A propos du Bureau

Le Bureau du Représentant spécial du Secrétaire général sur la violence sexuelle dans les conflits  (RSSG-SVC) agit à titre de porte-parole de l’Organisation des Nations Unies et de défenseur politique sur la violence sexuelle liée aux conflits, ainsi qu’en tant que président du réseau Action de l’ONU contre la violence sexuelle dans les conflits.

Le bureau a été créé par la résolution du Conseil de sécurité 1888 (2009), l’un dans une série des résolutions reconnaissant l’impact néfaste de la violence sexuelle dans les conflits sur les communautés, et a reconnu que ce crime sape les efforts de paix et sécurité et de reconstruction une fois le conflit a terminé. Ces résolutions signalent un changement dans la façon dont la communauté internationale perçoit et traite la violence sexuelle liée aux conflits. Il n’est plus un sous-produit inévitable de la guerre, mais plutôt un crime évitable et punissable en vertu du droit  international des droits humains.

En avril 2010, le premier Représentant spécial, Margot Wallstörm de la Suède, créa le Bureau et a servi de porte-parole de l’Organisation des Nations Unies et un défenseur politique à ce sujet. Elle définit cinq priorités pour le mandat.

En septembre 2012, Zainab Hawa Bangura du Sierra Leone repris le rôle de Représentant spécial de la Secrétaire général sur la violence sexuelle dans les conflits et ajoute une autre priorité.

Les six priorités du Bureau sont:

  • de mettre fin à l’impunité pour la violence sexuelle dans les conflits en aidant les autorités nationales à renforcer la responsabilité pénale, réactivité aux survivants, et la capacité judiciaire;
  • la protection et l’autonomisation des civils qui font face à la violence sexuelle dans les conflits, en particulier les femmes et filles qui sont ciblées de façon disproportionnée par ce crime;
  • de mobiliser l’appropriation politique en favorisant l’engagement du gouvernement dans l’élaboration et la mise en oeuvre des stratégies pour lutter contre la violence sexuelle;
  • d’accroître la reconnaissance du viol en tant que tactique et conséquence de la guerre à  travers des activités de sensibilisation aux niveaux international et national;
  • d’harmoniser la réponse de l’ONU en guidant l’action de l’ONU contre la violence sexuelle dans les conflits, un réseau des points focaux de 13 agences des Nations Unies qui amplifient la programmation et le plaidoyer sur cette question dans l’agenda général de l’ONU;
  • de mettre l’accent sur une plus grande appropriation nationale.

Le Bureau dispose de huit pays prioritaires: la Bosnie-Herzégovine, la République centrafricaine (RCA), la Colombie, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo (RDC), le Libéria, le Soudan du Sud et le Soudan. Bien que six des huit pays prioritaires se trouvent en Afrique, ce problème est très répandu et le Bureau du Représentant spécial est engagé sur cette question en Asie et dans le Pacifique (Cambodge pour les cas residuels de la période khmère rouge) et le Moyen-Orient (Syrie).