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ALLOCUTION
D’OUVERTURE DU PRÉSIDENT DE LA COMMISSION MIXTE
ET REPRÉSENTANT SPÉCIAL
DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DES NATIONS UNIES, M. Ahmedou OULD-ABDALLAH
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Abuja,
5 avril 2007
Prince Bola Ajibola, Chef de
la Délégation du Nigeria,
Excellence, Monsieur le
Vice-Premier Ministre Amadou Ali, Chef de la Délégation du Cameroun,
Excellences,
Mesdames et Messieurs les
Membres de la Communauté diplomatique,
Messieurs les Membres de la
Commission Mixte Cameroun-Nigeria,
Messieurs les Membres de la
Commission du Lac Tchad,
Mesdames et Messieurs,
C’est pour moi un très grand
plaisir que de présider cette dix-huitième Session de la Commission Mixte
Cameroun-Nigeria à Abuja. Permettez-moi, tout d’abord, de remercier notre
hôte, le Prince Bola Ajibola, Chef de la Délégation du Nigeria et, à
travers lui, le Gouvernement du Nigeria pour la généreuse hospitalité
qu’il nous a accordée.
M’étant penché sur les
progrès enregistrés depuis la fin de la dix-septième session de Yaoundé le
26 janvier 2007, je prends note de notre avancée continue dans la
matérialisation sur le terrain de l’Arrêt de la Cour Internationale de
Justice. Bien que concerné par la lenteur du processus de démarcation, je
ne peux que féliciter les parties d’avoir fait avancer le processus de
mise en oeuvre de l’Arrêt de La CIJ jusqu’à ce jour.
Je souhaite que, lors de
cette dix-huitième session de la Commission Mixte, nous poursuivions notre
travail dans l’esprit habituel de respect et d’amitié mutuels. Cet esprit
est, à n’en pas douter, essentiel à une coopération réussie entre nous
tous pour nous acquitter avec succès de notre mandat. Cela d’autant plus
que nous devrions nous réjouir de l’issue encourageante du travail de nos
équipes respectives de géomètres qui ont récemment entrepris avec succès
la tâche considérable de démarquer 232 kilomètres de la frontière
terrestre commune. Cette distance doit être ajoutée aux 475 kilomètres
déjà achevés et représentent un jalon non seulement pour l’activité de
démarcation mais aussi pour les difficultés endurées par nos géomètres sur
ce terrain au relief assez difficile.
De même suis-je très
confiant que les Parties devraient honorer – et honoreront - leur
engagement eu égard à la démarcation de leur frontière maritime. Comme
vous le savez probablement, cela a fait l’objet de longues discussions aux
niveaux techniques appropriés et attend aujourd’hui la mise en oeuvre des
modalités techniques à la suite du succès de la visite sur le terrain de
l’Equipe Technique Mixte effectuée à la fin de l’année 2006.
Concernant la Péninsule de
Bakassi, je suis particulièrement heureux de mentionner que le rapport
issu de la visite sur le terrain, effectuée les 12 et 13 février 2007 par
les Observateurs des Nations Unies de la Commission Mixte, a conclu que la
situation y prévalant était satisfaisante eu égard aux droits des
populations concernées. Dans ce contexte et comme tout se déroule
correctement, au-delà de nos attentes, je me demande si nous ne devrions
pas actualiser nos engagements.
La Commission Mixte, avec
l’accord des Parties, est encline à d’autres mesures de renforcement de la
confiance de manière à promouvoir un développement rapide entre le
Cameroun et le Nigeria. A cet égard, je souhaite porter à votre attention
le fait que j’avais donné instruction à mes collègues d’établir des liens
étroits avec le Secrétariat de la Commission du Bassin du Lac Tchad en vue
de susciter une synergie entre les Etats membres participant à la
Commission de manière à développer une approche commune à l’égard des
populations concernées et marginalisées de la région. Dans ce contexte, la
question de la protection de l’environnement, en particulier dans la
Péninsule de Bakassi, devrait demeurer une priorité pour nous tous.
Comme toujours, ma gratitude
va aux donateurs qui voient le travail de la Commission Mixte axé sur les
résultats et le succès de la gestion des conflits. C’est grâce à leurs
contributions opportunes au Fonds d’affectation spéciale des Nations Unies
qu’il a été possible de mener nos activités sur un modeste budget, ce qui,
autrement, aurait affecté nos ressources budgétaires régulières limitées.
A cet égard, je souhaiterais
que nous nous rappelions tous que nous devrions accélérer l’allure de nos
obligations. En réalité, nous ne sommes pas et ne devrions pas être une
institution permanente. Nous devons aller de l’avant et préparer notre
stratégie de sortie.
Une fois encore, je vous
remercie pour votre aimable attention et déclare ouverte la Dix-huitième
session de la commission Mixte Cameroun-Nigeria. |