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Dans le cadre de la COVID-19 et du changement climatique, le HCR lance un appel au financement de 186 millions de dollars pour la crise des réfugiés et des personnes déplacées au Sahel

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Dans le cadre de la COVID-19 et du changement climatique, le HCR lance un appel au financement de 186 millions de dollars pour la crise des réfugiés et des personnes déplacées au Sahel

UN News
15 Juin 2020
Auteur: 
Malian refugees seek shelter in Télemsès, Niger, after violence has escalated in the Sahel region.
UNHCR/Sourig Aboutali
Des réfugiés maliens cherchent refuge à Télemsès, au Niger, après l'escalade de violences dans la région du Sahel.

L'agence des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) a lancé un appel urgent de 186 millions de dollars pour fournir une protection et une assistance vitales au Sahel, alors que l'on craint que le conflit dans la vaste région africaine - exacerbé par la pandémie de la COVID-19 - ne s'étende.

 

L'appel, lancé vendredi à Genève et à Dakar, préconise 97 millions de dollars de fonds initiaux pour cette année. 29 millions de dollars pour mettre en œuvre les mesures de prévention et de réponse à la COVID-19 dans les zones de déplacement, et 60 millions de dollars pour renforcer la réponse d'urgence du HCR dans le cadre de sa stratégie pour le Sahel.

"Une violence horrible" : Grandi

"L'urgence au Sahel est une crise humanitaire et de sécurité de grande ampleur, où la violence horrible contre les populations vulnérables devient endémique", a déclaré Filippo Grandi, le Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l'Homme.

"Le risque de débordement du conflit dans les pays côtiers voisins est très réel et est maintenant exacerbé par la COVID-19", a ajouté M. Grandi.

Le HCR estime à 3,1 millions le nombre de réfugiés, de personnes déplacées, de rapatriés et de personnes risquant l'apatridie au Sahel.

Rien qu'au Burkina Faso, le nombre de déplacés internes a plus que quadruplé en moins d'un an, passant de 193 000 en juin 2019 à 848 000 à la fin du mois d'avril, dans un contexte d'escalade de la violence.

Pour ceux qui ont fui les guerres et les persécutions - et pour les pays hôtes qui les accueillent - l'épidémie de coronavirus a un impact dévastateur sur ce qui est essentiellement une existence au jour le jour, selon l'agence pour les réfugiés.

"Nous devons intensifier notre action en apportant une réponse globale et inclusive qui place les droits et le bien-être de millions de personnes déplacées au cœur de notre action", a déclaré M. Grandi.  "Nous devons agir avant qu'il ne soit trop tard".

L'appel de vendredi complète d'autres efforts des Nations Unies et des partenaires pour galvaniser le soutien financier et politique à la réponse humanitaire au Sahel, a indiqué le HCR.

Il permettra au HCR de fournir davantage de refuges, de matériel de secours de base et de répondre aux violences sexuelles et sexistes, qui, selon l'agence, se sont répandues dans les camps surpeuplés.  Il permettra également de soutenir l'éducation, de reconstruire des écoles et des salles de classe, et d'étendre les possibilités d'enseignement à distance.

L'approche "Ne pas nuire"

Dans sa déclaration, le HCR a indiqué qu'étant donné l'impact du changement climatique au Sahel, sa réponse suivra une approche "ne pas nuire" et écologique qui renforce la capacité des communautés à prévenir les déplacements forcés liés au climat, soutient l'utilisation d'énergie propre et permet une meilleure gestion des déchets.

La semaine dernière, le chef des opérations de maintien de la paix des Nations Unies a déclaré au Conseil de Sécurité que la COVID-19 compliquait une situation sécuritaire déjà complexe au Sahel, les groupes terroristes exploitant la pandémie en intensifiant leurs attaques.

Et à la mi-mai, huit agences d'aide des Nations unies, dont le HCR, et des organisations non gouvernementales travaillant au Sahel ont averti qu'un nombre record de 24 millions de personnes, dont la moitié sont des enfants, ont besoin d'assistance et de protection.