70 réalisations des Nations Unies

 
 

 

Paix et sécurité

Un officier de police joue avec un enfant

Un officier de police de la MINUSS chargé de la protection des enfants visite une école sur un site de protection des civils (Soudan du Sud). Photo ONU/JC McIlwaine

 
 

1. Maintien de la paix et de la sécurité

Les 69 missions de maintien de la paix et d’observation que l’ONU a déployées dans les points chauds du globe au cours des six dernières décennies ont contribué à rétablir le calme et aidé de nombreux pays à se relever de conflits. L’ONU dirige aujourd’hui 16 opérations de maintien de la paix situées aux quatre coins du monde, composées de 125 000 hommes et femmes courageux, provenant de 120 pays différents, qui acceptent d’aller là où les autres ne peuvent ou ne veulent se rendre.

2. Rétablissement de la paix

Depuis les années 90, l’ONU a participé au règlement de nombreux conflits, soit directement, soit en apportant son appui à des tierces parties, notamment dans les pays suivants : Sierra Leone, Libéria, Burundi, Soudan (conflit Nord-Sud) et Népal. Des recherches ont montré que l’action de l’ONU en matière de rétablissement et de maintien de la paix et de prévention des conflits était un élément déterminant dans la diminution – de 40 %  – du nombre de conflits qui s’est produit depuis les années 90 à l’échelle mondiale. Par la diplomatie et d’autres formes d’action préventive, l’ONU a désamorcé nombre de conflits potentiels et, grâce à ses 11 missions de paix sur le terrain, elle administre les situations d’après conflit et consolide la paix.

3. Consolidation de la paix

La Commission de consolidation de la paix des Nations Unies  appuie les efforts de paix dans les pays sortant d'un conflit. Rassemblant les donateurs internationaux, les institutions financières internationales, les gouvernements et les pays contributeurs de troupes, elle aide à mobiliser des ressources et propose des actions pour consolider la paix et favoriser le redressement. Le Fonds pour la consolidation de la paix soutient 222 projets dans 22 pays en fournissant un financement rapide et flexible.

4. Lutte contre la prolifération nucléaire

Depuis plus de 50 ans, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) envoie ses experts à travers le monde pour inspecter des sites nucléaires et vérifier que les matières nucléaires soumises à garanties sont utilisées à des fins pacifiques. À ce jour, l’AIEA a établi des accords de garantie avec plus de 180 États.

5. Déminage

L’ONU aide au déminage dans quelque 30 pays et territoires, notamment en Afghanistan, en Colombie, en République démocratique du Congo, en Lybie et au Soudan, où les mines tuent ou mutilent des milliers d’innocents chaque année. Elle apprend aux populations concernées à respecter les consignes de prudence, aide les victimes à devenir autosuffisantes, appuie les États qui décident de détruire leurs stocks de mines et plaide en faveur d’une adhésion universelle aux traités en la matière.

6. Soutien au désarmement

Le travail des Nations Unies pour encourager le désarmement mondial et limiter les armes est un élément central de la promotion de la paix et de la sécurité. Ces efforts visent à réduire et à terme, éliminer les armes nucléaires, à détruire les armes chimiques, à renforcer l'interdiction des armes biologiques, et à mettre fin à la prolifération des mines terrestres, des armes de petit calibre et des armes légères. Les traités des Nations Unies constituent l’ossature juridique de ces efforts : la Convention sur les armes chimiques a été ratifiée par 190 États, la Convention d'interdiction des mines par 162 et le traité sur le commerce des armes par 69. Au niveau local, les Casques bleus de l'ONU travaillent souvent à mettre en œuvre les accords de désarmement entre les parties belligérantes. Ainsi, au Salvador, en Sierra Leone, au Libéria et ailleurs, ils se sont employés à démobiliser les forces combattantes et à collecter et détruire leurs armes dans le cadre d'un accord global de paix.

7. Lutte contre le terrorisme

L’ONU assure la coordination de l’action des États Membres contre le terrorisme. En 2006, l’Organisation a adopté la toute première stratégie mondiale de lutte antiterroriste. Les programmes et organismes des Nations Unies ont aidé les États à mettre en pratique la stratégie globale, en leur fournissant une assistance juridique et en favorisant la coopération internationale. L’ONU a aussi été la première à mettre en place un cadre juridique de lutte contre le terrorisme international. Quatorze instruments juridiques internationaux ont été négociés sous ses auspices, dont des traités concernant des questions telles que la prise d’otages, le détournement d’avions, les attentats à la bombe, le financement du terrorisme et le terrorisme nucléaire.

8. Prévention du génocide

Les Nations Unies ont fait naître le premier traité pour lutter contre le génocide, c’est-à-dire des actes commis dans l'intention de détruire un groupe national, ethnique, racial ou religieux. La Convention de 1948 sur le génocide a été ratifiée par 146 États, qui s’engagent à prévenir et punir les actes de génocide en temps de guerre et en temps de paix. Les tribunaux de l'ONU pour la Yougoslavie et le Rwanda, ainsi que les tribunaux soutenus par l'ONU au Cambodge, ont envoyé un avertissement aux aspirants génocidaires, les avisant que de tels crimes ne seraient plus tolérés. Le Programme de communication des Nations Unies sur l'Holocauste s’efforce de rappeler au monde les leçons à tirer de l'Holocauste afin de prévenir de futurs actes de génocide. Le Conseiller spécial du Secrétaire général sur la prévention du génocide surveille les situations dangereuses, les signale au Secrétaire général et au Conseil de sécurité, et recommande des mesures.

 9. Lutte contre la violence sexuelle dans les conflits

Le viol est de plus en plus utilisé comme une arme de guerre. On estime que 60 000 femmes ont été violées pendant la guerre civile en Sierra Leone (1991-2002), jusqu'à 60 000 dans l'ex-Yougoslavie (1992-1995), jusqu'à 250 000 pendant le génocide au Rwanda (1994), plus de 40 000 au Libéria (1989-2003) et au moins 200 000 en République démocratique du Congo depuis 1998. La violence sexuelle a caractérisé de nombreux conflits, de l'Afghanistan à l'Iraq, de la Somalie à la Syrie. Le Représentant spécial du Secrétaire général sur la violence sexuelle dans les conflits a aidé les pays à élaborer et appliquer des lois qui criminalisent le viol en temps de guerre et mettent fin à l'impunité pour les auteurs ; à concevoir des programmes qui aident les victimes à reconstruire leur vie ; à assurer la formation des agents de police, des procureurs et des juges afin qu'ils soient mieux équipés pour faire face à ces crimes. Il a également soutenu le développement d'unités spécialisées de femmes officiers de police qui enquêtent sur des allégations de viol en temps de guerre.

Développement économique 

Des ouvriers du bâtiment au travail

Des ouvriers du bâtiment au travail, Tianjin. Chine. Photo Banque mondiale/Yang Aijun

 
 

10. Promotion du développement

L’ONU s’est attachée à améliorer les conditions de vie, les compétences et le potentiel humains partout dans le monde. Depuis 2000, son action est guidée par les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) qui seront remplacés par les Objectifs de développement durable à partir de 2016. Pratiquement tous les financements destinés à l’aide au développement proviennent de contributions versées par les États Membres. Ainsi, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), qui est présent dans 170 pays, appuie plus de 4 800 projets visant à combattre la pauvreté, promouvoir la bonne gouvernance, réagir aux crises et protéger l’environnement. Quant au Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), il est présent dans plus de 150 pays, où il contribue à la protection de l’enfance, aux campagnes de vaccination, à l'aide humanitaire et à l’éducation des filles. La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) aide les pays en développement à tirer le meilleur parti des possibilités commerciales qui se présentent à eux. La Banque mondiale, qui accorde aux pays en développement des prêts et des subsides, a soutenu plus de 12 000 projets de développement dans plus de 170 pays depuis 1947.

11. Lutte contre la pauvreté rurale

Le Fonds international de développement agricole (FIDA) offre des dons ou des prêts à faible intérêt aux populations rurales très pauvres. Depuis 1978, le FIDA a investi plus de 15 milliards de dollars, aidant ainsi plus de 430 millions d’hommes et de femmes à cultiver et à vendre plus de nourriture, à accroître leurs revenus et à assurer la subsistance de leur famille. Aujourd’hui, le FIDA est présent dans 97 pays où il soutient plus de 240 programmes et projets.

12. Développement de l’Afrique

Les intérêts de l’Afrique demeurent au premier plan des priorités de l’ONU. En 2001, les chefs d’État africains ont adopté un plan pour le continent, qu’ils ont appelé le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD). L’Assemblée générale a décidé en 2002 que le NEPAD serait le cadre principal d’acheminement de l’aide internationale vers ce continent, qui en reçoit 36 %, soit la part la plus importante des budgets du système des Nations Unies alloués au développement. Tous les organismes des Nations Unies ont des programmes particuliers en faveur de l’Afrique.

13. Amélioration de la condition de la femme

L’ONU, par le biais de ONU-Femmes, se concentre sur l'amélioration de la condition de la femme, encourage la promotion de l'égalité des sexes, crée de nouvelles opportunités et s'attaque à la discrimination. Une de ses branches, finance des projets dans plus de 100 pays, visant à éliminer la violence faite aux femmes, à faire reculer le VIH/sida, à aider les femmes à participer à la vie politique et à protéger leur sécurité économique  –  en améliorant, par exemple, leur accès au travail et leurs droits fonciers et autres droits de succession. L’Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme (INSTRAW) fait également partie de ONU-Femmes et contribue à améliorer la qualité de vie de la femme et à promouvoir ses droits par la recherche, la formation et le renforcement des capacités dans les domaines de la sécurité, des migrations et de la gouvernance. Toutes les institutions des Nations Unies sont tenues d’intégrer l’amélioration de la condition de la femme dans leur action.

14. Création d’un cadre propice à l’activité économique

L’ONU a soutenu l’activité économique, en négociant des normes techniques universellement acceptées dans des domaines aussi divers que la statistique, le droit commercial, les régimes douaniers, la propriété intellectuelle, l’aviation, les transports et les télécommunications, et en réduisant les coûts des transactions. Elle a créé des bases propices aux investissements dans les pays en développement en favorisant la stabilité politique et la bonne gouvernance, en luttant contre la corruption, et en encourageant l’adoption de politiques économiques avisées et de cadres juridiques favorables à l’entreprise.

15. Appui à l’industrie

Par le biais de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), l’ONU a servi d’intermédiaire à la coopération industrielle Nord-Sud et Sud-Sud en encourageant l’esprit d’entreprise, les investissements, les transferts de technologie et un développement industriel rentable et durable. Elle a aidé les pays à faire face au choc de la mondialisation et à atténuer la pauvreté.

16. Lutte contre la faim

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dirige l’action internationale menée pour libérer le monde de la faim. Présente dans les pays développés comme dans les pays en développement, la FAO est une instance neutre où tous les pays négocient sur un pied d’égalité les politiques à suivre et les accords à conclure. Elle aide les pays en développement à moderniser et améliorer leur secteur agricole ainsi que leurs pratiques sylvicoles et halieutiques et à assurer une bonne alimentation à tous.

17. Amélioration du commerce mondial

La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) aide les pays en développement à négocier des accords commerciaux et à obtenir un traitement préférentiel pour leurs exportations. Ainsi, des accords internationaux sur les produits de base ont été conclus afin de garantir des prix équitables pour les pays en développement, que la CNUCED a aidés à améliorer et à diversifier leur production et leur infrastructure commerciale, et à s’intégrer dans l’économie mondiale.

18. Promotion de réformes économiques

La Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) aident un grand nombre de pays à améliorer leur politique économique, notamment en leur apportant une aide financière ponctuelle leur permettant de rééquilibrer la balance des paiements et en assurant la formation de responsables des finances publiques.

19. Soutien à l’aviation civile

Les organismes des Nations Unies ont défini des normes pour les transports aériens et maritimes. L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) sert de forum pour la coopération dans tous les domaines de l'aviation civile. Elle établit des normes et des règlements pour la sûreté, la sécurité, l'efficacité et la performance environnementale des voyages aériens. L'aviation internationale est le premier secteur de l'industrie avec les objectifs globaux pour stabiliser les émissions de carbone au niveau de 2020 et parvenir à une augmentation annuelle de 2% du rendement énergétique. L’OACI a contribué à faire de l’avion le mode de transport le plus sûr. En 1947, les accidents d’avion avaient fait 590 victimes, sur un total de 21 millions de voyageurs aériens; en 2013, le nombre des victimes était de 173, sur un total de 3,1 milliards de voyageurs.

20. Améliorer le transport maritime

L’Organisation maritime internationale (OMI) a contribué à rendre les mers plus propres et les transports maritimes – au service de 90% du commerce mondial – plus sûrs. Les mesures de l'OMI couvrent tous les aspects du transport maritime international, tels que la conception, la construction, l’équipement, les effectifs, l'exploitation et la mise au rebut des navires. Avec l’aide de l’OMI, le nombre de naufrages a diminué, de même que le nombre de décès; les cas de pollution sont en baisse, notamment la pollution par le pétrole, et la pollution de l’air et la pollution par les eaux usées sont mieux contrôlées – et ce, alors même que le volume des marchandises transportées par mer ne cesse d’augmenter. Ainsi, le total des marchandises transportées par bateau a atteint 9,6 milliards de tonnes en 2013.

21. Mobilisation universelle en faveur des enfants

De l’Afghanistan au Liban et du Soudan à l’ex-Yougoslavie, l’UNICEF a milité en faveur de l’institution de « jours de tranquillité » et de l’ouverture de « couloirs de paix » afin de pouvoir acheminer les vaccins et les secours dont les enfants pris dans des conflits armés ont le plus grand besoin. La Convention relative aux droits de l’enfant a été transposée dans le droit interne de 193 pays. À la suite de la session extraordinaire de l’ONU consacrée aux enfants en 2002, 190 gouvernements se sont fixé des objectifs assortis de délais dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la protection contre les sévices, l’exploitation et la violence, et de la lutte contre le VIH/sida.

22. Amélioration de la situation du logement et de l’urbanisme

Les villes abritent aujourd’hui la moitié de l’humanité. Concentrant une grande partie de la production et de la consommation, elles sont des creusets de prospérité et des laboratoires d’innovation sociale et économique. Mais elles sont également des lieux de maladie, de criminalité, de pollution et de pauvreté. Dans les pays en développement, les habitants des bidonvilles constituent plus de 50 % de la population urbaine; pour la plupart, ils ont un logement des plus précaires, sans eau courante ni égouts. Avec des centaines de projets dans quelque 70 pays, le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-HABITAT) travaille à des solutions innovantes pour les villes.  Il s’attache par exemple à promouvoir la sécurité du logement pour les citadins pauvres, ce qui favorise les investissements dans les logements et les services sociaux de base.

23. Amélioration des services postaux

L’Union postale universelle (UPU) facilite les échanges postaux internationaux, favorisant la communication sociale, culturelle et commerciale entre particuliers et entreprises grâce à sa gamme de produits et services postaux modernes.Les 640 000 bureaux de poste forment le plus grand réseau physique de distribution de lettres et de colis et de transfert d’argent. L’Internet et les nouvelles technologies ont ouvert de nouveaux débouchés aux services postaux, notamment dans les domaines du commerce électronique, des marchandises commandées en ligne ne pouvant être expédiées électroniquement. Assurant le lien indispensable entre les opérations physiques, numériques et financières, la poste est un partenaire clef du développement partout dans le monde.

24. Amélioration des télécommunications mondiales

L’Union internationale des télécommunications (UIT), qui rassemble des représentants des gouvernements et du secteur, a pour objectif de développer et de coordonner le fonctionnement des réseaux et des services mondiaux de télécommunications. Elle a coordonné l’utilisation commune du spectre radiophonique, promu la coopération internationale en assignant des orbites satellites, œuvré à améliorer l’infrastructure des télécommunications dans le monde en développement et négocié des normes mondiales qui assurent l’interconnexion parfaite d’un vaste éventail de systèmes de communications. Du service Internet à large bande aux dernières technologies sans fil, de la navigation aéronautique et maritime à la radioastronomie et à la météorologie par satellite, des services de téléphone et de télécopie à la diffusion télévisée et aux réseaux de la prochaine génération, l’UIT continue d’œuvrer pour connecter le monde. Ses activités ont aidé le secteur des télécommunications à devenir une industrie mondiale qui représente 2,1 trillions de dollars.

25. Promotion du tourisme responsable

En 2014, 1,1 milliard de touristes internationaux ont voyagé dans le monde, générant 1,5 milliards de dollars de recettes d'exportation. L'Organisation mondiale du tourisme est l'agence des Nations unies chargée de la promotion du tourisme responsable, durable et universellement accessible. Elle informe sur les tendances des marchés, fait la promotion de politiques touristiques compétitives et durables, favorise l’éducation et la formation touristique, et travaille à faire du tourisme un outil de développement à travers des projets d'assistance technique dans plus de 100 pays. Son Code mondial d'éthique du tourisme vise à maximiser les bénéfices du tourisme, tout en limitant ses impacts négatifs.

26. Mobilisation de volontaires pour le développement et la paix

Le programme des Volontaires des Nations Unies (VNU) promeut le volontariat afin de soutenir la paix et le développement dans le monde entier. Le volontariat peut accélérer le développement et transformer sa nature, tout en bénéficiant à la fois à la société et à chaque bénévole. Chaque année, le programme des VNU déploie près de 8000 hommes et femmes expérimentés de près de 160 nationalités. Travaillant dans plus de 130 pays, ces bénévoles appuient des projets de développement et de travaillent dans des opérations humanitaires et de maintien de la paix. Plus de 75% d'entre eux viennent de pays en développement, et environ un tiers travaillent en tant que volontaires dans leurs propres pays.

27. Un laboratoire d’idées mondial

L'Organisation des Nations Unies est à la pointe de la recherche pour élaborer des solutions aux problèmes mondiaux. La Division de la population des Nations Unies est la principale source d'information et de recherche sur les tendances mondiales de la population, publiant des estimations et projections démographiques actualisées. La Division de la statistique des Nations Unies est la plaque tournante du système statistique mondial, assurant la compilation et la diffusion de statistiques mondiales économiques, démographiques, sociales, ainsi que sur les questions de genre, d'environnement et d'énergie. Le Rapport sur le développement humain du Programme de développement des Nations Unies fournit des analyses indépendantes et empiriquement fondées sur les grands enjeux de développement, les tendances et les politiques, y compris le novateur indice de développement humain. La situation économique et sociale dans le monde, le Rapport sur le développement dans le monde de la Banque mondiale, les Perspectives de l'économie mondiale du Fonds monétaire international et d'autres études aident également les décideurs à prendre des décisions éclairées.

Développement social

Deux fillettes sur une balançoire

Des petites filles d'une tribu montagnarde rient sur une balançoire à Sapa, Vietnam. Photo ONU/Kibae Park

 
 

28. Amélioration de l'alphabétisation et de l'éducation

Aujourd’hui 84 % des adultes savent lire et écrire et 91 % des enfants fréquentent l’école primaire. L’objectif est désormais de faire en sorte que, d’ici à 2015, tous les enfants achèvent l’école primaire. Des programmes ciblés ont permis de faire passer le taux d’alphabétisation mondial des femmes adultes à 79.9 % en 2011. L’objectif est désormais de faire en sorte que, d’ici à 2015, toutes les filles achèvent l’école primaire et l’école secondaire.

29. Conservation des sites historiques, culturels, architecturaux et naturels

L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a aidé 137 pays à protéger des monuments anciens et des sites historiques, culturels et naturels. Elle a négocié des conventions internationales afin de protéger les biens culturels, la diversité culturelle et sauvegarder des sites culturels et naturels exceptionnels. C’est ainsi que plus de 1 000 sites ont été répertoriés et inscrits au Patrimoine mondial de l’humanité en raison de leur valeur universelle exceptionnelle.

30. Échanges universitaires et culturels

L’UNESCO encourage la coopération universitaire et scientifique, la protection du patrimoine culturel et la promotion de l’expression culturelle, notamment celle des minorités et des peuples autochtones. L'initiative Impact universitaire des Nations Unies rassemble quelque 1 200 établissements universitaires affiliés à l’ONU pour promouvoir les objectifs de l'Organisation à travers des activités et recherches contribuant à une culture commune de responsabilité sociale et intellectuelle.

31. Régler les problèmes mondiaux

L'Université des Nations Unies est un laboratoire d’idées mondial et une institution d'enseignement de troisième cycle avec 13 instituts et programmes de recherche et de formation dans 12 pays. Il travaille avec des universités et instituts de recherche, effectuant des recherches sur des questions telles que le changement climatique et le développement durable, la gouvernance du développement, la science, la technologie, l'innovation et la société. Ses activités d'enseignement de troisième cycle contribuent au renforcement des capacités dans les pays en développement.

32. A l’avant-garde des questions mondiales

La première conférence des Nations Unies sur l'environnement (Stockholm, 1972) a contribué à alerter l'opinion publique mondiale sur les dangers encourus par notre planète, déclenchant l'action des gouvernements. La première conférence mondiale sur les femmes (Mexico, 1985) a placé les droits, l'égalité et les progrès des femmes au premier plan des préoccupations mondiales. D’autres événements marquants incluent la première conférence internationale sur les droits de l'homme (Téhéran, 1968), la première conférence mondiale sur la population (Bucarest, 1974) et la première conférence mondiale sur le climat (Genève, 1979). Ces événements ont réuni des experts, des décideurs, et des militants de tous pays, incitant le monde à une soutenue. Des conférences de suivi régulières ont contribué à maintenir l'élan.

Droits de l'homme

Une femme autochtone en costume traditionnel lors d'une réunion à l'ONU

Une participante en costume traditionnel lors de la onzième session de l'Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones (UNPFII). Photo ONU/Devra Berkowitz

 
 

33. Promotion des droits de l’homme

Depuis qu’en 1948, l’Assemblée générale a adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme, l’ONU a favorisé la conclusion de dizaines d’accords généraux sur les droits politiques, civiques, économiques, sociaux et culturels. En examinant des communications individuelles, les organes de l’ONU qui s’occupent des droits de l’homme ont appelé l’attention du monde sur des cas de torture, de disparition, de détention arbitraire et d’autres atteintes aux droits de l’homme, et créé une pression internationale qui a poussé les gouvernements à mieux respecter les droits de l’homme.

34. Promotion de la démocratie

L’ONU œuvre en faveur de la démocratie dans le monde entier, notamment en aidant les citoyens de nombreux pays à participer à des élections libres et régulières. Elle a fourni une assistance électorale dans plus de 100 pays à des périodes charnières de leur histoire. Dans les années 90, l'Organisation a assuré ou contribué à la supervision d'élections historiques au Cambodge, en El Salvador, en Afrique du Sud, au Mozambique et au Timor-Leste. Récemment l'ONU a fourni une assistance électorale cruciale en Afghanistan, au Burundi, en République démocratique du Congo, en Iraq, au Népal, en Sierra Leone ou encore au Soudan.

35. Lutte pour l’autodétermination et l’indépendance

Lorsque l’ONU a été créée en 1945, 750 millions de personnes, soit près d’un tiers de la population mondiale, vivaient dans des territoires non autonomes, dépendant de puissances coloniales. L’ONU a contribué à l’accession à l’indépendance de plus de 80 pays, qui sont aujourd’hui des États souverains.

36. Chute de l’apartheid en Afrique du Sud

En imposant des mesures allant de l’embargo sur les armes à une convention contre la ségrégation dans les manifestations sportives, l’ONU a été l’un des principaux artisans de la chute de l’apartheid en Afrique du Sud. En 1994, des élections auxquelles tous les Sud-Africains ont été autorisés à participer en toute égalité ont abouti à la constitution d’un gouvernement multiracial.

37. Promotion des droits de la femme

L’un des objectifs à long terme des Nations Unies est d’améliorer la condition de la femme et de donner à celle-ci les moyens de mieux maîtriser son destin. L’ONU a organisé la toute première Conférence mondiale sur la femme (Mexico, 1975) puis deux autres conférences qui se sont tenues pendant la Décennie internationale de la femme (1976-1985) et, enfin, la Conférence de Beijing; ces grandes conférences ont permis de définir des mesures prioritaires en faveur de la promotion des droits de la femme et de l’égalité des sexes. La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, de 1979, qui a été ratifiée par 189 pays, a favorisé la promotion des droits de la femme dans le monde entier.

38. Lutter contre les violences faites aux femmes

Dans le monde, 35% des femmes et des filles sont victimes de violence physique ou sexuelle au cours de leur vie. Quelque 603 millions de femmes vivent dans des pays où la violence domestique n’est pas considéré comme un crime. Près d’une femme sur quatre subit des violences physiques ou sexuelles pendant la grossesse. La violence domestique est encore tolérée dans de nombreuses sociétés. Pour résoudre le problème, ONU-Femmes s’attache à mobiliser les hommes et les garçons, travaille avec des partenaires locaux et soutient l'adoption de lois contre la violence domestique et sexuelle. Le Fonds d'affectation spéciale des Nations Unies pour mettre fin à la violence contre les femmes a attribué 103 millions de dollars à 393 initiatives dans 136 pays et territoires. La campagne mondiale Unis pour mettre fin violence contre les femmes travaille à sensibiliser le public et à mobiliser les volontés politiques et les ressources afin de mettre fin à la violence contre les femmes et les filles.

39. Promotion d’un travail décent

L’Organisation internationale du Travail (OIT) a fixé des normes et des principes fondamentaux concernant les droits au travail, tels que la liberté d’association et le droit de négocier collectivement, l’élimination du travail forcé, l’abolition du travail des enfants et l’élimination de la discrimination sur le lieu du travail. La promotion de l’emploi, la protection sociale universelle et le dialogue social entre les organisations d’employeurs et de travailleurs et les gouvernements constituent l’essentiel des activités de l’OIT.

40. Promotion de la liberté de la presse et de la liberté d’expression

Pour que le public puisse bénéficier partout d’une information libre et pluriculturelle, l’UNESCO soutient le développement et l’indépendance des médias, notamment des journaux et des radiodiffuseurs. Elle dénonce les atteintes les plus graves à la liberté de la presse, à savoir l’emprisonnement et l’assassinat de journalistes.

41. Promotion des droits des handicapés

L’ONU est à l’avant-garde de la lutte pour l’égalité pleine et entière des handicapés et la promotion de leur participation à la vie sociale, économique et politique. Elle a démontré que les handicapés sont une richesse pour la société, et négocié le premier traité axé sur la protection et la promotion de leurs droits et de leur dignité : la Convention internationale globale et intégrée pour la protection et la promotion des droits et de la dignité des personnes handicapées de 2006, qui a été ratifiée par plus de 150 pays et est entrée en vigueur en 2008.

42. Amélioration du sort des peuples autochtones

L’ONU a braqué les projecteurs sur les injustices infligées aux peuples autochtones (entre 370 et 500 millions de personnes vivant dans 90 pays), qui sont parmi les groupes humains les plus défavorisés et les plus vulnérables au monde. L’Instance permanente sur les questions autochtones (UNFPII), qui compte 16 membres, s’attache à améliorer le sort des peuples autochtones partout dans le monde, par le développement, la culture, la protection des droits de l’homme et de l’environnement, l’éducation et la santé.

Environnement

Jökulsárlón,un grand lac proglaciaire

Jökulsárlón,un grand lac proglaciaire dans le sud de l'Islande.Il a évolué en lagon quand le glacier a commencé à reculer. Photo ONU/Eskinder Debebe

 
 

43. Des solutions mondiales aux changements climatiques

Le problème des changements climatiques appelle une solution mondiale. L’ONU a été à la pointe dans ce domaine, en dressant l’état des connaissances scientifiques en la matière et en élaborant une solution politique. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui rassemble 2 000 spécialistes de la question, publie des évaluations complètes tous les cinq à six ans : en 2007, il a confirmé que l’évolution des climats était une réalité et que l’activité humaine en était une des premières causes. Les 196 membres de la Convention-cadre sur les changements climatiques négocient des accords qui doivent aider les pays à réduire les émissions à effet de serre et à s’adapter aux changements climatiques. Dans ce domaine, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et d’autres institutions des Nations Unies ont effectué un important travail de sensibilisation de la société à ces problèmes.

44. Assistance aux États face aux changements climatiques

L’ONU aide les pays en développement à réagir aux problèmes posés par les changements climatiques. Trente-neuf institutions des Nations Unies ont créé un partenariat et uni leurs efforts pour y faire face. Le Fonds pour l’environnement mondial,  par exemple, qui rassemble 10 agences de l'ONU, finance des projets dans les pays en développement. Instrument financier de la Convention-cadre sur les changements climatiques, il permet de distribuer quelque 550 millions de dollars par an à des projets axés sur les nouvelles technologies, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables et les moyens de transport écologiquement viables.

45. Protection de l’environnement

L’ONU s’occupe activement des problèmes environnementaux mondiaux. Lieu de négociation et de recherche de consensus, l’Organisation cherche des solutions à des problèmes mondiaux tels que les changements climatiques, la détérioration de la couche d’ozone, les déchets toxiques, la disparition de forêts et d’espèces ou encore la pollution de l’air et de l’eau. Faute de solution à ces problèmes, c’est la viabilité même des marchés et des économies qui est en jeu car la dégradation de l’environnement appauvrit le « capital » naturel dont dépendent la survie et la croissance de l’humanité.

46. Protection de la couche d’ozone

Le PNUE et l’Organisation météorologique mondiale (OMM) ont tous deux contribué à révéler l’appauvrissement de la couche d’ozone. Grâce au Protocole de Montréal, les États du monde entier éliminent progressivement la production et la consommation des substances chimiques responsables de ce problème et utilisent des alternatives plus saines. La mise en œuvre du Protocole a permis d’éviter des millions de cas mortels de cancer de la peau dus à l’exposition aux rayons ultraviolets.

47. Améliorer l’accès à l’eau potable

Pendant la première Décennie internationale de l’approvisionnement en eau potable organisée par l’ONU (1981-1990), plus d’un milliard de personnes ont eu accès à de l’eau potable pour la première fois de leur vie. En 2002, c’était le cas de 1,1 milliard de personnes de plus. En 2003 (Année internationale de l’eau douce), l’ONU a rappelé qu’il était essentiel de protéger cette ressource précieuse. L’objectif poursuivi par la deuxième Décennie internationale de l’eau (2005-2015) est de réduire de moitié le nombre d’êtres humains qui n’ont pas accès à l’eau potable.

48. Prévention de la surexploitation des ressources halieutiques

Quatre-vingt-dix pour cent des principaux stocks de poissons à valeur marchande sont surexploités. La FAO surveille l’activité de la pêche au niveau mondial et l’état des stocks de poissons sauvages; elle collabore également avec les États pour améliorer la gestion des fonds de pêche, mettre fin à la pêche illicite, promouvoir un commerce responsable sur le plan international et protéger les espèces et les environnements fragiles.

49. Interdiction des produits chimiques toxiques et des pesticides

La Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants vise à éliminer certains des produits chimiques les plus dangereux. Ratifiée par 179 pays, cette Convention porte sur 25 pesticides et substances chimiques industrielles nocives, susceptibles d’entraîner la mort, d’endommager le système nerveux et le système immunitaire, de provoquer des cancers et des troubles de la procréation et d’entraver la croissance de l’enfant. D’autres conventions et plans d’action des Nations Unies contribuent à préserver la biodiversité, à protéger les espèces menacées, à lutter contre la désertification, à dépolluer les mers et à limiter la circulation transfrontalière des déchets dangereux.

Droit international

Le Palais de la Paix, siège de la Cour internationale de Justice (CIJ), à La Haye

Le Palais de la Paix, siège de la Cour internationale de Justice (CIJ), à La Haye, Pays-Bas. Photo ONU/CIJ/Jeroen Bouman

 
 

50. Poursuite des criminels de guerre

En jugeant des criminels de guerre, les tribunaux pénaux internationaux pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda ont contribué au développement du droit international humanitaire et du droit pénal international en matière de génocide et d’autres crimes de droit international. Ces deux tribunaux ont aidé à rétablir la paix et la justice dans les pays concernés. La Cour pénale internationale (CPI) est une cour permanente indépendante qui enquête sur les crimes les plus graves relevant du droit international – génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre – et en juge les auteurs lorsque les autorités nationales compétentes n’en ont pas la volonté ou la capacité. Elle a ouvert des enquêtes sur neuf situations et est d’ores et déjà l’élément central du système de justice pénale internationale. Des juridictions spéciales appuyées par l’ONU au Cambodge et au Liban, poursuivent des auteurs d’atteintes graves au droit international telles que des massacres et des crimes de guerre.

51. Renforcement du droit international

Plus de 560 traités multilatéraux, portant sur des domaines aussi divers que la protection des droits de l’homme, la lutte contre le terrorisme ou la criminalité internationale, la protection des réfugiés, le désarmement, l’organisation du commerce, la gestion des produits de base ou encore les océans, ont été négociés et conclus grâce aux efforts de l’ONU.

52. Règlement judiciaire des grands différends internationaux

En prononçant des jugements et en donnant des avis consultatifs, la Cour internationale de Justice (CIJ) contribue à régler des différends internationaux relatifs à des questions territoriales (notamment les frontières maritimes), aux relations diplomatiques, à la responsabilité des États, aux prises d’otages, au traitement des étrangers ou encore au recours à la force.

53. Droit de la mer

L’ONU a pris la tête de l’action de la communauté internationale pour soumettre l’exploitation des océans à une réglementation unique. La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, presque universellement acceptée aujourd’hui, donne un cadre juridique à toutes les activités intéressant les mers et les océans. Elle énonce des règles relatives aux droits et aux devoirs des États côtiers et de ceux sans littoral, notamment en ce qui concerne la navigation, l’établissement de zones maritimes, la protection de l’environnement marin, la recherche dans le domaine des sciences de la mer et la protection des ressources biologiques marines. Elle prévoit également des mécanismes relatifs au règlement des différends.

54. Lutte contre la criminalité internationale

En coopération avec les États et d’autres organisations, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) lutte contre la criminalité transnationale organisée en offrant une aide juridique et technique visant à combattre la corruption, le blanchiment d’argent, le trafic de stupéfiants et le trafic de migrants, ainsi qu’en renforçant les systèmes de justice pénale. Il soutient les pays dans leur lutte contre le terrorisme, dirige à l’échelle mondiale la lutte contre le trafic des êtres humains et, de concert avec la Banque mondiale, aide les pays à récupérer les avoirs volés par des dirigeants corrompus. L’Office a joué un rôle clef dans l’élaboration et l’application d’importants traités internationaux, tels que la Convention des Nations Unies contre la corruption et la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée.

55. Lutte antidrogue

L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime s’est attaché à réduire l’offre et la demande de drogues, en se fondant sur les trois principales conventions des Nations Unies relatives au contrôle des stupéfiants. Il aide également les pays à améliorer leurs politiques en matière de santé et de sécurité, de prévention, de traitement et de répression de la toxicomanie. Ses efforts ont permis d’inverser la tendance de la consommation de stupéfiants, après 25 années de hausse, et ont fait échec à une pandémie. Néanmoins, certains pays et régions restent vulnérables à l’instabilité provoquée par la culture et le trafic de stupéfiants, raison pour laquelle l’Office est particulièrement actif en Afghanistan, dans les pays andins, en Asie centrale, au Myanmar et en Afrique de l’Ouest.

56. Promotion de la créativité et de l’innovation

L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) favorise la protection des droits de propriété intellectuelle, mécanisme destiné à faire reconnaître et à récompenser les inventeurs et les créateurs tout en protégeant l’intérêt public. En encourageant la créativité humaine, le système de la propriété intellectuelle fait reculer les limites de la science et de la technologie, enrichit la littérature et les arts et contribue au développement, partout dans le monde.

Affaires humanitaires

 

Une femme soudanaise et ses enfants

Une femme soudanaise et ses enfants à Fanga Suk dans l'est du Jebel Marra, au sud du Darfour. Photo ONU/Olivier Chassot.

 
 

57. Aide humanitaire aux réfugiés

Depuis 1951, plus de 60 millions de réfugiés fuyant la guerre, la violence ou la persécution ont reçu une aide du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) qui œuvre sans relâche, souvent de concert avec d’autres organismes. Le Haut-Commissariat cherche des solutions à long terme ou « durables » en aidant les réfugiés à rentrer chez eux si les conditions le permettent, à s’intégrer dans leur pays d’asile ou encore à s’installer dans un pays tiers. Plus de 42 millions de réfugiés, demandeurs d’asile et déplacés, des femmes et des enfants pour la plupart, reçoivent l’assistance de l’ONU, sous forme de vivres, d’abris, de soins médicaux, d’éducation et d’aide au rapatriement.

58. L’aide aux réfugiés de Palestine

Soutenu par la volonté de la communauté internationale d’instaurer une paix durable entre Israéliens et Palestiniens, l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) [EN] a répondu aux besoins essentiels de quatre générations de réfugiés palestiniens en matière de santé, d’éducation, de services sociaux, de microfinancement et d’aide humanitaire. Aujourd’hui, au Moyen-Orient, UNRWA vient en assistance, protège et plaide en faveur de plus de 5 millions de réfugiés palestiniens inscrits auprès de l'Office.

59. Aide aux victimes des catastrophes

En cas de catastrophes naturelles et de situations d’urgence, l’ONU mobilise et coordonne l’assistance aux victimes, en collaboration avec les gouvernements, la Croix-Rouge ou le Croissant-Rouge les grandes organisations spécialisées et les principaux donateurs. Ses campagnes de levées de fonds lui permettent de réunir chaque année plusieurs milliards de dollars destinés à l’aide d’urgence.

60. Réduction des conséquences des catastrophes naturelles

Grâce à son système d’alerte rapide, renseigné par des milliers de capteurs et de satellites, l’Organisation a pu prévoir avec une plus grande exactitude les phénomènes météorologiques et les périodes prolongées de sécheresse, évitant à des millions de personnes les conséquences désastreuses de catastrophes naturelles ou provoquées par l’homme. De même, elle rassemble et diffuse des informations sur les déversements de pétrole et les fuites chimiques et nucléaires et contribue à ce que l’aide alimentaire aux régions touchées par la sécheresse soit distribuée de manière efficace.

61. Fourniture de vivres aux plus défavorisés

Le Programme alimentaire mondial (PAM), la plus grande organisation humanitaire du monde, combat la faim à travers le monde, distribue des vivres dans les situations d'urgence et travaille avec les communautés afin d'améliorer la nutrition et de renforcer leurs capacité d'adaptation. Chaque année plus de 80 millions de personnes dans 80 pays reçoivent une assistance du PAM sous forme d'aide alimentaire, de soutien nutritionnel aux plus pauvres, avec pour cible d'atteindre le Défi Faim zéro. En 2014, l'organisation a fourni des repas scolaires ou des repas à emporter à plus de 17 millions d’enfants.  Le PAM utilise de plus en plus de transferts en espèces afin que les gens puissent eux-mêmes acheter leur nourriture et en 2014, environ 9 millions en ont bénéficié.  Le Programme fournit également un soutien essentiel à l'ensemble de la communauté humanitaire dans les domaines de l’aviation, de la logistique et des télécommunications.

Santé

 

Une jeune fille se fait vacciner contre la rougeole

Une jeune fille se fait vacciner contre la rougeole dans une école en Mongolie. Photo UNICEF/B. Sokol

 
 

62. Promotion de la santé maternelle et de la santé procréative

En soutenant le droit de chacun de décider du nombre de ses enfants et de l’espacement des naissances par le biais de programmes de planification familiale volontaire, le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) [EN] a aidé les individus à faire des choix en toute connaissance de cause et permis aux familles, et aux femmes en particulier, de mieux maîtriser leur sort. C’est ainsi que dans les pays en développement, les femmes ont aujourd’hui moins d’enfants (trois enfants en moyenne, contre six dans les années 60), et que la croissance démographique mondiale s’est ralentie. La réduction du nombre de grossesses s’accompagne d’une réduction de la mortalité maternelle et du nombre d’avortements effectués dans des conditions précaires. Lorsque le Fonds a commencé ses activités en 1969, moins de 20 % des couples planifiaient leur famille; cette proportion est aujourd’hui de 63 %. En association avec plusieurs partenaires, il fournit également l’aide d’un personnel qualifié lors de l’accouchement et l’accès à des soins obstétricaux d’urgence pour réduire la mortalité maternelle. Le FNUAP appuie des initiatives relatives à la maternité dans plus de 90 pays.

63. Lutte contre le VIH/sida

Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) coordonne l’action menée à l’échelle mondiale contre cette pandémie, qui touche quelque 35 millions de personnes. Présent dans plus de 80 pays, il s’efforce d’assurer un accès universel aux services de prévention et de soins, de réduire la vulnérabilité des personnes et des collectivités et d’atténuer les conséquences de l’épidémie. ONUSIDA coordonne l’action de 11 institutions spécialisées de l’ONU.

64. Élimination de la polio

Grâce à l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite [EN],  opération la plus importante menée à ce jour par la communauté internationale dans le domaine de la santé, la bataille contre la poliomyélite est presque gagnée puisque la maladie ne sévit plus que dans trois pays (l’Afghanistan, le Nigéria et le Pakistan). Dirigée par l'OMS, l’UNICEF, le Rotary International et les U.S. Centers for Disease Control and Prevention, l’Initiative a permis de sauver de la paralysie près de 10 millions de personnes. Cette maladie qui, naguère encore, frappait des enfants dans 125 pays du monde, est en passe d’être éradiquée.

65. Éradication de la variole

Au terme de 13 ans d’efforts, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a pu déclarer la variole éradiquée dans le monde entier en 1980, succès qui a permis d’économiser environ un milliard de dollars en vaccins et en suivi, soit trois fois le coût de l’élimination même du fléau.

66. Lutte contre les maladies tropicales négligées

L’Organisation mondiale de la Santé a réduit le niveau de la cécité des rivières (onchocercose) dans 10 pays d’Afrique de l’Ouest et a permis de mettre en culture quelque 25 millions d’hectares de terres arables. En 1991, l’action menée par des organismes de l’ONU en Afrique du Nord avait abouti à l’élimination de la lucilie bouchère, parasite qui se nourrit de chair humaine et animale. La dracunculose (maladie du ver de Guinée) est sur le point d’être éradiquée, et d’autres maladies tropicales telles que la lèpre, qui a été éliminée dans 119 pays sur 122, la filariose, la bilharziose et la maladie du sommeil (trypanosomiase humaine africaine) sont aujourd’hui bien maîtrisées.

67. Lutte contre la propagation des épidémies

L’OMS a contribué à l’arrêt de la propagation du syndrome respiratoire aigu sévère [EN] , qui risquait de toucher tous les continents, grâce à l’alerte mondiale qu’elle a donnée et aux consignes de sécurité d’urgence qu’elle a diffusées à l’intention des voyageurs en mars 2003. Sur les 200 épidémies sur lesquelles l’OMS enquête tous les ans, 15 à 20 exigent une réponse internationale. C’est le cas notamment d'ébola, de la méningite, de la fièvre jaune, du choléra et de la grippe, y compris la grippe aviaire.

68. Mobilisation en faveur de la vaccination universelle

La vaccination sauve plus de 2 millions de vies chaque année. Grâce à l’action de l’OMS, de l’UNICEF, d’autres organisations et des autorités publiques de nombreux pays, on estime que le taux de couverture pour le vaccin combiné diphtérie/coqueluche/tétanos est passé de 20 % en 1980 à environ 84 % aujourd’hui. De 2000 à 2012, le nombre de décès dus à la rougeole a baissé globalement de 78 %. Les obstacles au recours à de nouveaux vaccins sont progressivement levés et les contacts créés dans le cadre des campagnes de vaccination sont mis à profit pour distribuer des moustiquaires traitées à l’insecticide (lutte contre le paludisme) ou des compléments en vitamine A (lutte contre la malnutrition).

69. Réduction de la mortalité infantile

En 1990, 1 enfant sur 10 n’atteignait pas l’âge de 5 ans. Grâce à la réhydratation par voie orale, à l’assainissement de l’eau et à d’autres mesures prises dans les domaines de la santé et de la nutrition par des organismes des Nations Unies, les taux de mortalité infantile dans le monde en développement sont tombés à moins de 1 pour 20 en 2013. L’objectif est désormais de réduire des deux tiers, d’ici à 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans par rapport à 1990.

70. Protection de la santé des consommateurs

Pour garantir la sûreté des aliments en circulation sur les marchés, la FAO et l’OMS ont défini des normes pour plus de 200 produits alimentaires, fixé des limites de sécurité sanitaire pour plus de 3 200 polluants alimentaires, et réglementé le conditionnement, le transport et le stockage des aliments. Des normes d’étiquetage et de description des produits ont été créées afin que le consommateur puisse acheter en connaissance de cause.