|
DECLARATION DU PRESIDENT DE LA COMMISSION
M. Ahmedou Ould-Abdallah
Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU
Abuja, 11 mai 2007
Prince Bola Ajibola, Chef de la Délégation
du Nigeria,
Excellence, Monsieur le Vice-Premier
Ministre Amadou Ali, Chef de la Délégation du Cameroun,
Excellences,
Messieurs les Membres de la Commission
Mixte Cameroun-Nigeria,
Mesdames et Messieurs,
Depuis des années, les Camerounais et les
Nigérians s’efforcent d’approfondir et de renforcer leurs relations
bilatérales. Toutefois, les progrès qu’ils ont enregistrés en matière de
paix, de stabilité et de développement ont souvent été ralentis et parfois
contrecarrés par une immense pierre d’achoppement, « le différend portant
sur leur frontière terrestre et maritime ». Ce différend relatif à la
frontière a commencé au moment de l’indépendance en 1960 et a mené, par
deux fois, à des confrontations armées sanglantes.
Les deux pays ont, néanmoins, toujours eu
la sagesse d’écarter toute autre effusion de sang. Ils ont introduit leur
litige devant la Cour Internationale de Justice (CIJ) en 1994. Et c’est
pour mettre en œuvre l’arrêt de la CIJ du 10 octobre 2002 que la
Commission Mixte a été créée par les Présidents du Cameroun et du Nigeria
et le Secrétaire Général des Nations Unies, le 15 novembre 2002 à Genève.
Vous vous souviendrez tous que l’arrêt est
constitué de quatre segments du nord au sud de la frontière, qui sont : la
région du Lac Tchad, la frontière terrestre, la Péninsule de Bakassi et,
enfin, la frontière maritime. Ces quatre segments sont tous aujourd’hui
réglés. Des accords ont été passés respectivement pour chacun d’eux avec
l’assistance des Nations unies en décembre 2003, juillet 2004, juin 2006
et mai 2007. En effet, la démarcation effective, avec des bornes,
nécessitera plus de temps, la frontière ayant 1 700 kilomètres de long.
Les Nations Unies sont également prêtes à apporter leur soutien à la
coopération bilatérale entre les deux pays, en particulier concernant les
champs pétroliers à cheval sur leur frontière maritime désormais convenue
Mes chers collègues,
L’accord d’aujourd’hui sur la Frontière
maritime est l’heureux épilogue d’un exercice long, fragile et toujours
exaltant. Je vous remercie tous, Camerounais, Nigérians et mes collègues
des Nations unies.
Aujourd’hui, je suis un homme très heureux.
Je suis convaincu que mes collègues des Nations Unies et nos partenaires
camerounais et nigérians sont tout aussi heureux de cette réussite finale.
Nous devrions poursuivre notre travail avec
détermination an consolider les résultats acquis.
Je vous remercie tous. |