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ALLOCUTION
D’OUVERTURE DU PRÉSIDENT DE LA COMMISSION MIXTE
ET REPRÉSENTANT SPÉCIAL
DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DES NATIONS UNIES, Said
Djinnit
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Abuja,
19 juin 2008
Son Excellence,
Prince Bola Ajibola, Chef de la délégation nigériane,
Son Excellence, Monsieur le
Vice-Premier Ministre Amadou Ali, Chef de la délégation camerounaise,
Excellences, Messieurs et
Mesdames les membres du Corps diplomatique,
Messieurs et Mesdames les
membres de la Commission Mixte Cameroun-Nigeria,
Messieurs et Mesdames les
membres de la presse, Mesdames et Messieurs;
C’est un grand plaisir pour
moi que de me trouver ici à Abuja pour participer à cette Vingt-deuxième
Session de la Commission Mixte Cameroun-Nigeria. Permettez-moi tout
d’abord de remercier chaleureusement le Prince Bola Ajibola et les
autorités nigérianes pour l’accueil chaleureux et l’excellence des
dispositions prises pour assurer le succès de cette réunion.
Je souhaiterais également
exprimer mes remerciements et ma satisfaction aux deux Chefs de délégation
pour les propos aimables qu’ils ont eus à mon endroit.
Alors que je vous rejoins en
qualité de nouveau Président de la Commission Mixte Cameroun-Nigeria, je
me sens profondément honoré d’être associé à cet unique processus de
consolidation de la paix et de la confiance sur le continent. Je m’engage
à m’efforcer de poursuivre l’excellent travail accompli par mes
prédécesseurs et à encourager les Parties en diligenter le processus et à
renforcer davantage leurs relations de coopération.
A cet égard, je souhaite
remercier le Prince Bola Ajibola et le Vice-Premier Ministre Amadou Ali
pour l’accueil chaleureux qu’ils m’ont réservé le mois dernier lorsque je
me suis rendue dans les deux pays pour me familiariser aux questions
traitées par la Commission Mixte. A l’issue de ces visites, j’ai le
plaisir de déclarer clairement que je me sens très encouragé dans la
mesure où les deux Parties, au niveau des plus hautes instances des
Gouvernements, ont réitéré leur engagement à mettre pleinement en œuvre
l’Arrêt de la Cour internationale de justice du 10 octobre 2002 , l’Accord
de Greentree et à aborder les questions encore en instance, parmi
lesquelles le transfert d’autorité de la « Zone ». Je souhaite féliciter
les dirigeants des deux pays pour leur engagement constant et leur courage
et leur clairvoyance édifiantes.
C’est également avec un
profond sentiment de fierté que je prends note que le mandat dont a été
investie la Commission Mixte en 2002 par les dirigeants des deux pays et
par le Secrétaire Général des Nations Unies a été mis en œuvre selon nos
attentes. Le retrait et le transfert d’autorité dans la Région du Lac
Tchad et dans la Péninsule de Bakassi sont devenus respectivement
effectifs en 2004 et à la suite de l’Accord de Greentree, le 14 août 2006.
La délimitation de la frontière maritime a été reconnue le 11 mai 2007.
Malgré la difficulté du terrain, des progrès constants ont été enregistrés
dans la démarcation de la frontière terrestre. A la lumière des
préoccupations exprimés par les populations concernées et des appels
lancés par les deux pays en faveur d’une réinstallation ou du
développement, nous, aux Nations Unies, avons initié des consultations
associant les équipes de pays des Nations Unies au Nigeria et au Cameroun
et la communauté des donateurs en vue d’apporter notre soutien aux efforts
déployés par les deux gouvernements.
En ma qualité de Président
de la Commission Mixte, j’entends mobiliser les ressources et les
capacités des Nations Unies pour apporter un soutien coordonné aux efforts
des deux pays pour finaliser le processus de démarcation et consolider
leur coopération. J’entends également encourager les deux parties à
adopter des mesures de renforcement de la confiance qui contribueront à
cimenter davantage leurs relations. En effet, en ma qualité de
Représentant du Secrétaire Général et, en tant qu’Africain, je souhaite
vivement que cet exemple lumineux d’une résolution pacifique d’un conflit
frontalier soit une source d’émulation pour toute l’Afrique où la plupart
des frontières sont encore non délimitées.
Je m’engage à tout faire
pour que les obstacles auxquels nous pourrions nous heurter dans ce
processus n’affectent pas négativement notre élan actuel vers la
finalisation du règlement pacifique du différend.
Je suis également hautement
encouragé par l’engagement et la sagesse dont font preuve les deux Chefs
de délégation ainsi que les deux pays et leurs dirigeants.
C’est avec cette note
d’espoir que j’ai le plaisir de déclarer ouverte cette Vingt deuxième
Session de la Commission Mixte.
Je vous remercie. |