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Secretary-General Ban Ki-moon

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Paris, France, 9 October 2012 - Secretary-General's video message for French Foreign Ministry Meeting on the Death Penalty

His Excellency, Laurent Fabius, Foreign Minister of France, Distinguished advocates, Esteemed representatives of non-governmental organizations,
Ladies and gentlemen,

People around the world have long demanded an end to capital punishment.

In 2007, the United Nations General Assembly advanced this cause by adopting its first resolution calling for a moratorium on the use of the death penalty.

Since that landmark vote, there has been a growing, global trend against capital punishment.

Today, some150 States have either abolished the death penalty or do not practice it.

The message for abolition is heard across legal systems, traditions, customs and religious backgrounds. It is heard in all regions.

I welcome this trend and encourage States who still cling to the death penalty to follow suit.

The death penalty is difficult to reconcile with human rights, including the right to life.  The taking of life is too absolute – too irreversible – for one human being to inflict it on another, even when backed by a legal process. There have been cases in countries with advanced legal systems where innocent people were put to death.

The death penalty invariably entails cruel, inhuman and degrading treatment.

Application of the death penalty tends to be discriminatory. The poor, the powerless and persons belonging to minority communities are executed in disproportionate numbers.

At the current session of the General Assembly, a new resolution on a moratorium will be discussed. I urge all States to support its adoption.  

I welcome France’s initiative to launch a global campaign. I hope it will help to reinforce the emerging consensus on abolition. 

The United Nations stands with you in doing all that we can to end to the death penalty.

Thank you.

*****

MESSAGE VIDÉO ADRESSÉ À LA RÉUNION SUR LA PEINE DE MORT ORGANISÉE PAR LE MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE LA FRANCE
Paris, le 9 octobre 2012

Monsieur le Ministre des affaires étrangères, Monsieur Laurent Fabius,
Mesdames et Messieurs,

Depuis longtemps, des gens du monde entier demandent que la peine de mort soit supprimée.

En 2007, l’Assemblée générale des Nations Unies est venue se joindre à eux en demandant un moratoire sur l’application de la peine capitale.

Depuis l’adoption de cette résolution historique, le mouvement mondial d’opposition à la peine de mort ne fait que grandir.

Aujourd’hui, quelque 150 États ont aboli la peine de mort ou renoncé à l’appliquer.

L’appel à l’abolition retentit de toutes parts, tous régimes juridiques, toutes traditions et toutes religions confondus. Il retentit dans toutes les régions.

Je m’en réjouis, et engage tous les États à suivre le mouvement.

La peine capitale est difficilement compatible avec les droits de l’homme, dont le droit à la vie. La mort est trop absolue, trop irréversible, pour qu’un être humain la donne à un autre, même dans le cadre d’une procédure légale. Sans compter que, même dans des pays juridiquement avancés, des innocents sont parfois mis à mort.

Dans tous les cas, la peine de mort est un traitement cruel, inhumain et dégradant.

Elle a un côté discriminatoire puisque les pauvres, les démunis et les membres de minorités sont exécutés en plus grand nombre.

L’Assemblée générale s’apprête à examiner une nouvelle résolution sur l’adoption d’un moratoire. J’engage vivement tous les États à se prononcer en sa faveur.

Je me félicite que la France ait décidé de lancer une campagne mondiale, qui viendra, je l’espère, élargir le consensus naissant.

Comme vous, l’ONU entend tout faire pour que la peine de mort disparaisse.

Merci.


Statements on 9 October 2012