3ième partie:

SITUATION ET ACTIONS SPÉCIFIQUES

4.1. CAS GRAVES ET URGENTS

4.1.1 Dans les cas graves et urgents (émeute, manifestation, exécution arbitraire, personne en danger d'être exécutée, blessé grave, disparition forcée avérée...), le coordonnateur départemental doit informer immédiatement la DDH (cf ci-dessus, règle 3.1.1.2), laquelle prendra une décision ou conseillera sur l'action à entreprendre.

4.1.2 Toutefois il peut arriver que la communication ne soit pas immédiatement possible, ni avec le siège de la Mission, ni même avec le coordonnateur. Tout en restant dans le cadre du mandat, les observateurs devront alors prendre les mesures et faire les démarches nécessaires pour tenter d'éviter aux victimes des préjudices irrémédiables. Ils devront en particulier intervenir auprès des autorités compétentes pour qu'elles prennent des mesures urgentes afin d'éviter que n'ait lieu, que ne se prolonge ou que ne s'aggrave la violation des droits de l'homme.

4.2 MANIFESTATIONS (ET REUNIONS PUBLIQUES) 4.2.l Le mandat de la Mission et les manifestations.
La Mission doit veiller au respect des libertés de réunion et d'association pacifiques. Elle ne doit ni encourager ni décourager les personnes qui exprimeraient leur intention ou leur volonté de tenir une réunion ou de former une association pacifique.

Les termes de référence de la Mission ne mentionnent pas les manifestations et il n'existe pas dans les déclarations et conventions internationales pour les droits de l'homme d'éléments susceptibles d'orienter le comportement et l'action des observateurs en ce domaine, La Mission a donc établi ses propres règles à partir de sa propre expérience.

4.2.2 Règles générales:

4.2.3 Règles particulières pour avant la manifestation

4.2.4 Règles particulières pour le jour de la manifestation

4.2.5 Rapport

4.2.6 Suivi

4.3 DÉTENUS ET PRISONS 4.3.1 Le Mandat de la Mission et la situation carcérale

4.3.2 Objectifs prioritaires

Sur la base de cette interprétation de son mandat et d'une première évaluation de la situation carcérale en Haïti, la Mission considère comme figurant parmi ses principaux objectifs, dans l'ordre des priorités :

4.3.3 Les visites globales

4.3.4 Les visites ponctuelles

4.4 RÉFUGIÉS INTERNES (PERSONNES DÉPLACÉES)

4.5 DEMANDEURS D'ASILE La Mission ne doit ni encourager ni décourager les candidats à l'émigration. Les observateurs contactés par des personnes vivant dans la clandestinité et désireuses de quitter le pays doivent:

4.6. AIDE MÉDICALE Dans le cas où une victime de violation des droits de l'homme nécessite l'établissement d'un certificat médical ou l'octroi de soins médicaux en relation avec les sévices qui lui ont été infligés

4.6.2 Les cas de blessés graves

4.7 AIDE LÉGALE

4.8 AUTRES FORMES D'AIDE HUMANITAIRE

4.9 VIOLENCES GÉNÉRALISÉES ET CONFRONTATIONS VIOLENTES

4.9.5 Dans ces trois cas, la Mission civile sera amenée, au niveau de sa direction et éventuellement au niveau des coordinations départementales, à:

4.9.6 Dans le premier des cas considérés (confrontations violentes entre des forces de l'ordre et des civils), les observateurs des droits de l'homme devront mener une enquête approfondie en suivant les orientations et directives du Manuel.

4.9.7 Dans le cas d'actions violentes de civils contre des agents de la puissance publique ou affrontements violents entre secteurs de la population civile, les observateurs recueilleront toutes les informations qui leur seront procurées et les transmettront à la Division des droits de l'homme. Les personnes qui souhaitent communiquer de telles informations aux observateurs doivent être accueillies et écoutées. S'il s'avère qu'effectivement les autorités ne sont ni auteurs ni instigateurs de ces violences, les observateurs doivent s'en tenir à ces tâches: recueillir l'information et la transmettre à la DDH, laquelle décidera s'il est nécessaire d'approfondir l'enquête. Dans les cas douteux, l'équipe départementale consultera également la DDH

4.9.8 Dans tous les cas ci-dessus la DDH doit être informée immédiatement.

4.9.9 Dans l'éventualité du déploiement d'une mission internationale d'assistance à la police, l'équipe départementale de la Mission civile informera également de telles actions ou situations l'équipe des observateurs de police correspondante. Mais aucune initiative ou action conjointe ne sera décidée et entreprise sans consultation et accord de la DDH.

4.9.10 Toutes les situations considérées demandent une application stricte des consignes de sécurité. Les observateurs devront faire preuve de prudence, de sang-froid et de discernement.

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