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Discours
de son Excellence Monsieur Mathieu Kerekou,
Président
de la République, Chef de lEtat,
Chef
du Gouvernement a la clôture
De
la Conférence Ministérielle des Pays les moins avancés (PMA)
Cotonou,
le 07 août 2002-10-22
- Messieurs les Présidents des Institutions de la République,
- Monsieur le Haut Représentant du Secrétaire-Général des Nations Unies
pour les Pays les Moins Avancés, les Pays Enclavés et les Petits
Etats Insulaires en développement,
- Mesdames et Messieurs les Ministres, chefs de délégation,
- Mesdames et Messieurs les membres du Corps diplomatique et Consulaire,
- Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales,
- Honorable Invités,
- Mesdames et Messieurs,
Comme
vous le savez, le 3eme Conférence de lOrganisation des
Nations Unies
sur
les Pays les Moins Avancés tenue a Bruxelles du 14 au 20 mai 2001
avait clairement identifié les principales entravés au développement
de nos pays.
Il
sagit notamment, de la diminution constante et paradoxale
de lAide Publique
au
Développement, du fardeau de la dette, des conditions défavorables
daccès aux marches des pays développés, de linsuffisance
des investissements étrangers et de la mauvaise Gouvernance.
La
Conférence avait été aussi loccasion pour la Communauté Internationale
de
renouveler
sans ambages son engagement a assister nos Etats sur la voie du
développement durable en sattaquant fermement aux mécanismes
de lengrenage de la pauvreté.
Préoccupes
par la nécessité de mettre diligemment en uvre le Programme
dAction
de Bruxelles, nous avons éprouve le besoin de nous réunir a Cotonou,
au Bénin, du 05 au 07 août 2002 pour évaluer ensemble les résultats
obtenus un an après malgré les nombreux obstacles rencontrés.
·
Mesdames et Messieurs les Ministres,
·
Mesdames et Messieurs les chefs
de délégation,
·
Mesdames et Messieurs les participants,
Forts
de vos diverses expériences, vous avez au cours de vos travaux
recherche
les voies et moyens pouvant permettre a nos Peuples et nos Etats
daméliorer leurs performances et de rompre le cercle vicieux
de la pauvreté.
Dans
ce cadre, vous avez échangé et harmonisé vos points de vue afin
dêtre en
mesure
de déterminer les enjeux pertinents pour notre Groupe dans les échéances
prochaines que sont :
·
Le Sommet Mondial sur le Développement
Durable prévu a Johannesburg, en Afrique du Sud, du 24 août
au 04 septembre 2002 ;
·
Le 57ème Session de lAssemblée
Générale des Nations Unies.
Pour
nous, la Mondialisation et le Commerce International devraient profiter
à
chacun
et a tous pour promouvoir le développement et la croissance dans
les Pays les Moins Avancés.
Pour nous, la Communauté Internationale devrait favoriser
linstauration dun système ouvert déchanges, non
discriminatoire, équitable, transparent et fournir un appui soutenu
aux Pays les Moins avancés.
Face à lapplication incohérente du Programme dAide
pour les années 80 de la 1ère Conférence des Nations Unies sur les
PMA, tenue à Paris en 1981, ou les Pays Développes sétaient
engages a affecter aux PMA., 0,15% de leur PIB au titre de laide
publique au développement, du Programme dAction en faveur
des PMA pour les années 90 de la 2eme Conférence des Nations Unies
sur les PMA qui a lieu à Paris en septembre 1990 et dont lobjectif
essentiel était dempêcher la situation économique de se dégrader
davantage, de relancer et daccélérer leur croissance et leur
développement, du Programme dAction de la 3ème Conférence
des Nations Unies sur les PMA, tenue à Bruxelles en mai 2001, conçu
pour donner une impulsion réelle et visible au décollage des PMA,
il nous revient, nous Pays les Moins Avancés de tout mettre en uvre
à Johannesburg, pour que le Fonds pour lEnvironnement Mondial
soit désigné comme lun des mécanismes financiers de la Convention
des Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification, en vue
de laccroissement de la productivité agricole en milieu rural,
de faciliter laccès des produits en provenance des PMA au
marché international, permettant ainsi lélimination de la
pauvreté.
En prenant acte des résultats de la 12eme Conférence Ministérielle
des PMA, dont la qualité reflète la sérénité de vos délibérations,
je constate avec une réelle satisfaction, que vous avez formule
des orientations claires et pertinentes pour que le nouveau Programme
dAction en faveur des PMA ne connaisse pas le même sort que
ceux qui lont précédé.
Tirant leçon de vos expériences, vous avez mesuré létat
davancement de la mise en uvre du Programme dAction
de Bruxelles du 20 mai 2001, répertorie les défis a relever pour
son application diligente et efficiente, reconnu que 80% des six
cent millions (600.000.000) dhabitants des PMA vivent en milieu
rural, souligne la nécessité daccorder une attention particulière
a cette importante couche de la population et réaffirme la primauté
de la lutte contre la pauvreté.
A ce titre, les dispositifs nationaux de mise en uvre
de notre Programme devraient sinscrire dans un processus a
trois (03) étapes, à savoir :
- lintégration du Programme dAction dans les Programmes
Nationaux de Développement ;
- linstauration dun Forum national de concertation et de
suivi de lexécution du programme ;
- la
désignation de points focaux nationaux.
Au
nombre de vos pertinentes recommandations, nous devons retenir avec
grand
intérêt :
- la création dun Fonds Spécial pour les PMA ;
- la mobilisation de la Communauté Internationale pour lannulation
de la dette extérieure des PMA ;
- les échanges dexpériences entre les PMA pour le partage des
meilleures pratiques identifiées de promotion du développement ;
- une meilleure gestion des ressources naturelles ;
- une évaluation des performances économiques et sociales des PMA ;
- la mesure du degré de mise en uvre aussi bien de nos engagements
que de ceux de nos partenaires au développement ;
- la nécessite des actions diplomatiques et politiques dynamiques pour
obtenir les reformes nécessaires dans le Système Economique et
Commercial International et la mobilisation des ressources suffisantes.
Dans
cette voie, les Organisations du Système des Nations Unies et les
autres
Organisations
Internationales pourraient incorporer dans leurs programmes de travail
et dans leurs processus gouvernementaux, le Programme dAction
des PMA.
Au plan national, il nous faudra populariser le Programme
dAction de Bruxelles
et
suivre le fonctionnement du mécanisme de son exécution.
Il importe donc que nos Gouvernements puissent opérer leurs
choix stratégiques
propres
en adéquation avec le contexte local qui est un facteur déterminant
pour lordre des priorités et la rationalité des politiques
a élaborer et a appliquer conséquemment.
Des lors, tous les acteurs impliqués dans le Programme dAction
en faveur des
PMA,
devront avoir constamment présenté a lesprit, lobligation
de résultats qui seule, peut nous permettre datteindre les
objectifs que nous nous sommes fixes.
- Monsieur le Haut Représentant du Secrétaire-Général de lONU ;
- Mesdames et Messieurs les Ministres et Chefs de Délégation ;
- Mesdames et Messieurs les participants,
Cest
le moment et le lieu pour moi de réitérer, au nom du Peuple béninois
et de
ses
Institutions républicaines, a vos éminents Chefs dEtat et
de Gouvernement nos vifs et sincères remerciements pour la confiance
accordée au Bénin en le portant a la Présidence du Bureau de Coordination
des PMA.
Le
Bénin est pleinement conscient de limportance et de la portée
des défis a
relever
pour consolider la solidarité agissante et la cohésion interne du
groupe des PMA dans leur volonté politique affichée duvrer
ensemble a lélimination de la pauvreté et pour lavènement
dun ordre mondial globalisé plus juste.
Je
voudrais réaffirmer ici solennellement que la pauvreté, nest
pas une fatalité, la
pauvreté
est une situation inhérente au Système Economique et Commercial
International qui confine nos pays dans le simple rôle de pourvoyeurs
de matières premières et de produits de base rémunères au rabais.
Fermement résolus a combattre la corruption et la pauvreté,
les Gouvernements des PMA représentés a Cotonou avec lassistance
des Institutions Internationales qui soutiennent leurs efforts inlassables
de développement ont exprime publiquement leur volonté politique
de sorganiser méthodiquement pour sortir de la catégorie dans
laquelle leur héritage historique les a classés.
Pour donner a tous les peuples les possibilités dun
plain épanouissement par une maîtrise de leurs ressources et de
leurs potentialités, en parfaite harmonie avec les exigences de
la dignité humaine, il ne fait plus aucun doute que des changements
radicaux sont indispensables tant dans nos politiques et stratégies
nationales de développement que dans nos relations avec nos partenaires
décidés de nous accompagner dans notre légitime lutte contre la
pauvreté.
Cest avec ces mots dengagement et despoir
que je souhaite a tous nos hôtes, Surs et Frères, venus prendre
part à la 12ème Conférence Ministérielle de Cotonou, bon retour
dans leurs pays respectifs.
Je déclare clos les travaux de 12eme Conférence Ministérielle
des Pays les Moins Avances, des Pays Enclaves et des Petits Etats
Insulaires en Développement.
Vive la solidarité entre les PMA !
Vive la Coopération Internationale !
Je vous remercie.
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