Des partenariats efficaces entre les gouvernements, le secteur privé et la société civile sont nécessaire pour programme de développement durable   réussi. Ces partenariats inclusifs construits sur des principes et des valeurs, une vision commune et des objectifs communs qui placent les peuples et la planète au centre, sont nécessaires au niveau mondial, régional, national et local.

Une action urgente est nécessaire pour mobiliser, rediriger et débloquer le pouvoir des milliers de milliards de dollars de ressources privées pour réaliser les objectifs de développement durable. Des investissements à long terme sont nécessaires, telles que l’investissement direct étranger dans les secteurs clés, en particulier dans les pays en développement. Ces secteurs comprennent l’énergie durable, les infrastructures et le transport, et la technologie de l’information et des communications.

Le secteur public doit établir une orientation claire sur cette question. L’examen et le suivi des cadres, des règlements et des structures d’incitation qui permettent de tels investissements doivent être remaniés de manière à attirer les investissements et à renforcer le développement durable. Ils devraient également renforcer les mécanismes nationaux de surveillance, en particulier les institutions supérieures de contrôle et la fonction de vérification correspondant à la législature.

Partenariats : pourquoi sont-ils importants ? [PDF]
Les ressources financières, à la fois publiques et privées, les ressources nationales et internationales, seront cruciales pour la mise en œuvre du nouveau programme de développement durable et de lutte contre le changement climatique. La troisième Conférence internationale sur le financement du développement à Addis-Abeba en Juillet 2015 jouera un rôle majeur dans la création de nouveaux mécanismes financiers qui pourront mobiliser les ressources nécessaires.

L’aide publique au développement et les autres fonds publics d’origine étrangère continueront de jouer un rôle moteur, en particulier dans les pays vulnérables, et devront être utilisés de manière stratégique et de plus en plus largement. L’aide publique au développement doit être utilisée à la fois pour financer la réalisation des derniers objectifs du Millénaire pour le développement et pour assurer la transition vers le nouveau programme de développement durable. Dans le débat qui a cours sur la modernisation de l’aide publique au développement, il faut souligner qu’il importe que l’aide soit plus efficace et mieux employée et qu’elle permette de mobiliser d’autres ressources. Ainsi, il faudrait s’intéresser davantage aux pays les moins avancés, aux pays en développement sans littoral, aux petits États insulaires en développement et aux pays vulnérables.

C’est aux pouvoirs publics de chaque pays qu’il incombe au premier chef de lever les fonds publics nécessaires au financement des activités économiques et sociales essentielles, par exemple pour assurer une protection sociale de base ou lutter contre l’exclusion. Le rôle de la législation et des politiques publiques nationales doit être d’affecter en temps voulu des ressources suffisantes à ces projets, et celui des institutions, d’agir dans l’intérêt public. L’action publique doit donc être régie par le respect de l’environnement, la responsabilité sociale, la promotion des droits de l’homme et le respect de l’état de droit, et s’incarner dans des institutions solides. L’action menée au niveau national doit toutefois être stimulée par un environnement international favorable.

Il faut s’employer d’urgence à mobiliser et réaffecter des milliards de dollars de fonds privés vers le développement durable afin de déclencher les changements nécessaires dans ce domaine et de réaliser les objectifs fixés. Des secteurs clefs, en particulier dans les pays en développement, ont besoin d’investissements à long terme, notamment d’investissements directs étrangers.

Technologie, science et innovation, les clefs d’un monde durable

Les technologies ouvrent des perspectives en matière de développement durable. Les applications auxquelles elles peuvent donner lieu, et leur démocratisation, seront des éléments essentiels du grand projet que nous élaborons pour le monde d’après 2015.

Toutefois, à l’heure actuelle, tout le monde n’a pas accès aux technologies vitales et écologiques, qui sont inégalement réparties tant au sein des pays que d’un pays à l’autre, les laissés-pour-compte étant, pour l’essentiel, les pays pauvres et nombre de pays en développement. Une grande part des fonds publics étant affectée à la défense, il en reste moins pour financer la recherche-développement axée sur la production de biens d’intérêt public. Les fonds publics servent souvent à subventionner la recherche privée, dont les résultats ne bénéficient pas toujours au public, en raison d’accords de licence et de brevets défavorables. Il n’est pas rare, en outre, que l’État subventionne des innovations qui ne contribuent pas à promouvoir des modèles de production et de consommation durables. Par ailleurs, nous avons encore du chemin à parcourir avant que les femmes et les filles aient la place qu’elles devraient avoir, au XXIe siècle, dans les domaines de la science, de la technologie (y compris des technologies de l’information et des communications), de l’ingénierie et des mathématiques.

Les pays en développement, en particulier les pays les moins avancés, auront besoin d’aide pour pouvoir faire bénéficier plus largement leurs populations de ces techniques et, à terme, développer l’innovation au niveau national et mettre au point leurs propres applications.

Historiquement, les grands progrès techniques résultent souvent d’initiatives multipartites axées sur la mise au point d’applications. De même, pour réaliser nos objectifs de développement durable, nous devrons établir des partenariats techniques axés sur la recherche d’applications avec toutes sortes d’intervenants.

L’action pour le climat et le programme de développement durable exigent de nouvelles avenues pour la coopération multipartite et du partage des coûts des activités de recherche-développement, d’expérimentation et de diffusio des nouvelles technologies entre toutes les parties prenantes (secteur public, secteur privé, société civile et organismes philanthropiques, notamment) et prendre en compte les savoirs autochtones.

De meilleures institutions pour un avenir durable

Pour atteindre les objectifs fixés, les pays devront les inscrire dans leurs plans d’action, politiques publiques, budgets, législations et institutions. Par conséquent, il leur faudra des institutions intégrées qui soient efficaces et des ressources humaines dotées des compétences et des moyens nécessaires pour obtenir des résultats en matière de développement durable. En concertation avec toutes les parties prenantes, les États devront revoir leurs stratégies et politiques nationales afin qu’elles puissent contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable tout en restant axées sur les priorités nationales.

Les autorités locales devront également participer activement à la remise à plat de ces stratégies et à leur application au niveau local. Il n’est pas rare que les autorités sous-nationales et locales, notamment les maires, jouent déjà un rôle moteur dans l’action en faveur du développement durable. Toutefois, il leur faudra bien souvent renforcer les moyens institutionnels et humains dont ils disposent pour pouvoir réaliser ces objectifs et suivre les progrès accomplis.

Dans cette optique, les institutions de l’exécutif, le parlement et le système judiciaire auront besoin de moyens pour s’acquitter de leurs fonctions. Les organismes de la société civile devront également se doter des moyens nécessaires pour jouer le rôle essentiel qui est le leur en toute indépendance.

Les pays en développement auront besoin d’aide pour renforcer leurs capacités. Les besoins des pays les moins avancés et des pays sortant d’un conflit seront particulièrement impérieux à cet égard. C’est pourquoi l’Organisation des Nations Unies travaille actuellement à revitaliser et améliorer ses activités dans le domaine du développement des capacités. D’ailleurs, non seulement l’Organisation, mais tous les partenaires prenant part à cette action devront revoir leurs ambitions à la hausse dans ce domaine, en particulier à court terme.

Mesurer la nouvelle dynamique

Le développement durable devra s’appuyer sur des économies dynamiques et une croissance partagée pour pouvoir progresser au même rythme que la croissance démographique et l’allongement de la vie, créer des emplois, y compris rémunérés, et générer des recettes destinées à financer les programmes sociaux. Mais si nous voulons que nos économies soient viables et profitent à tous, nous devons élargir, approfondir et affiner notre compréhension des résultats économiques et des outils de mesure associés.

Il y a un besoin de réfléchir aux moyens de tenir compte des modes de production et de consommation durables dans la comptabilité nationale. Ce n’est pas en adoptant des mesures qui n’établissent pas de distinction entre biens sociaux et activités préjudiciables sur les plans social et environnemental, ne font pas de place à l’équité et à la répartition des coûts et bénéfices et font fi des répercussions sur les générations futures que nous avancerons sur la voie d’un avenir durable.

Les États Membres ont reconnu qu’il importait de faire fond sur les initiatives existantes pour mettre au point des indicateurs de progrès en matière de développement durable qui ne se limitent pas au produit intérieur brut. Il faut donc que l’ONU, les institutions financières internationales, la communauté scientifique et les institutions publiques accordent une attention particulière à la mise au point de nouveaux outils de mesure, lesquels doivent clairement être axés sur le progrès social, le bien-être des personnes, la justice, la sécurité, l’égalité et la viabilité.

Nous avons également besoin de cibles quantifiables et d’indicateurs de résultats rigoureux sur le plan technique. Les États Membres ont fait des progrès considérables à cet égard, en proposant un ensemble de cibles produisant un puissant effet intégrateur et contribuant pour beaucoup à définir la teneur de ce que nous devons atteindre.

Suivi, évaluation et établissement de rapports

Le Secrétaire général, dans son rapport, a déclaré:

“Pour que nos efforts aboutissent, nous devons faire en sorte que le nouveau programme fasse partie du contrat entre la population, notamment la société civile et les entreprises responsables, et les gouvernements, sur les plans tant national que local. Les parlements doivent être renforcés, pour qu’ils puissent s’acquitter de leurs mandats constitutionnels de supervision et consolider ainsi la démocratie. Toutes les entreprises doivent payer leurs impôts et respecter les normes relatives au travail, les droits de l’homme et l’environnement. Les acteurs influents de la société civile doivent apporter leur pierre à l’édifice en lançant des initiatives et en menant des actions de sensibilisation, et contribuer ainsi à un avenir viable, équitable et prospère. »
 » Il nous faut maintenant adopter une culture de responsabilité partagée, qui repose sur des normes universellement reconnues, des engagements pris au niveau mondial, des règles et des données factuelles communes, l’action collective et la définition d’indicateurs de progrès. Le nouveau modèle de responsabilité que nous nous employons à mettre en place ne repose ni sur le principe de la conditionnalité ni sur la responsabilité du Nord à l’égard du Sud ou du Sud à l’égard du Nord, mais sur la responsabilité de tous les acteurs – gouvernements, institutions internationales, agents du secteur privé et organisations de la société civile – ainsi que des populations de tous les pays. Ce n’est qu’à ce prix qu’on pourra instaurer un développement axé sur les personnes et soucieux de l’environnement. ”

Les participants aux consultations menées au sein de l’ONU ont souligné la nécessité d’instaurer, sur une base volontaire, un mécanisme participatif à plusieurs niveaux piloté par les États et s’appuyant sur des données factuelles afin de suivre les progrès accomplis. Ces examens par les pairs pourraient inclure une composante régionale d’examen par les pairs, adaptée aux besoins régionaux et sous-régionaux, mise en œuvre par les mécanismes existants dans le cadre d’un processus multipartite et participatif, et visant à examiner les rapports nationaux, à recenser les tendances régionales, les obstacles, les points communs, les meilleures pratiques et les enseignements tirés de l’expérience, à trouver des solutions et à établir des modalités d’entraide.

Faits et chiffres

  • L’aide publique au développement a atteint 135,2 milliards de dollars en 2014, un record historique
  • 79% des importations originaires de pays en développement entrant dans les pays développés sont exemptées de droits de douane
  • Le fardeau de la dette des pays en développement demeure stable, représentant environ 3% de leurs recettes d’exportation
  • Le nombre des utilisateurs d’Internet en Afrique a presque doublé au cours des quatre dernières
  • Dans le monde, 30% des jeunes sont des natifs numériques, qui utilisent Internet depuis au moins cinq ans
  • Cependant, plus de quatre milliards de personnes n’utilisent pas Internet et 90% d’entre elles vivent dans des pays en développement

Liens

Partenaires du Système des Nations Unies

Programme des Nations Unies pour le développement

Campagne du Millénaire – Mettre fin à la pauvreté

Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies

Banque mondiale

Fonds des Nations Unies pour l’enfance

Programme des Nations Unies pour l’environnement

Fonds des Nations unies pour la Population

Organisation mondiale de la Santé

Fonds monétaire international

ONU-Habitat

Fonds international de développement agricole

Organisation internationale du Travail

Banque mondiale

Fonds des Nations Unies pour l’enfance

Programme des Nations Unies pour l’environnement

Fonds des Nations unies pour la Population

Organisation mondiale de la Santé

Fonds monétaire international

ONU-Habitat

Fonds international de développement agricole

Organisation internationale du Travail

Centre du Commerce International

Union internationale des télécommunications

Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA

Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement

Groupe de développement des Nations Unies

Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture

gence des Nations Unies pour les réfugiés

Organisation des Nations Unies pour développement industriel

ONU Femmes

Haut-Commissariat aux droits de l’homme

Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient

Programme alimentaire mondial

Organisation météorologique mondiale

Organisation mondiale du commerce

Organisation mondiale du tourisme

Bureau des Nations Unies pour le sport au service du développement et de la paix

Commissions régionales

Bureau des commissions régionales à New York,

Commission économique pour l’Afrique

Commission économique pour l’Europe

Commission Economique Pour l’Amérique Latine et les Caraïbes

Commission économique pour l’Asie et le Pacifique

Commission économique pour l’Asie de l’Ouest

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