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Afrique Horizon

Africa Renewal
Afrique Renouveau: 

Des signes encourageants pour l’économie congolaise

By Pavithra Rao

Une station d’essence à Brazzaville, République du Congo.  Alamy/MJ Photography

Malgré des tensions ethniques et politiques récentes, notamment une guerre civile motivée par des ressources naturelles très prisées, l’économie de la République du Congo est en passe de connaître une formidable croissance, annoncent les économistes. Ces trois prochaines années, la croissance économique, dopée par des ressources naturelles abondantes comme le pétrole, le gaz naturel et les diamants, devrait grimper à 7,6 %. La croissance congolaise pourrait réduire la pauvreté dans le pays, dont le taux, selon la Banque mondiale, s’élève à 70 %. 

D’après le Fonds monétaire international, la République du Congo est l’un des cinq plus gros producteurs de pétrole d’Afrique subsaharienne. Mais le pétrole est la principale source de revenus du pays. En 2011, le pétrole représentait près de 80 % des recettes globales du Congo. Le pays produit actuellement environ 250 000 barils de pétrole brut par jour destinés à l’exportation vers la Chine, l’Union européenne et les États-Unis, selon le Global Trade Atlas, une organisation en ligne qui renseigne sur les statistiques du commerce international.

Les économistes mettent en garde contre les inconvénients que comporte une dépendance excessive à l’égard d’une seule matière première. Les champs pétroliers du Congo qui arrivent à maturité sont déjà en train de s’amenuiser, ce qui, à court terme, entraînera une baisse de la production. Toutefois, le gouvernement agit rapidement pour compenser cette baisse en délivrant de nouveaux permis d’exploitation onshore et offshore. L’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) indique que 10 blocs pétroliers onshore et offshore vont être attribués cette année. La chute récente  des cours mondiaux du pétrole qui est descendu à moins de 80 dollars le baril en novembre dernier devrait nuire au secteur pétrolier congolais.

La Banque mondiale explique qu’en plus de la volatilité dans le secteur pétrolier, les obstacles auxquels se heurte la croissance du Congo sont notamment la distribution inégale des ressources entre les secteurs infrastructurel et social ainsi que la faiblesse de la capacité d’absorption des dépenses d’investissement et de la chaîne des dépenses. On reproche également au Congo de consacrer 60 millions de dollars aux Jeux africains de 2015, que sa capitale Brazzaville accueillera malgré un taux de pauvreté élevé. Selon la Banque mondiale, ce n’est qu’une fois que le pays aura résolu ces problèmes qu’il pourra atteindre son potentiel.

Alors même que le gouvernement congolais prospecte de nouvelles sources pétrolières, la Banque mondiale lui recommande aussi d’investir massivement dans les infrastructures afin de stimuler la croissance des autres secteurs. Dans l’ensemble, la Banque estime que le pays pourrait connaître une croissance économique impressionnante dans les années à venir.


Renforcer la lutte contre les violences faites aux femmes en Afrique

By Ying M. Zhao-Hiemann

WDes femmes au Nord Darfour manifestent pendant les « 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre. »    UN Photo/Albert González Farran

La Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, observée le 25 novembre, est l’occasion de réfléchir à la situation actuelle des violences sexuelles que subissent les femmes en Afrique. 

La violence sexuelle qui est l’une des formes les plus graves de violence basée sur le genre et qui comprend les viols, les viols collectifs et l’esclavage sexuel, est très répandue dans les situations de conflit ou d’après-conflit ainsi qu’en période de déplacement des populations.

« Du Nigéria à la Somalie, en passant par le Mali, nous assistons à une intensification des violences visant spécifiquement les femmes, les filles et leurs communautés tandis que les  extrémistes gagnent du terrain, » a récemment confié Mme Phumzile Mlambo-Ngcuka, la Directrice exécutive d’ONU-Femmes, au Conseil de Sécurité de l’ONU.

Rien qu’en 2014, plusieurs incidents de ce genre ont fait la une des médias internationaux. En avril, 200 écolières de Chibok, dans le nord-est du Nigéria, ont été enlevées par Boko Haram, un groupe islamiste militant, qui ne les a toujours pas libérées. En novembre, plus de 200 femmes et filles à Tabit, dans le nord du Darfour au Soudan, auraient fait l’objet d’un viol collectif, provoquant ainsi une nouvelle vague de préoccupation au niveau international. Le Conseil de sécurité de l’ONU a demandé qu’une enquête approfondie soit menée sur cet incident. 

« La sécurité des survivants doit absolument revêtir une importance primordiale  lors de  la vérification des faits », a déclaré Zainab Hawa Bangura, la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de  conflit.

Au cours d’une mission au Soudan du Sud, Mme Bangura a été consternée par l’ampleur des violences sexuelles commises dans le pays, où les femmes servent souvent d’outil politique et d’arme de guerre.

« En presque 30 ans d’expérience dans ce domaine, je n’ai jamais rien vu d’aussi horrible », a déclaré Mme Bangura, à propos de l’incident qui s’est produit en avril 2014 à Bentiu, au cours duquel des centaines de civils ont été massacrés et de nombreux autres violés.

L’ONU prévoit une série d’initiatives visant  à prévenir les incidents de violence sexuelle dans les situations de conflit, de post-conflit et de déplacement, en accentuant la participation des femmes à la vie politique et en renforçant leur indépendance économique ainsi qu’en offrant un soutien psychosocial aux victimes d’actes de violence. 

Afin de mettre en relief  l’importance d’une démarche soucieuse d’égalité entre les sexes  dans les processus de paix, la MINUAD a organisé une Journée mondiale à El Fasher le 20 novembre 2014. Ce forum a réuni plus de 140 représentantes des cinq États du Darfour pour discuter du rôle des femmes dans la paix, et demander  instamment à toutes les parties « de prendre des mesures particulières pour protéger les femmes et les filles contre la violence sexiste. »

Note de la rédaction: Une version antérieure de cet article avait mentionné le Soudan plutôt que le Soudan du Sud comme le pays visité par Zainab Hawa Bangura, la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit. C’était une erreur. Nous nous excusons sincèrement.