien Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, déplorent le fait que l’Afrique perde des milliards de dollars chaque année en raison la pêche illégale qui coûte à la Somalie environ 300 millions de dollars par an.

Principalement perpétrée par des flottes étrangères, la surpêche perturbe les écosystèmes et menace la biodiversité. Environ 37 types de poissons figurent sur une liste qui ne cesse de s’allonger d’espèces en voie de disparition en Afrique, y compris les pieuvres et le mérou.

En juin, lorsque des scientifiques et des représentants des gouvernements et de la société civile se réuniront au siège de l’ONU à New York pour la conférence mondiale sur les océans, ils discuteront de la gestion durable des ressources océaniques, ODD numéro 14. Avec le soutien de la Banque mondiale, de l’ONU et d’autres institutions, les Etats africains prennent déjà des mesures pour lutter contre le changement climatique, la surpêche et le déversement des déchets plastiques dans l’océan. Le gouvernement rwandais a interdit l’utilisation des sacs plastique, le Libéria et la Sierra Leone ont promulgué des lois visant à réglementer la pêche et à installer des systèmes de surveillance des océans, les communautés de pêcheurs au Cap-Vert se sont organisées pour protéger les zones de pêche et le Mozambique a créé une zone de conservation du littoral. 

Sylvia Earle, célèbre océanographe américaine, espère que la vie dans les eaux africaines continue malgré les difficultés. Avec une touche d’optimisme, M. Thomson déclare : « Je suis sûr que nous viendrons à bout de ce problème».    

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