l’application des résolution 1960

Informations sur les progrès réalisés dans l’application des arrangements de suivi, d’analyse et de communication de l’information établis au titre de la résolution 1960 (2010) du Conseil de sécurité

Afin de pouvoir agir en s’appuyant sur les faits, le système des Nations Unies continue de mettre l’accent sur la création de dispositifs de suivi, d’analyse et de communication de l’information sur la violence sexuelle liée aux conflits, conformément aux directives provisoires adressées aux missions politiques et de maintien de la paix et aux équipes de pays des Nations Unies. L’établissement de dispositifs de suivi, d’analyse et de communication de l’information prend en considération les arrangements existants au niveau opérationnel et sur le terrain en matière de coordination, comme ceux du Groupe de la protection et du sous-groupe de la violence sexiste, des groupes de travail sur la protection des civils, et des mécanismes de suivi et d’établissement de rapports sur les graves violations commises contre des enfants. Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme a récemment élaboré et piloté un programme de formation sur la surveillance et l’investigation dans le domaine de la violence sexuelle liée aux conflits à l’intention des spécialistes des droits de l’homme et autres agents concernés des missions et équipes de pays. L’accent continue d’être mis sur le renforcement de la collaboration entre les entités chargées des questions humanitaires (y compris les prestataires de services) et les organismes des Nations Unies d’une part, et les missions politiques et de maintien de la paix d’autre part, dans le cadre de mécanismes de coordination appropriés.

Au sein des missions politiques et de maintien de la paix, il faut disposer d’une capacité spécifique constituée par les conseillers pour la protection des femmes, afin de faciliter et de coordonner l’application des résolutions du Conseil de sécurité relatives à la violence sexuelle liée aux conflits. Au Soudan du Sud, neuf postes de conseiller pour la protection des femmes ont été inscrits au budget de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud; sept conseillers sont déjà en poste. En République démocratique du Congo, des fonds extrabudgétaires ont été fournis par le fonds d’affectation spéciale pluripartenaires pour la Campagne des Nations Unies contre la violence sexuelle en temps de conflit pour financer un poste de conseiller pour la protection des droits des femmes à affecter à la MONUSCO pour une période de 12 mois. Des fonds de la Campagne des Nations Unies ont aussi été alloués à deux postes de conseiller pour la protection des femmes à affecter à l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire pendant un an, ainsi qu’à un conseiller pour la protection des femmes à affecter au Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine. Néanmoins, ce type de financement a vocation à servir de catalyseur, et il est donc indispensable que les missions des Nations Unies inscrivent des postes de conseiller pour la protection des femmes dans les prochains budgets et que les États Membres appuient l’inscription de ces postes lors de l’examen et de l’approbation des budgets. Outre les pays susmentionnés, la situation existant en Libye, au Mali, en République arabe syrienne et en Somalie rend nécessaire l’affectation d’urgence de conseillers pour la protection des femmes dans les équipes et missions de collecte d’informations.