PROGRAMME
SÉMINAIRES DE FORMATION DES FORMATEURS
Novembre 1994.
LES SÉMINAIRES DE FORMATION DES FORMATEURS HAÏTIENS SUR L'EDUCATION AUX DROITS DE L'HOMME ET L'EDUCATION CIVIQUE SONT
ORGANISÉS PAR LA MISSION CIVILE INTERNATIONALE EN HAÏTI (MICIVIH,
OEA/ONU) ET ANIMÉS PAR LE CABINET DE CONSULTANTS FERNANDEZ ET
ASSOCIÉS (CCFA) DEPUIS NOVEMBRE 1994.
OBJECTIFS DU SÉMINAIRE
Promouvoir la protection et la défense des droits civils et politiques fondamentaux
de la personne afin de contribuer au développement d'une société basée sur des
principes civiques, constitutionnels, et démocratiques.
Sensibiliser le grand public sur la problématique des droits de l'homme en
réaffirmant l'importance de l'Etat de Droit, et l'existence des principes et des
mécanismes de protection des droits appliqués à tous.
PUBLIC - CIBLE
Les élus locaux (CASEC, Maires), les différentes Organisations Non Gouvernementales
locales, les Juges, la Police Nationale Haïtienne.
THÈMES TRAITES
- Techniques d'Animation
- La Constitution du 29 Mars 1987
- Le Système Judiciaire
Les différents tribunaux et leur compétence
Les différents types de mandats et les officiers
judiciaires compétents chargés de les délivrer
Coup d'oeil sur le système pénitentiaire Haïtien
Le rôle de la police a l'intérieur d'une structure
démocratique (force et faiblesse de la PNH)
- La responsabilité de l'Etat: Droit et Devoir du Citoyen
- Relations existant entre Gouvernants et Gouvernés
- Loi portant organisation de la Collectivité Territoriale et
de Section Communale
- La participation des Citoyens dans le Gouvernement local
- La planification de séminaires dans différentes localités.
MÉTHODOLOGIE
L'approche méthodologique prioritaire est celle de l'Education participative où les participants sont sujets de l'Enseignement à travers des techniques pédagogiques telles:
jeu de rôle, étude de cas, dynamique de groupe etc...
(En créole)
Première journée
| KI TEM | KI JOU/KI LE | OBJEKTIF |
| 1- Teknik Animasyon | Premye jou: 9:30-10:00 | Pèmèt patisipan yo familyarize ak metód ki itilize nan fè fomasyon granmoun |
| 2- konstitisyon mas 87 la | Premye jou: 10:00-10:30 | Pèmèt patisipan yo konprann visyon konstitisyon an sou mód pouvwa sitwayen yo genyen nan konteks listwa pèp Ayisyen |
| 3- Sistèm Jidisyè ak wol lapolis. Travay ak gwoup. | Premye jou: 10:30-12:30 | Pèmèt patisipan yo konprann wol pouvwa jidisye ak fonksyonman lajistis |
| DÉJEUNER | Premye jou:12:30-13:30 | |
| 4- Reskonsabilite leta, Dwa ak Devwa chak Ayisyen | Premye jou: 13:30-15:00 | Pèmèt Patisipan yo konprann ki kalte reskonsabilite leta dapre dwa fondamantal sitwayen epi touche lonje dwèt sou devwa chak sitwayen. |
| 5-Relasyon Gouvenan ak gouvène | Premye jou:15:00-17:00 | Ede patisipan yo dekouvri fom relasyon gouvenan ak gouvene ki nesese daprè Pouvwa desizyonel konsitisyon an bay sitwayen yo. |
Deuxième journée
| 6. Resolisyon pasifik konfli. Travay ak gwoup yo | Dezyem jou: 9:00-12:00 | Ede patisipan yo konprann diferan fason ki genyen pou kakap rezoud konfli nan manye pasifik, san vyolans. |
| Déjeuner | Dezyem jou: 12:00-13:00 | |
| 7. Patisipasyon sitwayen nan gouvenman lokal la. | Dezyem jou: 13:30-15:30 | Pèmet patisipan yo konprann ki fom patisipan yo ka pran apati de definisyon dekonsantrasyon ak desantralizasyon. |
| 8. Planifikasyon seminè nan lokalite yo | Dezyem jou: 15:30-16:30 | Pèmèt patisipan yo planifye seminè yo byen san melanje wol ak reskonsabilite chak moun. |
| Evalyasyon ak konklisyon | 16:30-17:00 |
PROGRAMME DE FORMATION ET RÉSUME SUR LA LOI PORTANT A
L'ORGANISATION DE LA COLLECTIVITÉ TERRITORIALE ET DES SECTIONS
COMMUNALES. EN FRANÇAIS, SEPTEMBRE 1995.
PROGRAMME ET RÉSUME
DE LA COLLECTIVITÉ TERRITORIALE ET DES SECTIONS COMMUNALES
SEPTEMBRE 1995
A- Travail de groupe
A.1 CONSTITUTION DE MARS 1987/ La première série de travail de groupe est axée sur des articles de la Constitution de Mars 1987 ayant rapport directement avec les collectivités Territoriales. Car il est important pour les participants de savoir ce que la constitution dit au sujet des Collectivités, une manière aussi pour eux de discuter entre eux des avantages offerts par la constitution aux Sections et Communes. L'interaction qui se dégage lors des plénières laisse augurer d'un climat démocratique allant jusqu'à la prise en charge effective de la "chose publique" en dépit de l'absence de moyens adéquats leur permettant de résoudre l'équation:
A.2 COLLECTIVITÉ TERRITORIALE: SECTION COMMUNALE
A.3 DES ATTRIBUTIONS DE L'ASSEMBLÉE DE SECTION COMMUNALE
(ASEC)
Les petits groupes travaillant généralement sur cette partie composés en majorité de CASEC expriment une certaine inquiétude quant aux attributions de l'ASEC à savoir selon eux la loi donne le plein pouvoir à une entité à venir et ne prévoit pas des moyens de contraindre des membres de l'ASEC- qui ne seraient pas issus de la même formation politique que les CASECS- à remplir les tâches assignées à eux par la loi. Cependant les CASEC reconnaissent la nécessité pour leur Section Communale d'entreprendre de véritables activités de Développement Communautaire, arguant même qu'un tel processus ne saurait être enclenché sans la mise sur pied des Assemblées de Section Communale (ASEC)
A.4 DES ATTRIBUTIONS DU CASEC
DES ATTRIBUTIONS DU PRÉSIDENT DU CASEC
Les participants au séminaire de la MICIVIH sont indistinctement concernés par cette partie de la loi car ils seront touchés de près ou de loin en tant qu'acteurs évoluant dans une même communauté. Ces différentes attributions soulevant des discussions passionnantes permettant de corriger certaines erreurs commises dans le passé qui sont le résultat d'une méconnaissance voire d'une totale ignorance de la majorité des CASEC en ce qui a trait à leur rôle véritable et fondamental dans les Sections Communales.
Les participants les plus concernés, en l'occurrence les CASEC confondent le plus souvent réalité
et légalité. Les discussions abondent au moment de débattre de la question "arrestation", à la
question posée "Les CASEC, hormis les cas de flagrant délit peuvent-ils procéder à l'arrestation
d'un inculpé?" les avis sont très partagés. Nombreux reconnaissent qu'il revient à la Police
Nationale d'Haïti (PNH) d'exécuter une telle besogne et que leur tâche spécifique est de travailler
au développement de la section. Certains affirment cependant qu'il est de leur devoir de satisfaire
la population qui a été aux urnes les élire, pour cela ils procèdent à des arrestations à n'importe
quel moment du jour et de la nuit et entreprennent même des démarches par devant des autorités
compétentes pour se munir de moyens adéquats (paire de menottes, fusil 12, etc..) pour être plus
efficace. Pis encore, ils se confortent dans une telle situation quand les juges de paix ou des
membres de la PNH leur demandent de les amener un ou des individus ayant des comptes à rendre
à la justice.
De tels débats se soldent toujours par ces précisions, le CASEC à pour mission essentielle de << Veiller à ce que la loi soit appliquée dans les cas d'arrestation ou de détention dans la Section. S'assurer que les droits des citoyens sont protégés.
Dresser un rapport aux autorités compétentes >> (Art. 19.17) Sauf dans les cas prévus par la
loi (flagrant délit) le CASEC n'est nullement autorisé à se substituer à la PNH, la seule institution
habilitée à remplir une telle fonction à savoir procéder à l'appréhension et à l'arrestation des
suspects et inculpés.
A.5 DISPOSITIONS TRANSITOIRES DE L'ASEC
Les participants remettent en question le recensement général du nombre d'Haïtiens vivant dans les Sections, Communes et Départements. Ils discutent entre eux pour mieux comprendre la notion d'habitations stipulée à l'Art. 36: <<Les différents membres d'une Assemblée de Section Communale donnée doivent provenir obligatoirement d'habitations ou de regroupements d'habitation différents d'une même Section Communale>>.
Ils réalisent dans des séances de simulation le déroulement de l'élection de l'ASEC, ce qui leur
permet de voir les contributions personnels et collectives à apporter pour le bon déroulement d'un
tel processus.
En guise de conclusion, les participants recommandent l'exécution des prescrits de l'Art. 42: << Le Gouvernement s'assurera de la plus large diffusion en créole et en français de la présente loi par tous les moyens. Copie sera remise aux membres des CASEC et ASEC après promulgation>>.
Ils souhaiteraient la réalisation de séances de formation pour les éventuels membres de l'ASEC
et une campagne de sensibilisation au sein de la population pour qu'elle puise être informée de
l'impérieuse nécessité d'élire ses représentants directs, capable de défendre les intérêts immédiats
de la Section et par voie de conséquence ceux des différentes localités qui la composent.
I. BUT
Ce séminaire vise à renforcer la capacité des animatrices des organisations féminines pour
travailler en faveur du respect des droits fondamentaux de la femme haïtienne par une meilleure
connaissance de leurs droits.
II. OBJECTIFS GÉNÉRAUX
- Réfléchir sur les droits fondamentaux de la femme haïtienne.
- Encourager l'application des lois, accords et conventions relatives aux droits de la femme.
III. OBJECTIFS SPÉCIFIQUES
-Identifier dans la législation haïtienne les lois discriminatoires.
-Renforcer les capacités des formatrices dans le domaine des droits de la femme.
-Identifier les lois garantissant les droits fondamentaux de la femme.
- Déterminer les mécanismes institutionnels favorisant la défense des droits de la femme.
- Sensibiliser les femmes au problème de l'application des conventions, traités et accords
ratifiés par l'Etat Haïtien relatifs aux droits de la femme, notamment: les Conventions de Copenhague
et de Belem Do Para.
IV- PROGRAMME DE FORMATION.
- Durée de chacune des sessions: 2 jours
- Nombre de sessions: 4
- Nombre de participants par session: 20
PREMIÈRE JOURNÉE:
9:00 - 9.30 : Ouverture de la rencontre.
Propos de bienvenue.
Présentation de la MICIVIH.
Présentation des objectifs et du programme du séminaire.
Explication de la méthodologie participative.
9:30 - 10:00: Exposé # 1
Les droits de la femme à travers la législation haïtienne.
10:00 - 10:15: Pause - café.
10:15 - 10:45: Ateliers: Identification et analyse des lois et articles traitant de la condition
féminine: Chercher les avantages, les garanties et/ou les discriminations dans
les textes.
10:45 - 12:00: Plénière: Exposé de chaque groupe et commentaires.
12:00 - 13:00: DÉJEUNER
13:00 - 13:15: Exercices d'échauffement.
13:15 - 14.00 : Exposé # 2
Les lacunes de la législation haïtienne en matière des droits des femmes.
14:00 - 15:00: Ateliers:
Identification des lois discriminatoires et propositions des changements.
Technique: Etude de cas: analyse et commentaires des participants.
15:00 - 15:15: Pause-café.
15:15 - 16:30: Plénière / Débat
16:30 - 17:00: Evaluation de la journée.
9:00 - 9:30: Exercice d'échauffement
Consolidation des contenus de la journée précédente
9:30 - 10:00: Exposé- dialogue # 1:
Le problème de la violence contre la femme.
Les différents types de violence.
10:00 - 10:15: Pause café
10:15 - 11.00: Ateliers: Jeux de rôle: différents scénarios de violence contre la femme.
11:00 - 12:00: Plénière: représentation de chaque groupe et réflexion autour des conventions
de Copenhague et de Belem Do Para.
12:00 - 13.00: DÉJEUNER
13:00 - 13:30: Vidéo "Violence contre les Femmes".
Commentaires des participants.
13.30 - 13:45: Exercice d'échauffement.
13:45 - 14.15: Exposé-Dialogue # 2:
Les mécanismes institutionnels favorisant la défense des droits de la femme en
cas de violence.
14:15 - 15:00: Atelier: Etude des cas:
Analyse des actions à entreprendre par des institutions et organisations
haïtiennes et/ou étrangères travaillant dans le domaine.
15:00 - 16:30: Plénière
16:30 - 17:00: Evaluation du Séminaire.
IIEME SESSION
IIIEME SESSION
IVEME SESSION 12 - 13 juin
17 - 18 juin
26 - 27 juin
3 - 4 juillet Gonaives
Port-au-Prince
Jacmel
PROGRAMME DE SÉMINAIRE SUR LA PRÉVENTION DE LA VIOLENCE
CONTRE LES FEMMES
Février 1997.
8:45 - 9:00 Vidéo sur la violence contre les femmes.
9:00 - 9:20 Définition des différents types de violence perpétrés contre les femmes
après les définitions, donner des exemples concrets dans les divers domaines:
-violence domestique
-harcèlement sexuel
-violence politique,
-violence sociale et économique
Méthode : Discussion participative
9:00-10:00 Les effets et conséquences de la violence subies par la femme et les enfants.
Les réactions: 1) fuite, 2) escalade, 3) dérivation, 4) auto-agression.
Méthode: Dialogue avec exemples.
10:00-10:15 Pause-café
10:15-10:30 Explication et planification du 1er.Travail en groupes
Les participants sont répartis en quatre sous groupes. Chacun des groupes prépare
une piécette de théâtre sur des thèmes se rapportant à la violence contre la femme.
Par le biais d'un jeux de rôle, de cinq minutes, présenter les acteurs différents impliqués dans une situation de violence choisie. Le sketch doit montrer deux phases: (1) le moment de la violence et la suite à la violence que les acteurs donneraient habituellement.
10:45-11:30 Présentation de sketches de chaque groupe de participants
Lors de la présentation de chaque sketch par un groupe, les autres participants se
constituent en plénière pour analyser les messages portés dans la piécette présentée
11:30 - 12:00 Attitudes préventives face à la violence conjugale ou dans les relations inter-
personnels. Méthode: exposé.
(i) La calme et la renonciation à la violence
(ii) La écoute active et la renonciation à la violence.
(iii) L'invitation au dialogue non-violent
(iv) Aide d'une tierce personne neutre et fiable. But: Empêcher l'escalade et
sortir du pattern.
12:30-14:00 Pause déjeuner
14:00-14:15 Travail en groupe No. 2 :
Mise en scène à travers des exercices des situations qui favorisent le dialogue.
Exercices:
(I ) Perception d'une réalité.
(ii) Ecoute active.
14:15-14:45 Commentaires de tous les participants.
14:45-15:00 Présentation des Conditions du recours légal d'après les lois pénales en
Haïti.
IERE SESSION
Port-au-Prince
15:15-16:00 Travail en groupe No. 3 sur les recours légaux.
Méthode de discussion contrôlée et guidée avec supports pédagogiques. Les
participants peuvent travailler en deux ou quatre groupes.
Chaque groupe reçoit un cas traitant une situation de violence contre une femme. La
recherche de chacun de groupes fera l'objet d'un bref exposé en plénière.
16:00-16:30 Rôle des organisations des Femmes, de la Police Nationale d'Haïti et des
individus pour contrer la violence faite aux femmes.
Les participants en débat libre donnent leur impressions , points de vue et suggestions.
Pour ce travail la technique la plus indiquée pour les meilleurs résultats serait celle de
"brasser l'idée".
16:30-17:00 Evaluation du séminaire.