03/04/2012
Communiqué de presse
Conférence de presse

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CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LES CONCLUSIONS DE LA CONFÉRENCE INTERNATIONALE DE LONDRES SUR LA SOMALIE


Malgré les promesses faites par les donateurs à la Conférence internationale de Londres sur la Somalie, le 23 février dernier, le Gouvernement fédéral de transition (GFT) n’a toujours reçu aucune aide financière de la part de la communauté internationale, a affirmé, cet après-midi devant la presse, le Premier Secrétaire de la Mission permanente de la Somalie auprès des Nations Unies, M. Omar Jamal.


M. Jamal a rappelé qu’à la Conférence de Londres, il avait été décidé la création d’un Fonds de stabilité pour la Somalie qui avait bénéficié de promesses de dons de l’ordre de 65 millions de dollars.  « Pour le moment, le Gouvernement fédéral de transition n’a toujours rien reçu », a-t-il annoncé. 


Il a également confirmé la volonté du GFT de mettre fin à la transition d’ici à la date butoir du 20 août, échéance arrêtée de commun accord entre le Gouvernement et la communauté internationale pour la mise en place de nouvelles institutions.


À la suite des Conférences de Garowe 1 et 2, ayant eu lieu respectivement du 21 au 23 décembre 2011 et du 15 au 17 février dernier, le Gouvernement fédéral de transition s’était engagé à en respecter les Principes qui définissent des mesures claires à mettre en œuvre pour que la période de transition s’achève d’ici août prochain et pour mettre en place une nouvelle structure politique. 


La Conférence de Londres avait ensuite constitué un tournant pour l’avenir de la Somalie.  Les participants s’y étaient notamment engagés à « assurer un appui international, des progrès dans le processus politique, la sécurité, une stabilité croissante, le développement économique et des mesures de lutte contre le terrorisme, la piraterie et la prise d’otages », selon les termes du communiqué final de la Conférence.


« Aujourd’hui, les rebelles du groupe Al-Chabab ont été complètement boutés hors de la capitale du pays, Mogadiscio », s’est réjoui M. Jamal.  Il a néanmoins précisé que la grande majorité du territoire somalien restait aux mains d’Al-Chabab, qui a, du reste, opéré des mutations.  En effet, les combattants du groupe semblent délaisser le terrain de la confrontation armée directe pour celui des attentats-suicide, notamment à l’intérieur du territoire somalien libéré et dans ceux des pays amis, tels que le Kenya et l’Éthiopie, qui luttent contre Al-Chabab dans le cadre de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM).


Il a relevé que les défis majeurs du Gouvernement fédéral de transition étaient d’assurer la sécurité dans tout le territoire, y compris sur mer, rétablir l’état de droit, mettre en place la nouvelle constitution, ainsi que les nouvelles institutions du pays.  Il a en outre noté que la sélection des futurs dirigeants du pays se ferait dans le cadre d’un processus de sélection rigoureux, car « il faut exclure tous ceux qui ont trempé dans des activités criminelles », a–t-il expliqué.


M. Jamal a également rappelé que, depuis la chute du Gouvernement central somalien, en 1991, 20 conférences internationales sur la Somalie avaient eu lieu.  « L’échec n’est pas une option pour le Gouvernement fédéral de transition », a-t–il martelé en guise de conclusion, tout en réitérant la nécessité de financer la transition en Somalie. 


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