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Secretary-General Ban Ki-moon

Statement

Secretary-General's remarks to the High-Level Meeting on the Central African Republic [Scroll down for French]

Brussels, Belgium, 2 April 2014

Thank you Mr. President for organizing this meeting on the Central African Republic.

A year has passed since the Central African Republic tumbled into a grave political, economic and humanitarian crisis.

The people of the Central African Republic need our support in a number of critical areas. It is our collective responsibility to respond.

First, security.  The situation remains highly volatile.   Killings, targeted attacks and other atrocious human rights violations continue in a context of total impunity.  Genocide was avoided in large measure because of the mass exodus of minorities to areas where they felt they were safe – with their own people.

I commend MISCA and the Sangaris forces for their efforts to restore peace and security. But they are under-resourced and overwhelmed.  Reinforcements are needed right away.  

Second, the Transitional Government needs help in getting police, judges, prison guards and others back on the job. The Head of State of the Transition President Catherine Samba-Panza is committed to restoring state authority.  But with no budget, her abilities are sharply constrained.  Funding for humanitarian aid is also falling short of the amounts needed and of pledges made, with only 20 per cent of the resources received.

Third, an inclusive political process is needed.  Community and religious leaders have an important role to play. The people of the CAR must see that accountability applies to all – that the rule of law matters no matter who they are or what they believe, from leaders to individual combatants.

Excellencies,

In the CAR, we have not made the difference that we promised we would make – to prevent the preventable. 

Now our challenge is to help them move forward and build. 

Today, with even modest support, we have the opportunity to reverse course and help ensure that the people of the CAR can enjoy the fruits of their country’s natural riches and re-establish the coexistence that has been their proud history.

Let us do our utmost to make that vision a reality.

Thank you.


LE SECRETAIRE GENERAL
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DISCOURS PRONONCE A LA REUNION DE HAUT NIVEAU SUR
LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Bruxelles, le 2 avril 2014


Merci Monsieur le President d’avoir organisé cette réunion sur la République centrafricaine.

Il y a un an que la République centrafricaine est entrée dans une grave crise politique, politque et humanitaire.

Les Centrafricains ont besoin de notre aide dans plusieurs domaines critiques. Nous avons la responsabilité collective de réagir.

Premièrement, parlons de la sécurité. La situation reste extrêmement instable. Les assassi-nats, les attaques ciblées et les odieuses violations des droits de l’homme se poursuivent et l’impunité est totale. Le génocide a été évité en grande part parce que les minorités ont fui en masse vers des zones où elles se sentaient en sécurité, entourées de leur peuple. 

Je félicite la MISCA et l’opération Sangaris de ce qu’elles font pour rétablir la paix et la sécurité. Mais elles manquent de ressources et sont débordées. Il leur faut des renforts, et tout de suite.

Deuxièmement, le Gouvernement de transition a besoin d’aide pour remettre au travail les policiers, les juges, le personnel pénitentiaire, etc. La Chef de l’État de la transition, la Presidente Catherine Samba-Panza, est déterminée à rétablir l’autorité de l’État. Mais sans budget, elle ne peut pas faire grand-chose. Les fonds disponibles pour l’aide humanitaire sont eux aussi en deçà des montants nécessaires et des contributions annoncées, puisque seules 20 % des ressources ont été reçues.

Troisièmement, un processus politique ouvert à tous s’impose. Les dirigeants locaux et les chefs religieux ont un rôle important à jouer.

Il faut que les Centrafricains voient que tous ceux qui ont commis des exactions doivent ré-pondre de leurs actes, sans exception; que l’état de droit s’applique à tous, qui qu'ils soient et quelles que soient leurs croyances, des dirigeants aux combattants.

Mesdames et Messieurs,

En République centrafricaine, nous n’avons pas été à la hauteur de nos promesses, nous n'avons pas évité l'évitable.

Maintenant, nous devons aider le pays à aller de l’avant et à se reconstruire.

  Aujourd’hui, même avec un appui modeste, nous pouvons inverser la tendance et faire en sorte que le peuple centrafricain jouisse des fruits des richesses naturelles du pays et rétablir la coexistence qui fait la fierté de l’histoire nationale.

Ensemble, faisons tout notre possible pour faire de cette ambition une réalité.

Je vous remercie.

[FIN]


Statements on 2 April 2014