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Les foyers de conflits en Afrique

Décembre 2019 - Mars 2020

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Les foyers de conflits en Afrique

L’insécurité persiste en RDC, en Somalie, au Soudan du Sud, au Nigéria, en République centrafricaine et en Libye
Kingsley Ighobor
Afrique Renouveau: 
A peacekeeper on the UN base in Kida, Mali, where they ensure the security of the civilian population.
Casque bleu, Kidal, Mali.

Despite efforts by various parties to bring peace to Africa, armed conflicts continue in parts of the continent. The nature of violent conflict has changed since the days of independence, when it was mostly ideological guerrilla warfare. Many of the current conflicts are motivated by prospects of political power or financial gain, with armed groups fighting to acquire precious mineral resources, assert their ideology or settle their grievances.   

In its quest to “Shut up arms” in Africa by 2020, its theme of the year, the African Union with other partners should focus on the main hotbeds of current crisis: the Democratic Republic of the Congo ( DRC), Somalia, South Sudan, Nigeria, the Central African Republic (CAR) and Libya, where tens of thousands have been killed and millions more displaced.

Democratic Republic of Congo

The war in the DRC is one of the deadliest in Africa. According to the Reuters news agency, it has killed more than five million people. It began in 1998 with the participation of some twenty armed groups marauding in the vast jungles of the country. Many of these groups fight among themselves, while others, from neighboring countries, use Congolese territory to launch attacks against their countries of origin. Others are content to exploit the country's mineral resources, notably gold, platinum and coltan, thus fueling the various conflicts.

Parmi les différents groupes armés figurent les Forces démocratiques de libération du Rwanda, les Forces démocratiques alliées, un groupe rebelle ougandais basé dans les montagnes Rwenzori à l’est du Congo, l’Armée de résistance du Seigneur, un autre groupe rebelle ougandais basé le long de la frontière nord, les Forces nationales de libération, un groupe rebelle burundais opérant au Sud-Kivu et les milices Maï-Maï opérant au Kivu.

Au cours du premier semestre de 2019, environ 732 000 nouveaux déplacements ont été enregistrés, dont 718 000 liés à des conflits et 14 000 à des catastrophes, ce qui pose des défis supplémentaires au nouveau gouvernement de la RDC.

Près de 18 500 Casques bleus de l’ONU, y compris des forces militaires et de police, assurent la sécurité des civils menacés par les groupes armés et soutiennent le désarmement, la démobilisation et la réintégration des anciens combattants. La Mission de l’ONU en RDC (MONUC) contribue également au renforcement des institutions chargées de la réconciliation, la répression et la justice, ainsi que de la gestion équitable des ressources naturelles. En outre, elle participe aux efforts de désarmement, de démobilisation et de réduction de la violence communautaire.

Soudan du Sud

Après une guerre civile brutale, ancrée dans les pratiques britanniques sous la colonisation, le Soudan du Sud a déclaré son indépendance du Soudan en 2011. Toutefois, des tensions persistent au sujet des ressources naturelles, en particulier l’accès aux gisements de pétrole dans le Sud nouvellement indépendant. La situation a également été tendue entre le Mouvement populaire de libération du Soudan, dirigé par le président Salva Kiir, et le Mouvement populaire de libération du Soudan dans l’opposition, dirigé par l’ancien vice-président de M. Kiir, Riek Machar.

Depuis le début de la guerre civile en 2013, environ 380 000 personnes auraient été tuées et plus de deux millions contraintes de fuir leur foyer. Un accord de paix conclu en 2015 s’est effondré à la suite d’affrontements entre les forces gouvernementales et les rebelles. Un nouvel accord de paix « revitalisé » a été signé en 2018, mais les progrès restent  lents. Le deuxième délai fixé  pour la formation d’un gouvernement d’unité a expiré, M. Machar ayant manifesté ses  inquiétudes par rapport à certaines questions non résolues.

La Mission de l’ONU au Soudan du Sud (MINUSS) a été créée en 2011 et compte environ      

17 000 membres civils et en uniforme. Elle s’emploie notamment à soutenir la consolidation de la paix, à aider à la protection des civils et à créer les conditions propices à l’acheminement de l’aide humanitaire. Dans le cadre de ses efforts en faveur des femmes, de la paix et de la sécurité, elle s’emploie activement à accroître la participation des femmes aux processus politiques.

République centrafricaine

La RCA a déjà connu plus de six ans de conflits qui ont débuté lorsque l’opposition armée de la Séléka est entrée en mars 2013 dans la capitale Bangui, en opposition au président François Bozizé et a pris  le contrôle effectif du pays.

Les conditions de sécurité se sont encore détériorées en décembre lorsque des affrontements ont éclaté entre divers groupes armés. Ces combats persistent et ont été encore compliqués par la fragmentation et la réforme des alliances.

En réponse, le Conseil de sécurité de l’ONU a créé la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) en avril 2014, qui a pour mandat de protéger les civils, de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire et d’appuyer les efforts nationaux visant à désarmer, démobiliser et réintégrer les anciens combattants et les éléments armés.

In February 2019, the government and 14 armed groups signed a peace agreement that has reduced direct confrontation. The United Nations, the African Union and other organizations are cooperating in support of the agreement to end violence against civilians, strengthen and expand the authority of the state and promote the socio-economic development of the country.

However, insecurity and attacks against civilians, humanitarian workers and the UN forces continue. More than 600,000 people have been internally displaced and thousands have been killed.

Libya

The conflict in Libya started in 2011 after the collapse of the regime of Muammar Gaddafi and mainly concerns the control of the territory and the oil fields.

The House of Representatives (HoR), which came to power in 2014 and controls eastern and southern Libya, and its Tripoli-based rival, the National General Congress (GNC) have fought. In December 2015, the parties to the conflict signed the Libyan Political Agreement (LPA), thereby committing to forming a Government of National Accord (GNA). However, the UN-recognized GNA continues to face opposition within the HoR and the GNC.

A UN arms embargo continues to be violated, with both sides enjoying international support which allows them to have arms delivered to them.

La Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL) a été créée en septembre 2011 pour aider les autorités de transition du pays dans leurs efforts d’après conflit. Cela recouvre l’appui à la mise en œuvre de l’APL et aux phases futures du processus de transition.

Nigéria

L’insurrection de Boko Haram au Nigéria, qui a commencé en 2009, s’est étendue aux pays voisins, notamment le Cameroun, le Tchad et le Niger. Le groupe djihadiste actuellement dirigé par Abubakar Shekau, avait pour objectif initial de dénoncer l’occidentalisation de la culture nigériane. En 2015, Abubakar Shekau a prêté allégeance à l’État islamique d’Iraq et du Levant (EIIL), rebaptisant son organisation en État islamique en Afrique de l’Ouest.

Plus de 30 000 personnes ont été tuées dans le conflit. Environ deux millions de personnes ont fui leur foyer et 22 000 sont portées disparues : on pense qu’elles ont été recrutées de force. En avril 2014, le groupe a enlevé 276 filles dans une école de Chibok, un village de l’État de Borno, au nord-est du Nigéria. Quelques-unes d’entre elles ont pu s’échapper ou être secourues. Plus de 112 filles sont toujours portées disparues.

Une force multinationale mixte d’environ 10 500 soldats du Bénin, du Cameroun, du Tchad, du Niger et du Nigéria lutte actuellement contre l’insurrection.

Mali

En 2012, les rebelles touaregs séparatistes du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) ont conquis le nord du Mali. Avant cela, un nombre important de rebelles touaregs s’était établi en Libye où ils avaient rejoint les forces combattantes de Mouammar Kadhafi. Ils en sont revenus avec des armes sophistiquées pour se joindre à l’attaque de 2012 contre le nord du Mali après la chute du gouvernement de Kadhafi.

Depuis lors, plusieurs autres groupes armés sont apparus ou se sont séparés de groupes existants, ayant d’autres intérêts liés à l’autodétermination et à des revendications politiques et socioéconomiques. Le gouvernement malien et deux coalitions de ces groupes armés — la Plateforme et la Coordination — ont signé l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali en mai 2015. Cependant, les combats se poursuivent avec des groupes islamistes armés attaquant des civils, des actions antiterroristes menées par l’État et des violences intercommunautaires.

Somalie

La guerre civile somalienne a commencé en 1991 lorsque le gouvernement du président Siad Barre a été renversé. En l’absence d’une administration centrale, la Somalie est devenue un État failli, avec des seigneurs de guerre rivaux et différents groupes contrôlant la capitale Mogadiscio et d’autres régions du sud du pays.

Le groupe militant Al-Shabaab est apparu comme une émanation de l’Union des tribunaux islamiques qui contrôlait Mogadiscio en 2006, alors qu’un gouvernement fédéral transitoire était en exil au Kenya. Les forces éthiopiennes ont mis en déroute l’union des tribunaux, ouvrant ainsi la voie au retour du gouvernement en exil. Al-Shabaab a mené des attaques contre le gouvernement, ce qui a entraîné le déploiement de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) en 2007.

In 2012, a new federal government was formed. The same year, Al-Shabaab declared his allegiance to the Al-Qaeda group. Fighting between armed Islamist groups and pro-government forces has resulted in the deaths of thousands of civilians and the displacement of more than two million people. The United Nations Assistance Mission in Somalia (MANUSOM) provides advice to the Somali government and AMISOM, including on security sector reforms, disengagement of combatants and the rule of law. In addition, MANUSOM is working to strengthen the capacity of the Federal Government to promote respect for human rights and the empowerment of women, as well as to promote the protection of children and prevent sexual and gender-based violence. related to conflicts.   

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