Le Congo se dit plus engagé que jamais dans son rôle de médiation en Centrafrique

Avril - juillet 2019

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Le Congo se dit plus engagé que jamais dans son rôle de médiation en Centrafrique

Le Ministre des affaires étrangères de la République du Congo, Jean-Claude Gakosso, lors du débat général de la 70ème Assemblée générale de l’ONU. Photo : ONU/Cia Pak
Le Ministre des affaires étrangères de la République du Congo, Jean-Claude Gakosso, lors du débat général de la 70ème Assemblée générale de l’ONU. Photo : ONU/Cia Pak

Le Ministre des affaires étrangères de la République du Congo, Jean-Claude Gakosso, a souligné vendredi que son pays était plus que jamais engagé dans son rôle de médiation pour résoudre la crise en République centrafricaine.

Dans un discours devant l'Assemblée générale, il a rappelé que le Président congolais Denis Sassou-Nguesso menait « avec détermination la médiation internationale dans la crise à laquelle ce pays frère est confronté depuis de nombreuses années ».

« Les graves incidents qui ont secoué Bangui ces derniers jours et la récurrence des violences intercommunautaires ne peuvent que conforter le sentiment largement partagé que le processus de transition en cours reste fragile », a dit le ministre des affaires étrangères.

« Aussi, notre engagement en faveur de ce pays est-il vivement sollicité. Dans cette phase décisive du processus de transition, le Président Denis Sassou Nguesso, Médiateur international, est encore plus engagé dans la mission. Il ne ménagera aucun effort, avec l'appui des partenaires, pour relever les défis innombrables qui se définissent presque tous en termes de priorités et d'urgences », a-t-il ajouté.

Le ministre congolais a rendu hommage à la communauté internationale, à travers l'engagement constant du Groupe international de contact et, de la même manière, il a salué « les efforts inlassables de toutes les forces de la paix engagées en République centrafricaine depuis le début de la crise ».

M. Gakosso a aussi salué la mémoire « de tous les vaillants soldats qui ont sacrifié leur vie au nom de la paix et de la solidarité internationale ».

S'agissant de l'Afrique centrale dans son ensemble, le ministre a noté que la région n'était pas épargnée par les conflits alimentés par des acteurs non étatiques, tels que l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) et Boko Haram.

Face à la gravité de la menace que représente Boko Haram, « les Etats de la région ont pris conscience de la nécessité de lui opposer une réponse commune », a-t-il ajouté. « C'est tout le sens de notre mobilisation au sein de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) dans la lutte contre cette organisation irrédentiste, terroriste et sectaire ».