SENEGAL


DÉCLARATION
DE
S.E.M. CHEIKH TIDIANE GADIO
MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGERES
DE L’UNION AFRICAINE ET DES SÉNÉGALAIS DE L’EXTÉRIEUR

CINQUANTE-SEPTIEME SESSION DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
LE 17 SEPTEMBRE 2002, NEW YORK



Monsieur le Président,

Ma délégation est particulièrement heureuse de vous exprimer, avec ses chaleureuses félicitations, ses vœux ardents de plein succès dans l'accomplissement de la haute et importante mission qui vous a été confiée.

En vérité, votre brillante élection à la Présidence de la 57e Session de l'Assemblée Générale constitue un bel hommage au génie du peuple tchèque ainsi qu'à vos éminentes qualités intellectuelles et morales.

Il me plaît de saisir cette occasion pour dire combien nous avons apprécié la courtoisie, l'engagement et la compétence de votre prédécesseur, S.E.M HAN Seung-Soo, qui a su diriger nos débats, avec un succès remarquable. Qu'il trouve ici l'expression de notre sincère et profonde gratitude pour ses nombreuses et pertinentes initiatives, parmi lesquelles les visites de travail effectuées en Afrique de l'Ouest, singulièrement au Sénégal, en témoignage de l'amitié à mon Pays et de soutien au N EPAD.

Permettez-moi enfin d'exprimer, à nouveau, au Secrétaire général, M. Kofi ANNAM, nos sentiments d'admiration pour la ferme détermination qui est la sienne au service des idéaux et causes de notre Organisation. Grâce à sa sagesse et à sa clairvoyance, l'ONU a assurément retrouvé une nouvelle vigueur qu'appellent, du reste, les immenses défis de l'humanité.

Aussi, est-il heureux que notre Organisation, qui a plus que jamai's besoin de l'adhésion la plus large possible à ses desseins et projets, pour une meilleure gestion des affaires de notre monde globalisé, se soit enrichie de deux nouveaux membres : la Suisse et le Timor Oriental. Aux délégations de_ ces deux pays amis, je voudrais adresser, au nom du Sénégal, mes félicitations les plus chaleureuses, tout en exprimant ma conviction que leur contribution sera, sans nul doute, un enrichissement pour notre Organisation dont le caractère universel se trouve ainsi renforcé.

Monsieur le Président,

C'est justement au nom du principe de l'universalité des Nations Unies que le Sénégal réitère son ardent souhait de voir la République de Chine à Taiwan rejoindre le concert des nations et assumer la plénitude de ses responsabilités au sein de notre Organisation et de ses institutions spécialisées. La satisfaction de cette requête, à la lumière de l'heureux précédent de l'OMC, rendrait justice aux 23 millions d'habitants de la République de Chine à Taiwan qui, de par leur conduite exemplaire sur la scène mondiale, ont déjà fourni la preuve de l'attachement de Taipei aux nobles objectifs de la Charte de San Francisco.

Monsieur le Président,

La semaine dernière, l'ONU et la Communauté des Nations commémoraient l'anniversaire des événements tragiques du 11 septembre 2001. En exprimant, de nouveau, nos sincères sentiments de sympathie et de compassion aux milliers de familles américaines et étrangères endeuillées, le Sénégal, son Chef d'Etat et son Gouvernement voudraient réaffirmer, avec force, leur ferme détermination à lutter contre le terrorisme, sous toutes ses formes et manifestations, quels qu'en soient les acteurs, les motivations et les commanditaires. Le Sénégal le proclame haut et fort : ii n'est pas de raison ou de cause suffisamment juste ou suffisamment bonne pour justifier un acte de terrorisme contre des femmes enceintes et des civils innocents.

« La Déclaration de Dakar contre le Terrorisme » adoptée le 17 octobre 2001, à l'occasion du Sommet africain contre le terrorisme convoqué à l'initiative du Président du Sénégal, S.E. Maître Abdoulaye WADE, donne la pleine mesure de notre volonté ardente de renforcer la coopération régionale et sous-régionale pour faire pièce à la menace et aux activités terroristes sur notre Continent. Gardons en mémoire les frappes terroristes odieuses et sans regret contre le peuple africain au Kenya et en Tanzanie, sans oublier la résistance héroïque et quotidienne du peuple algérien aux assauts répétés des tueurs aveuglés par leur haine et non leur foi en Dieu, en tout cas pas le Dieu de l'amour et de la compassion que nous autres musulmans appelons avec fierté Allah !

C'est à cette fin que le Sénégal a soumis, il y a quelques mois, à l'Union Africaine, un projet de protocole additionnel à la Convention de l'OUA/UA sur la prévention et la lutte contre le terrorisme. Ce projet de protocole vise à renforcer la Convention d'Alger et à l'adapter au contexte post 11 septembre.

Aussi, ma délégation se félicite-t-elle de l'heureuse initiative de la Commission de l'Union Africaine qui vient d'organiser, à Alger, une Réunion Intergouvernementale de haut niveau sur le défi du terrorisme en Afrique.

C'est dire, M. le Président, que nous avons la responsabilité commune de maintenir et de renforcer la mobilisation internationale contre les réseaux terroristes et leur financement.

Au demeurant, mon Gouvernement se félicite de l'excellent travail déjà mené par le Comité du Conseil de sécurité contre le terrorisme, en application de la Résolution 1373 (2001). Le Sénégal encourage le Comité à poursuivre ses efforts et demande au Groupe de travail de l'Assemblée Générale de tout mettre en oeuvre pour hâter l'adoption d'une Convention Internationale Globale contre le Terrorisme.

Monsieur le Président,

C'est un truisme d'affirmer que la lutte contre le terrorisme participe du combat de la Communauté internationale pour promouvoir la paix et la sécurité internationale.

L'objectif que voilà n'a point échappé, au cours des mois écoulés, à notre Organisation qui s'est évertuée à trouver des solutions durables aux conflits qui déstructurent le tissu social et économique de nombreux pays, singulièrement en Afrique.

A cet égard, le Sénégal apprécie hautement l'engagement résolu du Conseil de Sécurité qui, conscient plus que jamais de son rôle de garant de la paix et de la sécurité internationales, a consacré, au cours de cette année, une grande partie de ses travaux aux conflits et tensions qui sévissent sur le Continent africain.
Parmi les nombreuses et louables initiatives du Conseil, je voudrais évoquer, ici, la tenue de séances spéciales consacrées à la situation de l'Afrique et présidées, avec brio et tour à tour, par le Ministre des Affaires étrangères de Maurice et celui de Singapour.

Au nom de la CEDEAO dont le Sénégal assure la Présidence en exercice, je voudrais nourrir l'espoir que l'ONU maintiendra le cap, afin de conjurer, à jamais, les violences et les guerres qui portent une lourde hypothèque sur l'avenir de nombreux pays africains.

Je pense à la Sierra Léone où la normalisation exemplaire en cours de la situation politique et économique a été largement facilitée par la tenue d'élections libres, transparentes, démocratiques et pacifiques.

Il est impérieux que les sirènes de la paix qui ont sifflé à Freetown se fassent également entendre à Monrovia où l'absence de dialogue politique a fini de faire le lit d'une grave instabilité socio-économique dont l'effet de contagion pourrait se révéler désastreux dans l'espace de l'Union du Fleuve Mano. Le Sénégal qui exerce la présidence en exercice de la CEDEAO y
travaille sans relâche et espère pouvoir vous rendre compte de ses nombreuses initiatives en cours et pouvant déboucher très prochainement sur des Assises de la Paix au Libéria.

En Sierra Léone et au Libéria, comme en Guinée Bissau où le Gouvernement du Président Koumba Yala tente, avec courage et abnégation, de sortir son pays de l'ornière de la crise financière et économique, consécutive à une éprouvante guerre civile, la Communauté internationale a le devoir de poursuivre, avec plus de détermination, sa précieuse assistance.

]e voudrais, à ce propos, me réjouir du signal fort lancé par le Conseil de sécurité, sous la présidence américaine, en direction des bailleurs de fonds et en vue de l'octroi à la Guinée Bissau d'une aide financière conséquente, afin de l'aider à se mettre résolument sur la voie de la paix et de la prospérité.

L'intérêt porté à ce voisin du Sénégal et, au delà, à notre Sousrégion, rappelle la sage et opportune décision qui a consisté en la création à Dakar d'un Bureau du Représentant Spécial du Secrétaire général pour l'Afrique de l'Ouest. Ce Bureau devrait favoriser une meilleure coordination de l'action de l'ONU dans notre Sous-région et une plus grande prégnance sur le terrain de ses initiatives. Pour cette lucide initiative, il me plaît de féliciter bien sincèrement le Secrétaire général, Monsieur Kofi ANNAM. II reste entendu que cette structure bénéficiera de l'appui enthousiaste ainsi que de la coopération totale du Gouvernement sénégalais.

Pour clore ce volet, qu'il me suffise de rappeler l'action du Président Abdoulaye WADE en faveur du grand peuple africain de Madagascar. Son implication personnelle et totale dans la médiation de la crise malgache , comme disait une grande figure de la politique internationale, a sûrement épargné au peuple de la Grande lie une dérive vers une guerre civile aux conséquences incalculables. Lui et ses homologues africains qui ont pris ce dossier en main ont prouvé à la face du monde, qu'avec un soutien fort de la communauté internationale, les Africains prouveront qu'ils sont aussi et surtout des faiseurs de paix.

Ailleurs, hors du Continent africain mais si proche de nos coeurs, nous assistons à une montée des périls au Moyen Orient. Cette année encore, le monde a été témoin de violences inouïes à l'intérieur des territoires palestiniens où la puissance militaire occupante -Israel- a résolument opté pour la violence d'Etat qui se traduit dans des concepts aussi dangereux que « les assassinats dits ciblés » et autres opérations préventives.

Cette situation a fait croître du coté palestinien des groupuscules terroristes, spécialistes des ceintures de la mort, groupes que nous condamnons sans équivoque et avec la même fermeté. Cet engrenage a produit un effritement de la confiance entre Israéliens et Palestiniens ; confiance qu'il convient de restaurer le plus rapidement possible, par le biais d'un dialogue franc et constructif devant conduire à une solution juste et durable.

Pour y parvenir, il est impératif que Tel Aviv se conforme aux résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité -notamment celles 242 (1967), 378 (1973) et 1397 (2002)- et adhère aussi bien au Plan de Paix proposé par l'Arabie Saoudite qu'aux initiatives du Quatuor, auteur de principes fondateurs «la Terre contre la Paix» et «le retrait contre la normalité ».

La Communauté internationale, je pense notamment au Conseil de sécurité et au Quatuor de Médiateurs, a l'impérieux devoir d'élaborer un Plan audacieux de concrétisation de cette vision de deux Etats à l'intérieur des frontières de 1967, et de hâter ce que le Sénégal ne cesse de réclamer dans toutes les tribunes internationales : la convocation immédiate d'une « Conférence internationale sur la Palestine » devant déboucher sur un mécanisme précis qui couvrirait les volets politique, économique et sécuritaire, avec, pour point de mire, la création d'un Etat palestinien souverain à côté d'un état israélien vivant en paix et en harmonie avec ses voisins.

Monsieur le Président,

Au cours des douze derniers mois, l'actualité internationale a été dominée par la tenue de trois grandes conférences qui sont autant d'événements cruciaux dans la marche collective de l'Humanité vers un monde plus juste et plus solidaire : )e me réfère à la Réunion ministérielle de l'Organisation Mondiale du Commerce de Doha, au Qatar, à la Conférence internationale sur le Financement du Développement de Monterrey, au Mexique et, enfin, au Sommet Mondial du Développement Durable de ]ohannesbourg, en Afrique du Sud. Ces Conférences mondiales et les alliances fortes qu'elles ont suscitées devraient permettre à l'Humanité de réussir son entrée dans le 3e Millénaire.

Je tiens cependant à relever ici, qu'après les déclarations de bonnes intentions, le temps de l'action est arrivé.

Nous devons agir vite afin que la mondialisation, ce phénomène qui s'impose à nous tous, soit enfin bénéfique à tous et à chacun. Car, jusque là, en dépit de ses vertus certaines, la mondialisation semble avoir consacré une plus grande marginalisation de la vaste majorité des peuples du Sud.

En conséquence, il est urgent d'identifier des mécanismes novateurs de financement du développement. En effet, même si l'Aide Publique au Développement est encore précieuse pour les Etats du Sud, son efficacité n'en sera que limitée sans l'adjonction de mesures concrètes, comme l'accès des produits du Sud aux marchés du Nord ou l'augmentation des flux d'Investissement Direct Etranger vers les pays en développement et, particulièrement en Afrique et un rôle moteur qu'il faudra reconnaître au secteur privé international et africain. Le Sénégal, en effet, est convaincu qu'aucun pays du monde ne s'est jamais développé grâce à l'Aide Publique au Développement. Secteur privé, infrastructure et éducation, tel est, de façon universelle, le trépied incontournable du développement véritablement durable.

II n'est pas moins urgent, après la nomination si appréciée d'un Haut Représentant du Secrétaire Général pour les Pays les Moins Avancés, que nous nous engagions, tous, dans la voie d'une mise en ceuvre diligente du Programme d'action de Bruxelles, conformément au consensus de la 12e Réunion ministétrielle du Groupe, tenue à Cotonou du 05 au 07 aôut 2002

Monsieur le Président,

La réussite des initiatives que voilà ne peut ressortir aux seuls gouvernements. Ceux-ci devront bâtir des partenariats solides avec les communautés locales, les acteurs de la société civile, le secteur privé, les organisations non gouvernementales et les organisations internationales.

C'est le lieu pour le Continent aîné de l'Humanité de se féliciter de l'adoption du Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique un partenariat à double dimension, interne et internationale, en ce qu'il se veut le lien, d'une part, entre les Africains eux-mêmes et, d'autre part, entre l'Afrique et le reste de la Communauté internationale qui a déjà manifesté son appui total à cette nouvelle initiative. ]'en veux pour preuve le Plan d'Action pour l'Afrique du G8 et la tenue hier par l'AG d'une réunion plénière de haut niveau chargée d'examiner l'appui au NEPAD.

Par cette initiative qui a le mérite de définir les conditions préalables indispensables au développement de l'Afrique, d'identifier les priorités sectorielles et de dégager une stratégie de mobilisation des ressources, les leaders africains, au nombre desquels S.E.M. Abdoulaye WADE, entendent démontrer concrètement que la responsabilité du développement du Continent leur incombe au premier chef.

C'est dans ce cadre qu'il convient d'inscrire le lancement en juillet dernier à Durban, en Afrique du Sud, de l'Union Africaine, dont le Conseil de Sécurité et de Paix couplé avec le mécanisme de «Peer Review » du NEPAD traduit, à souhait, des engagements forts de nos Chefs d'Etat d'abord en direction des nos populations et ensuite de nos partenaires très préoccupés par les questions centrales de Bonne Gouvernance, de prévention et de règlement des conflits.

Monsieur le Président,

II demeure que l'émancipation économique des pays en développement sera largement facilitée par le «désenclavement numérique» de l'Afrique qui doit exploiter toutes les opportunités qu'offre la connexion au réseau mondial des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication.

Cette idée a été consacrée par l'importante réunion sur «les Technologies de l'information et de la Communication au service du Développement» des 17 et 18 juin 2002, à laquelle le Chef de l'Etat du Sénégal était l'invité spécial du Président de la 56e Session de l'Assemblée Générale, qui a mis en exergue l'urgence pour les pays du Sud à quitter définitivement les bas-côtés. de l'information pour en emprunter les autoroutes.

C'est fort de cette conviction que le Président WADE avait inauguré au Sénégal, le 28 mai dernier, un réseau sous-marin de fibres optiques, reliant l'Afrique, l'Europe et l'Asie sur 28 000 kms.

Monsieur le Président,

Nos préoccupations en matière de développement n'excluent nullement nos exigences quant au respect des droits de la personne humaine.

Voilà qui explique pourquoi mon pays accorde une grande importance à la promotion et la protection des droits de la femme et de l'enfant. Sous l'impulsion du Gouvernement, un vaste programme est en cours de réalisation visant, notamment, à lutter contre les violences faites aux femmes, le trafic et l'exploitation des femmes et enfants à des fins commerciales et sexuelles.

Dans ces domaines, la stratégie concue et mise en oeuvre par le Sénégal s'inspire des Plans d'action adoptés par les Sessions extraordinaires de l'Assemblée Générale consacrées à Beijing + 5 et au Suivi du Sommet mondial pour les enfants.

Comme à l'accoutumée, qu'il soit permis au Sénégal de magnifier et de louanger la grandeur des femmes du monde et particulièrement leurs soeurs africaines, socle fondamental. et puissant moteur du renouveau africain. L'histoire prendra note que c'est le Sénégal, par la voix de son Président, qui a demandé et obtenu que chacune des cinq sous-régions de l'Afrique élisent au moins une femme dans son quota de deux commissaires officiant à la Commission de l'Union africaine. L'Afrique donne ainsi une leçon au reste du monde en appliquant une parité sans précédent, preuve s'il en était encore besoin que si on cherche des compétences féminines, on les trouve.

En outre, à l'initiative du Chef de l'Etat du Sénégal, S.E. Maître Abdoulaye WADE, en sa qualité de Président en exercice de la CEDEAO, se tiendra le 10 octobre à Dakar, un Sommet Extraordinaire des Chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEDEAO consacré au suivi des résultats de la 2b e Session extraordinaire de l'Assemblée Générale des Nations Unies sur les enfants.

Monsieur le Président,

Les Droits de l'Enfant et de la Femme étant parties intégrantes des droits humains, mon Pays réaffirme son attachement aux principes d'universalité, d'interdépendance et d'indivisibilité des droits humains, de la bonne gouvernance économique et politique et de l'Etat de droit.

Au Sénégal, nous nous employons, tous les jours, à traduire, dans les faits, ces principes inscrits dans notre Constitution et qui fondent la démocratie sénégalaise, une démocratie qui se veut de tolérance, de pluralisme des opinions et des idées, une démocratie fortifiée par la tenue d'élections périodiques, libres et transparentes.

C'est cet impératif démocratique qui a amené le Chef de l'Etat du Sénégal à renforcer notre arsenal institutionnel en créant un poste de Commissaire aux Droits humains confié à une femme.

Monsieur le Président,

Vous le savez déjà, le Sénégal a été le premier pays au monde à ratifier le Statut de Rome portant création de la Cour Pénale Internationale (CPI), Statut dont mon Pays se félicite de son entrée en vigueur le 111 juillet 2002.

En nous félicitant également des résultats encourageants de la Première Assemblée des Etats Parties qui s'est tenue la semaine dernière, nous voudrions redire ici, solennellement, notre attachement indéfectible à la CP1 ainsi que notre engagement à tout mettre en oeuvre pour lui assurer l'indépendance et la crédibilité nécessaires à l'éradication de l'impunité dans le monde.

C'est cet engagement qui a motivé la décision du Gouvernement du Sénégal de présenter un candidat au poste de juge à la CPI en la personne de l'un de ses meilleurs magistrats et spécialistes du droit pénal.

Monsieur le Président,

Pour clore mon propos, je voudrais, en rappelant l'urgence à faire face aux nombreux défis de l'Humanité, une et indivisible, formuler le souhait ardent que notre Organisation Universelle raffermisse davantage ses capacités à mieux servir les espérances légitimes des peuples de la Planète.

II s'agit là d'une exigence à laquelle nous devons nous plier par une représentativité plus juste et plus équitable au sein du Conseil de Sécurité et par un renforcement de l'autorité de l'Assemblée Générale.

A n'en point douter, cette voie balisera l'avenir d'un monde réconcilié avec lui-même où sera jalousement préservée, dans la justice et la liberté, dans la paix et la prospérité, la dignité des Humains, de tous les Humains.

Je vous remercie.