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La lumière au bout du tunnel

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La lumière au bout du tunnel

OMD 7 : Préserver l’environnement
Dr. Richard Munang
Afrique Renouveau: 
Logged plantation in KwaZulu-Natal, South Africa. Photo: AMO/David Larsen
Photo: AMO/David Larsen
Une plantation surexploitée dans le KwaZulu Natal, Afrique du Sud. Photo: AMO/David Larsen

La protection de l’environnement est indispensable au développement de l’Afrique et demeure un véritable enjeu alors que s’achève la période fixée pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).  

Les pays africains ont fourni d’importants efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et l’utilisation de substances détruisant la couche d’ozone, tout en renforçant la protection de leurs zones territoriales et marines. Mais la couverture forestière de la région n’a pas été épargnée, qu’elle ait été détruite par des phénomènes naturels ou dans le but d’affecter les terrains boisés à d’autres usages.   

Si une grande partie du monde a réussi, dès 2010, à réduire de moitié le nombre de personnes n’ayant pas accès à l’eau potable, 45 pays, dont 18 en Afrique, n’y étaient pas parvenus en 2015, date fixée pour la réalisation des OMD. Selon le Rapport sur les OMD 2014, 69% des Africains avaient accès à une source d’eau potable améliorée en 2012, alors qu’ils n’étaient que 48% en 1990. Près de 14% des pays ayant rempli l’objectif fixé concernant l’eau potable en 2012 se trouvent en Afrique. Le Bénin, le Cameroun, l’Éthiopie, la Guinée-Bissau, le Libéria et le Maroc étaient, quant à eux, sur le point d’y parvenir.     

Les zones urbaines avaient en général un meilleur accès au réseau de distribution d’eau que les zones rurales, quoi qu’avec des exceptions. C’est ainsi qu’en Angola, au Tchad, au Niger, à Djibouti et en Guinée-Bissau, l’accès à l’eau potable s’est davantage amélioré dans les zones urbaines que dans les zones rurales alors qu’au Burkina Faso, en Éthiopie, au Ghana, au Malawi, en Namibie, au Swaziland et en Ouganda, c’est le contraire qui s’est produit. 

Améliorer la distribution d’eau courante à domicile est la stratégie qui a été choisie au niveau mondial pour permettre à toutes les populations de disposer d’eau potable. Cependant, seuls 16% des Africains disposent de l’eau courante à domicile, le taux le plus faible au monde.    

En ce qui concerne l’assainissement, l’Afrique est loin du compte. Entre 1990 et 2010, le taux de couverture d’assainissement n’a augmenté que de 4% et seul  un tiers de la population est desservi. Le nombre d’Africains n’ayant pas accès à des installations d’assainissement améliorées a augmenté de presque 200 millions, soit au total 612 millions de personnes. Dans la plupart des zones rurales, la couverture d’assainissement ne dépasse pas 50%. Même dans les zones urbaines, où le taux de couverture est en général plus élevé, l’expansion des bidonvilles continue d’être un obstacle à la réalisation des objectifs en la matière.   

Trente deux pays ont réussi à protéger au moins 10% de leurs zones territoriales et marines, l’un des objectifs fixés, alors que ce n’était le cas que pour dix-neuf pays en 1990. La Guinée-Bissau, la Guinée, la République du Congo, le Maroc et la Namibie ont enregistré les progrès les plus notables.    

Bien qu’en Afrique, les émissions de gaz à effet de serre soient négligeables par rapport au reste de la planète, 20% des émissions nettes annuelles de CO2 provenant de l’utilisation des sols – c’est-à-dire des émissions résultant d’un changement d’affectation des sols - sont attribuables à la région. L’Afrique a réalisé d’impressionnants progrès en employant moins de substances appauvrissant la couche d’ozone, telles que les fluides réfrigérants industriels et domestiques, les climatiseurs domestiques, les climatiseurs automobiles ainsi que les agents propulseurs d’aérosols et les solvants non médicaux. Le Rapport sur les OMD souligne qu’entre 2000 et 2011, plus de la moitié des pays africains ont réussi à réduire de plus de 50% les émissions de gaz appauvrissant la couche d’ozone. L’Algérie, la Guinée équatoriale, la Libye, Maurice, les Seychelles et l’Afrique du Sud sont les plus gros émetteurs de CO2 alors que le Lesotho est le pays qui en émet le moins. La République démocratique du Congo, le Gabon, la Guinée, la Mauritanie, le Rwanda et la Zambie ont réduit leurs émissions de CO2 alors que des augmentations importantes de ces émissions ont été constatées en Algérie, en Angola et au Nigéria.      

Afin d’éviter que sa productivité se dégrade, l’Afrique doit concilier son développement industriel et la protection de l’environnement afin de ne pas « polluer d’abord, nettoyer ensuite » ainsi que l’ont fait la plupart des pays industrialisés. 

Alors que l’Afrique, comme le reste du monde, se tourne vers les Objectifs de développement durable, c’est un développement industriel qui préserve l’environnement et profite à tous qu’il lui faut privilégier.   

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