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L'OMS annonce les premiers bénéficiaires africains de la technologie de la plateforme vaccinale à ARNm

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L'OMS annonce les premiers bénéficiaires africains de la technologie de la plateforme vaccinale à ARNm

L'Afrique du Sud, l'Égypte, le Kenya, le Nigeria, le Sénégal et la Tunisie vont produire des vaccins à ARNm.
World Health Organization
Afrique Renouveau: 
18 Février 2022
Par: 
Les six premiers pays qui recevront la technologie nécessaire à la production de vaccins à ARNm sur le continent africain sont : l'Égypte, le Kenya, le Nigeria, le Sénégal, l'Afrique du Sud et la Tunisie.

Lors du sommet Union européenne - Union africaine qui s'est tenu aujourd'hui à Bruxelles, le directeur général de l'OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé les six premiers pays qui recevront la technologie nécessaire à la production de vaccins à ARNm sur le continent africain. L'Afrique du Sud, l'Égypte, le Kenya, le Nigéria, le Sénégal et la Tunisie ont posé leur candidature et ont été sélectionnés comme bénéficiaires.

L'annonce a été faite lors d'une cérémonie organisée par le Conseil européen, la France, l'Afrique du Sud et l'OMS en présence du président Macron, du président Ramaphosa, du président du Conseil européen, Charles Michel et de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
 
Le centre mondial de transfert de technologie ARNm a été créé en 2021 pour aider les fabricants des pays à revenu faible et intermédiaire à produire leurs propres vaccins, en veillant à ce qu'ils disposent de toutes les procédures opérationnelles et du savoir-faire nécessaires pour fabriquer des vaccins ARNm à l'échelle et conformément aux normes internationales.
 
Principalement mis en place pour répondre à l'urgence COVID-19, le centre a le potentiel d'étendre la capacité de fabrication à d'autres produits également, mettant les pays aux commandes lorsqu'il s'agit de choisir les types de vaccins et autres produits dont ils ont besoin pour répondre à leurs priorités sanitaires. 
 
En fonction de l'infrastructure, de la main-d'œuvre, de la recherche clinique et des capacités réglementaires en place, l'OMS et ses partenaires travailleront avec les pays bénéficiaires pour élaborer une feuille de route et mettre en place la formation et le soutien nécessaires pour qu'ils puissent commencer à produire des vaccins dès que possible.
 
Le Directeur général de l'OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré : "Aucun autre événement comme la pandémie de COVID-19 n'a montré que le fait de s'en remettre à quelques entreprises pour fournir des biens publics mondiaux est limitatif, et dangereux. À moyen et long terme, la meilleure façon de faire face aux urgences sanitaires et d'atteindre la couverture sanitaire universelle est d'augmenter considérablement la capacité de toutes les régions à fabriquer les produits de santé dont elles ont besoin, avec pour objectif principal un accès équitable."
 
Le président de l'Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, a déclaré : "C'est une initiative qui nous permettra de fabriquer nos propres vaccins et cela, pour nous, est très important. Cela signifie le respect mutuel, la reconnaissance mutuelle de ce que nous pouvons tous apporter à la fête, l'investissement dans nos économies, l'investissement dans les infrastructures et, à bien des égards, redonner au continent."
 
Le président français Emmanuel Macron a déclaré : "L'amélioration des bénéfices en matière de santé publique, le soutien à la souveraineté sanitaire africaine et le développement économique sont les principaux objectifs du renforcement de la production locale en Afrique. Dans un monde interconnecté, nous avons besoin de partenariats plus forts et nouveaux entre les pays, les partenaires du développement et les autres parties prenantes pour donner aux régions et aux pays les moyens de se débrouiller seuls, pendant les crises et en temps de paix."
 
Le président Charles Michel, du Conseil européen, a déclaré : "Nous devons créer un environnement où chaque scientifique, chaque travailleur de la santé et chaque gouvernement peut se rassembler pour une cause commune. Travailler ensemble pour construire de nouvelles solutions afin de protéger ce qui est le plus précieux - notre santé et nos vies."
 
Pour faire en sorte que tous les pays se dotent des capacités nécessaires pour produire leurs propres vaccins et autres technologies de santé, l'OMS s'efforce de mettre en place un centre de formation des personnels de bioproduction qui formera des personnes de tous les pays intéressés à la recherche scientifique et clinique et aux capacités de production. Le centre de formation sera annoncé dans les semaines à venir.
 
Renforcer l'autonomie des pays africains
 
En outre, les activités actuelles de l'OMS en matière de renforcement de la réglementation dans les pays à revenu faible et intermédiaire seront étendues grâce à un outil d'analyse comparative mondial qui évalue la capacité des pays à garantir la qualité, la sécurité et l'efficacité des produits de santé et qui fournit une formation là où des améliorations sont nécessaires pour mettre en place des autorités réglementaires souples et adaptées à l'avenir.
 
Le centre de transfert de technologie ARNm de l'OMS s'inscrit dans le cadre d'un effort plus vaste visant à donner aux pays à revenu faible et intermédiaire les moyens de produire leurs propres vaccins, médicaments et produits de diagnostic pour faire face aux urgences sanitaires et atteindre la couverture sanitaire universelle.
 
L'effort initial est centré sur les technologies et les produits biologiques à base d'ARNm, qui sont importants pour la fabrication de vaccins et peuvent également être utilisés pour d'autres produits, tels que l'insuline pour traiter le diabète, les médicaments contre le cancer et, potentiellement, les vaccins contre d'autres maladies prioritaires comme le paludisme, la tuberculose et le VIH. 
 
L'objectif final est d'étendre le renforcement des capacités de production nationale et régionale à toutes les technologies de la santé.

*Traduit par la rédaction

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