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Un plus grand nombre d’élèves mais…

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Un plus grand nombre d’élèves mais…

OMD 2 : assurer l’éducation primaire pour tous
Franck Kuwonu
Afrique Renouveau: 
First day at school at the JP Brand School in Utuseb, Namibia. Photo: AMO/Graeme Williams
Photo: AMO/Graeme Williams
Jour de rentrée à la JP Brand School de Utuseb, Namibie. Photo: AMO/Graeme Williams

Tous les enfants en âge d’aller à l’école primaire y seraient scolarisés et y termineraient le cycle d’études complet, l’éducation primaire universelle que l’un des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) aurait été atteint.

Quinze ans après, presque tous les enfants d’âge scolaire des pays d’Afrique subsaharienne sont certes scolarisés, mais la cible n’a pas été atteinte. La région est parvenue à maintenir un plus grand nombre d’enfants à l’école pour autant  un enfant sur trois décrochera probablement. L’objectif visait également à garantir l’égalité de l’enseignement pour les garçons et les filles. Cependant, des 33 millions d’enfants non scolarisés en 2012, 56 % étaient des filles : 5,5 millions de Nigérianes et plus d’un million d’Éthiopiennes notamment.

Bien que les progrès se situent juste en dessous de la cible pour l’ensemble de la région, les résultats varient d’un pays à l’autre. En 2012, 10 pays, notamment le Rwanda, l’Afrique du Sud, la Tunisie et la Zambie, ont réussi à scolariser plus de 90 % de leurs enfants d’âge scolaire, indique le rapport 2015 sur les OMD en Afrique. Les autres pays sont l’Algérie, le Bénin, le Cameroun, le Cap-Vert, le Congo et l’île Maurice.

Le Rwanda a fait de remarquables progrès. Avec 97 %, le pays affichait le taux de scolarisation dans l’enseignement primaire le plus élevé du continent en 2012. La scolarisation des filles (98 %) était supérieure à celle des garçons (95 %), tandis que le pourcentage d’enfants achevant leur cycle primaire s’élevait à 73 % : « une hausse considérable de 53 % en 2008 », selon l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Au cours de la même période, 78 % des filles achevaient leur cycle.

L’effet combiné de campagnes de sensibilisation et de politiques ciblées et volontaristes a aidé à faire progresser le taux de scolarisation. La réduction ou la suppression des frais de scolarité dans les établissements publics, un milieu scolaire mieux adapté aux besoins spécifiques des garçons et des filles et la fourniture de repas dans les zones défavorisées ont aussi contribué à maintenir les enfants à l’école. Cependant, les progrès demeurent lents quant aux populations « les plus difficiles à atteindre », à l’instar des enfants handicapés, les enfants vivant dans des pays affectés par des conflits, les nomades et certaines minorités ethniques, souligne le rapport sur les OMD.

L’alphabétisation progresse

L’UNESCO et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) avaient plus tôt cette année appelé au renforcement et à l’extension des systèmes d’enseignement, notamment en ciblant tout particulièrement les enfants « les plus difficiles à atteindre ». D’autre part, les spécialistes de l’enseignement craignaient que la cible consistant à scolariser tous les enfants nuise à la qualité de l’enseignement et expliquaient que l’éducation va bien au-delà de la simple scolarisation des garçons et des filles.

Au-delà de  2015, « il est fondamental pour le milieu éducatif de recentrer ses efforts sur le contenu des programmes pour les filles et les garçons plutôt que de simplement les scolariser», affirmait Rebecca Winthrop, directrice du Centre pour l’éducation universelle de la Brookings Institution, un groupe de réflexion américain.

Pour autant, la scolarisation d’un plus grand nombre d’enfants semble avoir considérablement amélioré les taux d’alphabétisation sur le continent. Si l’UNESCO estime que l’Afrique reste le seul continent où plus de la moitié des parents ne sont pas en mesure d’aider leurs enfants à faire leurs devoirs à cause de l’analphabétisme, de plus en plus de personnes de 15 à 24 ans sont, conformément à la définition de l’alphabétisme,  désormais capables de lire, écrire et comprendre un énoncé simple et bref se rapportant à leur vie quotidienne.

Le Tchad, la Côte d’Ivoire et le Niger étaient les seuls pays africains à afficher des taux d’alphabétisation des jeunes inférieurs à 50 % en 2012, tandis que l’Algérie, le Botswana, la Guinée équatoriale, la Libye, l’Afrique du Sud, le Swaziland et la Tunisie enregistraient des taux de 95 %, selon le rapport sur les OMD.

Dans l’ensemble, quatre jeunes adultes sur cinq dans 17 des 30 pays africains disposant de données accessibles sont désormais capables de lire et écrire.   

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