La plus grande banque de gènes d’Afrique aide à renforcer biodiversité et sécurité alimentaire

Août - Novembre 2019

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La plus grande banque de gènes d’Afrique aide à renforcer biodiversité et sécurité alimentaire

Photo: PNUD au Burundi
Photo: PNUD au Burundi

À l’occasion de la troisième Conférence internationale sur le financement du développement, l’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Helen Clark, et la Directrice générale et Présidente du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), Naoko Ishii, se sont rendues aujourd’hui dans la plus grande banque de gènes qui existe actuellement en Afrique, une initiative qui met en contact des scientifiques avec de petits exploitants agricoles pour redonner vie aux semences indigènes traditionnelles et les préserver face aux sécheresses, au changement climatique et à l’érosion progressive des variétés agricoles traditionnelles, ces semences étant capitales pour assurer la sécurité alimentaire de l’Afrique à l’avenir.

Cette banque de gènes est accueillie par l’Institut pour la diversité en Éthiopie et fait partie des initiatives appuyées par le PNUD et le FEM dans le monde qui montrent bien que les moyens financiers consacrés à l’environnement peuvent jouer un rôle essentiel pour faire progresser le développement durable.

« Nous avons besoin de prendre des décisions avisées et de mobiliser des ressources financières pour l’environnement si nous voulons catalyser et atteindre des résultats sur le plan économique et social et dans le domaine de l’environnement. Investir dans le bien-être de notre planète et lutter contre le changement climatique ne devrait pas être vu comme un « coût », mais comme un investissement qui en vaut la peine », a indiqué Helen Clark lors de sa visite.

Cette banque de gènes est un dispositif où du matériel biologique est recueilli, entreposé, catalogué et mis à disposition pour être redistribué. Elle contribue également à la sécurité alimentaire en tenant à jour un vaste patrimoine génétique sous forme de variétés végétales et en distribuant des semences aux communautés durement touchées par le changement climatique, les sécheresses et les pénuries alimentaires chroniques liées à ces phénomènes.

« Les besoins en développement dépasseront toujours les ressources disponibles, et c’est pourquoi nous devons trouver des possibilités de catalyser le changement et de générer un effet boule de neige loin dans un avenir lointain », a déclaré Mme Naoko Ishii. « Lorsque nous ne protégeons pas notre capital naturel, nous consommons souvent les ressources des populations pauvres et vulnérables dans la société ».

Au fil des ans, cette initiative de banque de gènes a créé 12 sites de conservation sur le lieu d’exploitation des agriculteurs, conservé plus de 300 variétés de semences indigènes utilisées par les agriculteurs et créé 8 banques de gènes communautaires, et elle s’est alliée avec des associations de protection de l’environnement. Ce programme a également répertorié la connaissance indigène des agriculteurs sur les méthodes de sélection, de culture et d’utilisation de leurs produits végétaux, notamment la connaissance des femmes en matière de conservation, d’échange et de circulation des semences.

Le programme de développement pour l’après-2015 concerne les personnes et la planète. S’assurer que les écosystèmes sont bien gérés et sains détermine la future résilience des économies et des sociétés. Pour faire progresser ce nouveau programme, notamment en s’adaptant au changement climatique et en l’atténuant, l’Éthiopie et d’autres pays en développement auront besoin de continuer à accéder à des moyens de financement suffisants, stables et abordables.