Intervention par

MADAME L'INGENIEUR ALBINA ASSIS AFRICANO

MINISTRE DE L'INDUSTRIE, ANGOLA

 

GENEVE, 26-30/6/00

Monsieur le President,

Avec beaucoup de plaisir et de satisfaction, nous-nous sentons honorés en nous adressant à cette Session Spéciale de l'Assemblée Générale de l'ONU, consacrée à l'évaluation et au futur du Développement Social et aux engagements assumes à Copenhague. Qu'il nous soit permis de vous féliciter pour le travail excellent que vous êtes en train de réaliser à la présidence de cette auguste assemblée.


Monsieur le President,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,

Les défis auxquels fait face le développement social en Angola, lesquels découlent des engagements pris par 117 Chefs d'Etat et de Gouvernement au sommet mondial pour le développement social en 1995 sont incommensurables pour un pays comme l'Angola qui se démène pour mettre un terme à l'instabilité que le conflit militaire a provoqué ces dernières années.

Cela étant, notre Gouvernement a, dans le contexte de son action de gouvernence de cette année et celle de l'avenir, des tâches de nature éminemment sociale, qui visent à créer une situation favorable au démarrage de la lutte contre la crise économique.

Etant donné la situation que l'Angola est en train de vivre, on commence à réunir les conditions nécessaires pour que l'on procède à l'élaboration de différents diagnostics susceptibles de caractériser la dimension et la profondeur de la crise sociale. Nousnous débattons avec de graves problèmes des populations déplacées qui commencent à peine même à croire que le retour à leurs zones d'origine en toute sécurité est possible. Ces mouvements migratoires internes forces n'ont toujours pas facilité la prise de mesures visant à promouvoir la mise en oeuvre de nouvelles activités économiques, génératrices d'emplois integrant les couches sociales rurales et urbaines. Le grand défi de notre Gouvernement est en ce moment -ci, celui de combattre la pauvreté.


Monsieur le President,

  Comme on le sait, ce phénomène a des causes multiples et consiste en une importante parcelle du Produit Interne qui cesse d'être généré chaque année. Voilà pourquoi l'élaboration et l'implémentation des strategies d'éradication de la pauvreté s'imposent en tant que tâches prioritaires du Gouvernement. Ce processus a déjà démarré à la lumière du cadre actuel des événements. Des équipes nationales travaillant dans la collecte de l'information relevante pour l'abordage de ce problème ont été constituées en trois volets principaux, à savoir, des stratégies orientées vers l'augmentation de la productivité et de l'emploi, des strategies pour l'amélioration des conditions de vie des populations et des strategies pour l'augmentation des rendements.

II importe de souligner les programmes en cours, notamment celui de la concession de micro-credits aux femmes rurales et celui de la relance du secteur productif, tout en mettant en exergue le recent démarrage du Fonds du Développement Economique et Social destiné au secteur privé.

Le Gouvernement Angolais espère qu'avec la récente signature du protocole d'entente avec le Fonds Monétaire International visant à rétablir les équilibres macro-économiques fondamentaux, des conditions nécessaires pour un environnement économique stable, indispensable pour les décisions micro-économiques et pour la création de nouveaux emplois soient créées.

Parallèlement, des actions d'une certaine envergure ont été commencées dans le domaine de la formation et du recyclage des travailleurs employés et chômeurs, à fin de leur procurer des outils nécessaires pour l'augmentation du rendement familial. C'est avec cet objectif qu'un programme d'assistance aux petits artisans a été réalisé avec les Centres d'Emplois. Ainsi, des kits > d'ustensiles pour l'exécution d'activités professionnelles ont été distribués.

  Toujours soucieux de privilégier la rationalisation des ressources humaines à travers l'amélioration de la situation de l'éducation et de la santé, le Gouvernement a substantiellement augmenté cette année les ressources financières pour ces deux secteurs (Santé et Education) soit par des dépenses courantes, soit par des dépenses d'investissements visant à la réhabilitation des infrastructures sociales dont la plupart sont dégradées par le conflit militaire.


Monsieur le President,

  Comme vous le savez, l'effet immédiat de la guerre menée par le mouvement armé en Angola, est manifestement démontré par le numéro des déplacés internes existants au Pays. Conscient des effets néfastes d'ordre social et d'autres, auxquels font face les déplacés internes, le Gouvernement a conçu et mis en oeuvre un programme national d'urgence et d'assistance humanitaire avec deux objectifs intimement lies, notamment pour donner de l'aide d'urgence d'un côté et de l'autre côté pour réaliser des activités visant à intégrer des populations déplacées dans des activités destinées à leur intégration sociale à travers la distribution d'instruments de travail.

Pour compléter des actions découlant du programme national d'urgence et d'assistance humanitaire, le programme à travers lequel le Gouvernement se propose de concéder des microcrédits a démarré. Du haut de cette tribune nous saisissons cette occasion pour remercier tous les pays qui, de loin ou de près, nous manifestent leur solidarité et nous donnent de l'assistance humanitaire.

Monsieur le President,
Excellences,

A la fin du siècle dernier où la mondialisation a commencé à être une réalité, Copenhague a réuni les pays développés et le monde en développement, qui se sont engages à éradiquer la pauvreté de nos sociétés.

Loin de cet objectif néanmoins, nous sommes conscients que nous ne l'atteindrons qu'avec la coopération multiforme et l'aide publique au développement. En ce nouveau millenium, ces deux facteurs doivent être encourages dans nos relations.

C'est pour cela que notre Gouvernement réitère son soutient au principe selon lequel au moins 0,7 percent du produit interne brut (PIB) des pays développés doit être canalisé vers l'aide publique au développement.

Malgré les contraintes que l'Angola vit encore, c'est un pays qui est fermement engage à garantir l'accès de tout le Peuple aux services sociaux de base et réaffirme son attachement à l'initiative 20/20, tout en exhortant tous les pays à s'engager dans l'accomplissement de cet objectif.

Enfin, Monsieur le President, nous voudrions féliciter le Président du Comité Préparatoire et tous ses membres pour l'excellent travail réalisé pour la préparation de cette Session Extraordinaire de l'Assemblée Générale, car nous sommes convaincus que les objectifs fixes par cette auguste assemblée seront atteints, de manière qu'à la prochaine session chargée d'examiner les progrès réalisés à la suite de nouveaux engagements, beaucoup de délégations puissent présenter des rapports encourageants et comportant des résultats prometteurs visant à l'élimination de la pauvreté. Merci beaucoup Monsieur le President