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Les services consulaires au secours des entreprises : La crise de la COVID-19 en Afrique francophone

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Les services consulaires au secours des entreprises : La crise de la COVID-19 en Afrique francophone

11 Juin 2020
Placed at the centre of their national or local business ecosystem, the consular chambers¹ in Africa have effectively been mobilized to mitigate the effects the COVID-19 pandemic has on businesses.
Placées au centre de leur écosystème commercial national ou local, les chambres consulaires¹ en Afrique ont été efficacement mobilisées pour atténuer les effets de la pandémie COVID-19 sur les entreprises.

Placées au centre de leur écosystème commercial national ou local, les chambres consulaires en Afrique ont été efficacement mobilisées pour atténuer les effets de la pandémie COVID-19 sur les entreprises.

La Conférence Permanente des Chambres Consulaires d'Afrique Francophone (CPCCAF) a mené une enquête sur le "rôle des chambres consulaires dans la gestion de la crise de la COVID-19", couvrant 31 chambres et organisations au sein de son réseau de 17 pays. L'enquête a révélé des résultats alarmants.

Les résultats montrent une baisse des ventes pour neuf entreprises sur dix dans les pays d'Afrique francophone, tandis que huit entreprises sur dix ont connu des fermetures temporaires et des difficultés à l'exportation. Les entreprises de la région du Sahel (Mali, Niger, Tchad et Sénégal) souffrent davantage. Les prévisions de l'Union africaine montrent que les importations et les exportations du continent pourraient chuter de 35 %, ce qui représente environ 250 milliards d'euros². En outre, les difficultés d'achat d'intrants ont touché les trois quarts des entreprises. 

Les entreprises appellent au soutien

Les résultats de l'enquête montrent que les entreprises auraient besoin d'un soutien dans le domaine de la logistique et de l'approvisionnement en intrants (23,3 %) et de la gestion de trésorerie (16,6 %). Les résultats indiquent également que les entreprises ont besoin d'un soutien dans leurs relations avec les opérateurs et les fournisseurs externes ainsi qu'en matière de formation du personnel. À cet effet, une chambre sur trois ayant répondu a organisé des formations pertinentes pour les entreprises.

En se concentrant sur des secteurs spécifiques, 50% des entreprises du commerce de gros et de détail ont demandé un soutien aux chambres du réseau de la CPCCAF, contre respectivement 30% et plus de 23% des entreprises actives dans le secteur des services et de l'artisanat. Les secteurs industriels et agricoles sont également très touchés. En outre, même si les questions de l'enquête de la CPCCAF ne portaient pas sur le secteur informel, de nombreuses chambres ont exprimé leurs préoccupations, notamment en ce qui concerne les conséquences des mesures de confinement prises par le gouvernement.

Que les pays aient choisi d'instaurer un confinement total ou partiel ou un couvre-feu, ces mesures entraîneront inévitablement de graves conséquences économiques, politiques et sociales. Un tiers des chambres interrogées estiment qu'entre 20 et 40 % des entreprises ont été contraintes de fermer en raison de ces mesures d'enfermement.

Une enquête menée par la Chambre de commerce et d'industrie d'Antananarivo, à Madagascar, révèle que 30 % des entreprises ont été contraintes de fermer temporairement. En outre, selon l'Union africaine, plus de 20 millions d'emplois sont menacés par la COVID-19 en Afrique³.

Les chambres jouent un rôle décisif dans la gestion de la crise

Les trois quarts des chambres et organisations intermédiaires interrogées déclarent avoir été mobilisées par les pouvoirs publics pour apporter leur expertise en matière de soutien aux entreprises pendant la crise.

Au Niger, par exemple, les autorités publiques ont demandé à la Chambre de commerce et d'industrie d'évaluer l'impact sur les entreprises des mesures gouvernementales qui limitent la propagation de la COVID-19. Dans l'intervalle, une chambre sur deux de la CPCCAF a décidé de mener des enquêtes indépendantes pour évaluer l'impact de la crise.

Diverses mesures ont été mises en place, dont beaucoup figurent dans le plan d'action en 15 points du Centre du commerce international, notamment des actions de sensibilisation et de prévention, ainsi que l'utilisation de plateformes et de technologies numériques pour accroître la compétitivité et l'agilité des petites entreprises pour atteindre les clients.

Une chambre sur deux a organisé des séances d'information pour diffuser les pratiques de prévention et d'endiguement et pour informer les entreprises des mesures prises par leurs gouvernements. De nombreuses chambres, par exemple au Sénégal, en Côte d'Ivoire et au Niger, ont mobilisé leurs entreprises pour la fabrication de masques.

En outre, plus de 43 % des chambres interrogées ont mis en place des plateformes numériques qui leur permettent de rester en contact avec leurs entreprises. La Chambre de commerce et d'industrie du Bénin, par exemple, a mis en place une place de marché qui réunit les acheteurs potentiels et les entreprises béninoises qui produisent ou vendent des produits sanitaires (gels hydro-alcooliques, masques, gants, emballages).

La crise COVID-19 révèle cependant à quel point les défis numériques sont réels en Afrique. Les deux tiers des chambres d'Afrique francophone n'ont pas pu promouvoir le télétravail faute d'outils et de dispositifs numériques adéquats au sein des entreprises. Pour y remédier, certaines ont encouragé les entreprises à adapter leurs systèmes de congés. Les chambres, dont la Chambre de commerce et d'industrie du Gabon, ont mis leurs locaux à disposition pour accueillir le Comité national de suivi et d'intervention de la COVID-19.

Les chambres consulaires restent résistantes et ingénieuses

La crise de la COVID-19 met en évidence le rôle central des chambres consulaires dans le soutien aux entreprises, mais aussi dans le conseil aux pouvoirs publics. Compte tenu de leur rôle de représentants du secteur privé, les chambres ont montré leur capacité à réagir efficacement à la crise en mettant en place des solutions d'appui et de suivi et en assurant l'accompagnement des entreprises. Les solutions innovantes contre les impacts de la crise, comme le marché béninois, révèlent la capacité de mobilisation et de résilience des chambres pour les petites entreprises.

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